Erythroxylum mannii (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
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Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Médicinal
Bois d'œuvre
Bois de feu


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, rameau en fleurs ; 3, fleur ; 4, rameau avec fruit. Redessiné et adapté par W. Wessel-Brand
tronc
tranche
feuilles
pousse
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Erythroxylum mannii Oliv.


Protologue: Fl. trop. Afr. 1: 274 (1868).
Famille: Erythroxylaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 24

Origine et répartition géographique

Erythroxylum mannii est présent de la Guinée et de la Sierra Leone jusqu’au Gabon et en R.D. du Congo.

Usages

Le bois d’Erythroxylum mannii, vendu en tant que “landa”, est employé pour la confection de mobilier et en ébénisterie, malgré des “taches médullaires”, petites stries ou taches foncées présentes à la surface des planches provoquées par les larves de minuscules mouches, qui risquent de le rendre inesthétique. Les grumes servent traditionnellement à fabriquer des pirogues monoxyles. Le bois convient pour la construction, la parqueterie, la menuiserie, les boiseries intérieures, les étais de mines, la construction navale, les jouets, les articles de fantaisie, les crosses de fusil, les caisses et les cageots, les cuves, les égouttoirs, le tournage, la sculpture, les placages et le contreplaqué. C’est un bon bois de feu.

En Côte d’Ivoire, on utilise une préparation à base d’écorce en massage contre les douleurs de poitrine pleurétiques. La décoction de rameaux feuillés est réputée soigner la fièvre.

Production et commerce international

De très petites quantités de “landa” sont commercialisées au niveau international. Le Cameroun a exporté 125 m³ de sciages en 2003. Au Liberia, le bois d’Erythroxylum mannii est classé comme bois d’œuvre commercial de seconde catégorie.

Propriétés

Le bois de cœur, rose à brun rougeâtre pâle, fonce à l’exposition, et ne se distingue pas nettement de l’aubier de 6 cm de large et de couleur blanchâtre ou grisâtre. Le fil est droit à ondulé ou contrefil, le grain fin et généralement régulier. Des dessins en forme de rayures ou de marbrures sectionnées sont assez fréquents et de nombreuses taches médullaires de 2,5–5 cm de long peuvent apparaître. C’est un bois moyennement lourd, avec une densité de 630–700 kg/m³ à 12% d’humidité, et moyennement dur. Il sèche à l’air rapidement, avec peu de risque de gerces superficielles ou de détériorations. Les taux de retrait sont modérés, de l’état vert à anhydre ils sont de 3,5–4% dans le sens radial et de 5,8–9,6% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est modérément stable à instable en service.

A 12% d’humidité, le module de rupture est de 91–134 N/mm², le module d’élasticité de 11 270–14 010 N/mm², la compression axiale de 51–57 N/mm², le cisaillement de 7,5 N/mm², le fendage de 15–19 N/mm, la dureté Janka de flanc de 4580 N et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 2,1–3,3.

Le bois se scie et se travaille bien tant à la main qu’à la machine, et émousse normalement les dents de scie et les lames de coupe. Il se rabote bien malgré la présence de fil ondulé ou de contrefil, mais il lui arrive d’être cassant. Il tient bien les clous et les vis. Les caractéristiques de moulurage sont bonnes, de même que celles de collage, de polissage, de peinture et de cirage. Il se prête au tranchage et au déroulage. Le bois de cœur est modérément durable, car il est assez sensible aux infections cryptogamiques mais assez résistant aux attaques des termites. Le bois de cœur est rebelle à l’imprégnation avec des produits de conservation, contrairement à l’aubier qui l’est moyennement.

Le bois contient 37% de cellulose, 31% de lignine, 20% de pentosanes, 0,5% de cendres et 0,03% de silice. La solubilité est de 6,9% dans l’alcool-benzène, de 1,7% dans l’eau chaude et de 18,5% dans une solution de NaOH à 1%.

Falsifications et succédanés

Le bois d’Erythroxylum mannii n’est pas sans rappeler celui de Guarea spp.

Description

  • Arbre de taille moyenne atteignant 25(–30) m de haut, caducifolié ; fût dépourvu de branches sur 15(–18) m, droit et cylindrique, jusqu’à 100(–140) cm de diamètre, parfois légèrement cannelé à la base ; surface de l’écorce fissurée et écailleuse, grisâtre, écorce interne tendre, fibreuse, composée d’une couche rosée à l’extérieur et d’une couche blanc jaunâtre à l’intérieur, devenant rapidement brune à l’exposition ; cime ouverte et aplatie, pourvue de quelques branches principales étalées ; rameaux aplatis, à lenticelles.
  • Feuilles alternes, simples et entières, rougeâtres lorsque très jeunes ; stipules soudées à la base, triangulaires, d’environ 1 mm de long, persistantes ; pétiole de 0,5–1 cm de long ; limbe obovale à elliptique, de 3–12 cm × 1,5–4,5 cm, cunéiforme à la base, arrondi ou faiblement émarginé à l’apex, papyracé, glabre, pennatinervé à jusqu’à 20 paires de nervures latérales, présentant souvent une ligne discrète en forme de veine de part et d’autre de la nervure médiane.
  • Inflorescence : fascicule axillaire, à 5–8 fleurs.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, blanches ; pédicelle mince, de 0,5–1 cm de long ; sépales soudés à la base, triangulaires, de 1–2 mm × 1 mm ; pétales libres, oblongs, atteignant 5 mm de long, à court onglet à la base et à appendice nectarifère à la base à l’intérieur ; étamines 10, soudées à la base, de 3–5 mm de long ; ovaire supère, obovoïde, d’environ 1,5 mm de long, 3-loculaire, styles 3, soudés sur plus de la moitié de leur longueur, stigmates capités.
  • Fruit : drupe oblongue à ovoïde d’environ 1 cm de long, rouge à maturité, noyau 3-loculaire mais ne contenant qu’une seule graine.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 3–3,5 cm de long, épicotyle de 6–7 mm de long, glabre ; cotylédons foliacés, étroitement oblongs, d’environ 2 cm de long ; premières feuilles opposées.

Autres données botaniques

Le genre Erythroxylum comprend environ 200 espèces présentes dans toutes les régions tropicales, dont la plupart en Amérique du Sud. Erythroxylum coca Lam. est très connu comme source des feuilles de coca et de la cocaïne. L’Afrique tropicale compte une dizaine d’espèces.

Erythroxylum fischeri

Erythroxylum fischeri Engl. est un arbuste ou un arbre de taille petite à moyenne atteignant 18 m de haut, fortement ramifié, sempervirent, à fût droit mesurant jusqu’à 60 cm de diamètre. On le trouve dans la forêt sempervirente, la ripisylve et dans les fourrés jusqu’à 1350 m d’altitude en R.D. du Congo et depuis le sud du Soudan et l’ouest de l’Ethiopie vers le sud jusqu’en Tanzanie. Son bois, dur et durable, est employé dans la construction d’habitations sous la forme de poteaux et pour la confection d’ustensiles tels que les cuillères. Il convient comme arbre ornemental des jardins ou comme plante en pot, et en Ethiopie les feuilles sont utilisées comme fourrage pour les chèvres. L’exsudat gommeux sert de colle et entre dans la préparation de médicaments.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; (10 : vaisseaux accolés radialement par 4 ou plus) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : (76 : parenchyme axial en cellules isolées) ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; (106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées) ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 113 : présence de cellules des rayons avec parois disjointes ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(E.A. Obeng, P.E. Gasson & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Erythroxylum mannii est considéré comme une espèce pionnière. En Guinée, au Ghana et au Gabon on a constaté que les gaules étaient communes dans la forêt perturbée. Les jeunes individus ont une croissance rapide ; en Guinée, ils ont atteint environ 12 m de haut et leur fût 11 cm de diamètre 6 ans après avoir été plantés dans un endroit dégagé contre environ 7 m de haut dans le sous-étage de la forêt perturbée. La mortalité a été faible, moins de 9% 6 ans après la plantation. Au Ghana, de jeunes sujets auraient atteint 20 m de haut et leur fût 15 cm de diamètre sur des chemins forestiers de 4 ans. En forêt naturelle ivoirienne, on a enregistré une croissance annuelle moyenne en diamètre de 3,5 mm sur une période de 14 ans, alors que dans un arboretum camerounais elle a atteint 5 mm sur des arbres vieux de 50 ans, et jusqu’à 12 mm/an chez certains individus.

Il arrive souvent qu’Erythroxylum mannii ne soit pas réellement caducifolié ; il forme de nouvelles feuilles avant même d’avoir perdu toutes les anciennes. En Sierra Leone, ses feuilles tombent en septembre–novembre. La floraison a lieu à la fin de la saison sèche, en avril–mai, la fructification s’effectuant principalement en juillet–août. En Côte d’Ivoire, les fruits mûrissent en juin–juillet. Les oiseaux s’en nourrissent, disséminant ainsi les graines.

Ecologie

Erythroxylum mannii est disséminé ou bien pousse en petits groupes dans la forêt sempervirente et de manière légèrement plus fréquente dans la forêt semi-décidue.

Multiplication et plantation

Les fruits sont récoltés pendant la saison des pluies. En Guinée, on a suggéré de défricher le sous-étage situé sous les arbres en fruits pour en faciliter la cueillette ; les semis qui se développent à partir des fruits en germination peuvent être repiqués en pépinière. On compte environ 25 000 noyaux par kg. Ils commencent à germer 2–4 semaines après le semis. Le taux de germination est faible en général, de l’ordre de 2–30%. On place 3–5 noyaux dans chaque pot. Il n’est pas nécessaire de les protéger du soleil pendant la germination, mais il est recommandé de le faire après et de réduire progressivement l’ombrage 1,5 mois avant de planter les semis au champ. Ils peuvent être repiqués au bout de 9 mois, lorsqu’ils ont atteint environ 45 cm de haut.

Gestion

Dans la forêt située dans l’est de la Sierra Leone, on a signalé des densités moyennes de 0,6 arbre par ha ayant un diamètre de fût compris entre 20–40 cm, de 0,2 arbre ayant un diamètre de fût de 40–60 cm, et de 0,05 arbre ayant un diamètre de fût de plus de 60 cm. Au Cameroun, on a relevé des densités moyennes de 0,15 arbre par ha ayant un diamètre de fût supérieur à 60 cm, avec un volume moyen en bois de 1 m³/ha.

Dans des plantations guinéennes, une première éclaircie a été pratiquée 4–7 ans après la plantation selon un espacement de 3 m × 3 m, en fonction de la fertilité du sol. Erythroxylum mannii peut être planté dans des plantations agroforestières en association avec le bananier.

Récolte

Le diamètre de fût minimum autorisé pour l’abattage d’arbres d’Erythroxylum mannii est de 50 cm au Cameroun et de 70 cm en Centrafrique et au Gabon.

Rendement

Des arbres adultes produisent en général entre 4–7 m³ de bois.

Ressources génétiques

Erythroxylum mannii est répandu et bien qu’il soit souvent disséminé en faibles densités, rien n’indique qu’il soit menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Il est probable que le bois d’Erythroxylum mannii conservera une certaine importance pour les usages locaux grâce à ses propriétés de séchage et d’usinage qui sont bonnes. Mais les quantités de bois d’œuvre disponibles ne sont nulle part suffisantes pour lui permettre de devenir une denrée importante sur le marché international. Cependant, puisqu’il s’agit, semble-t-il, d’une espèce pionnière à croissance rapide, des recherches portant sur ses potentialités en tant qu’essence de reboisement se justifient.

Références principales

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Sources de l'illustration

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  • Vivien, J. & Faure, J.J., 1985. Arbres des forêts denses d’Afrique Centrale. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 565 pp.
  • White, L. & Abernethy, K., 1997. A guide to the vegetation of the Lopé Reserve, Gabon. 2nd edition. Wildlife Conservation Society, New York, United States. 224 pp.

Auteur(s)

  • L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
  • D. Louppe, CIRAD, Département Environnements et Sociétés, Cirad es-dir, Campus international de Baillarguet, TA C 105 / D (Bât. C, Bur. 113), 34398 Montpellier Cédex 5, France

Citation correcte de cet article

Oyen, L.P.A. & Louppe, D., 2012. Erythroxylum mannii Oliv. [Internet] Fiche de PROTA4U. Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. <http://www.prota4u.org/search.asp>.

Consulté le 23 avril 2026.


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