Scorodophloeus zenkeri (PROTA)

De Pl@ntUse
Aller à la navigation Aller à la recherche
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Légume
Épice / condiment
Glucides / amidon
Médicinal
Bois d'œuvre
Bois de feu


répartition en Afrique (sauvage)
1, base du fût ; 2, rameau en fleurs ; 3, fleur ; 4, fruit. Redessiné et adapté par W. Wessel-Brand
arbre
tronc
écorce
feuilles
feuilles
fleurs
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Scorodophloeus zenkeri Harms


Protologue: Bot. Jahrb. Syst. 30(1) : 78 (1901).
Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)

Noms vernaculaires

  • Arbre à ail, divida (Fr).
  • Garlic tree, divida (En).

Origine et répartition géographique

L’aire de répartition de Scorodophloeus zenkeri s’étend au Cameroun, à la Guinée équatoriale, au Gabon, au Congo, à la R.D. du Congo et à Cabinda (Angola).

Usages

Le bois, commercialisé en tant que “divida”, convient pour la fabrication de poteaux et de piliers en construction, pour la parqueterie, la menuiserie, les étais de mines, la construction navale, la charronnerie, le mobilier, les traverses de chemins de fer, les échelles, les ustensiles agricoles et les manches d’outils. En R.D. du Congo, on s’en sert pour produire du charbon de bois.

Le bois, l’écorce, les jeunes feuilles et les graines servent par endroits de condiments et donnent un goût d’ail aux aliments. Une fois cuites, les jeunes feuilles sont consommées comme légume.

En médecine traditionnelle gabonaise, l’infusion d’écorce se prend dans le traitement de la constipation. Mélangée à du piment et des aubergines amères, elle soigne le rhume et la toux. L’écorce s’emploie en fumigation contre les rhumatismes, et l’écorce broyée est administrée contre les maux de tête. Au Congo, la décoction d’écorce se boit, s’utilise en bain de vapeur ou en bain de siège, ou encore est administrée par voie vaginale pour soigner la bronchite et les problèmes génito-urinaires et enfin comme aphrodisiaque. En R.D. du Congo, la décoction d’écorce est employée en lavement contre les complications de la rougeole, tandis que la décoction d’écorce ou de feuilles sert d’antiseptique urinaire et se boit comme anthelminthique. L’écorce qui est employée en lavement est purgative, et la macération de l’écorce interne se boit dans le même but. La macération d’écorce sert également à soigner les blessures, à traiter l’hypertrophie de la rate et en instillation nasale à traiter les maux de tête. Des préparations peu précises à base d’écorce servent à traiter la hernie.

Production et commerce international

Le bois n’est utilisé que localement et ne fait pas l’objet d’un commerce sur le marché international. L’écorce comme les graines sont vendues sur les marchés au Cameroun, en Guinée équatoriale, au Gabon et en R.D. du Congo.

Propriétés

Le bois de cœur est jaunâtre veiné de brun pourpre, l’aubier est blanc. Le fil est souvent irrégulier ou contrefil, le grain est fin. Le bois a un bel aspect. Il dégage une odeur d’ail.

C’est un bois lourd, avec une densité de 765–930 kg/m³ à 12% d’humidité. Comme il a tendance à se déformer et à gercer au séchage, il faut employer des programmes modérés de séchage au four. Les taux de retrait sont élevés, de l’état vert à anhydre ils sont de 6,0% dans le sens radial et de 10,1–12,0% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est instable en service. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 130–199 N/mm², le module d’élasticité de 13 800–17 100 N/mm², la compression axiale de 59–90 N/mm², le cisaillement de 10,5–15,5 N/mm², le fendage de 23–26 N/mm et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 6,3–8,0.

Le bois se travaille difficilement et a tendance à pelucher au rabotage. Il se polit correctement et se tourne bien. Il se fend facilement au clouage, ce qui rend les avant-trous nécessaires. Il se colle de manière satisfaisante. C’est un bois durable qui résiste aux attaques cryptogamiques mais qui est sensible à celles des termites. L’aubier est sujet à celles des Lyctus.

Les fibres du bois d’un échantillon provenant de la R.D. du Congo mesuraient en moyenne (0,70–)1,26(–1,74) mm de long et (11–)20(–33) μm de large, avec une épaisseur de la paroi des cellules de (1–)5(–11,5) μm et une largeur de lumen de (2–)10(–25,5) μm. Le bois contient 42–51,5% de cellulose, 29–33% de lignine, 11–17% de pentosanes, 0,7–0,8% de cendres et un peu de silice. La solubilité est de 1,2–1,6% dans l’alcool-benzène, de 0,9–1,6% dans l’eau chaude et de 12,5–14,7% dans une solution de NaOH à 1%. Des essais de mise en pâte n’ont donné qu’un papier de qualité médiocre.

L’odeur et le goût d’ail de l’écorce et d’autres parties de la plante sont dus à la présence de composés soufrés. L’huile essentielle d’écorce se compose principalement de 2,4,5,7-tétrathiaoctane, de 2,3,5-trithiahexane, de 2,3,4,6-tétrathiaheptane et de 2,4,5,6,8-pentathianonane.

L’huile essentielle de l’écorce ainsi que plusieurs de ses composés ont montré une activité contre plusieurs champignons et bactéries. Des extraits au méthanol de l’écorce et, dans une moindre mesure, des graines ont mis en lumière une action anti-oxydante. Des extraits de l’écorce de la tige ont fait apparaître une action antiprotozoaire in vitro contre Trypanosoma brucei et contre Leishmania infantum, sans cytotoxicité apparente. L’écorce de la tige réduite en poudre a montré un effet protecteur proportionnel à la dose contre les dégâts causés aux haricots entreposés par la bruche Acanthoscelides obtectus. Des graines provenant de la R.D. du Congo contenaient 12,1% de lipides, contenant principalement de l’acide palmitique (49%) et de l’acide oléique (46%).

Description

  • Arbre de taille moyenne à grande atteignant 40 m de haut ; fût dépourvu de branches sur 25 m, droit et cylindrique bien que parfois irrégulier, jusqu’à 100 cm de diamètre, dépourvu de contreforts mais cannelé à la base ; surface de l’écorce lisse dans un premier temps, puis écailleuse, gris jaunâtre, écorce interne cassante, jaunâtre ; toutes les parties de la plante, mais en particulier l’écorce, dégagent une odeur d’ail.
  • Feuilles alternes, composées imparipennées ou paripennées à (3–)5–10 paires de folioles ; stipules libres, linéaires-lancéolées, caduques ; pétiole et rachis mesurant ensemble jusqu’à 10 cm de long, sillonnés, légèrement ailés ; folioles alternes, sessiles, oblongues ou oblongues-lancéolées, de 1,5–5,5 cm × 0,5–2,5 cm, obliquement tronquées à la base, arrondies ou obtuses à l’apex, à bords entiers, à fine pubescence au-dessous, pennatinervées.
  • Inflorescence : grappe axillaire ou terminale, dense, de 5–8 cm de long, poilue ; bractées linéaires-lancéolées, de 4–5 mm de long.
  • Fleurs bisexuées, presque régulières ; pédicelle de 1–7 mm de long, avec dans la partie inférieure 2 bractéoles caduques de 2–3 mm de long ; sépales 4, libres, ovales ou oblongs, de 4–6 mm × 2–3,5 mm, réfléchis ; pétales 5, libres, presque égaux, obovales, de 7–11 mm × 2–3 mm, poilus sur les bords, blancs ; étamines 10, libres, longues et courtes alternativement, de 1–2 cm de long ; ovaire supère, ellipsoïde, poilu, à stipe distinct, 1-loculaire, style d’environ 1 cm de long.
  • Fruit : gousse oblongue de 7,5–14 cm × 3–5 cm, aplatie, munie d’un stipe de 0,5–1 cm de long, en pointe à l’apex, lisse, brune, déhiscente par 2 valves qui s’enroulent, contenant 1–2 graines.
  • Graines ovoïdes à discoïdes, d’environ 2 cm de diamètre, aplaties, luisantes, brunes.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 1–4 cm de long, épicotyle de 4–14 cm de long, pubescent ; cotylédons assez fins, verts ; 2 premières feuilles alternes à folioles presque opposées.

Autres données botaniques

Le genre Scorodophloeus comprend 3 espèces qui se cantonnent à l’Afrique tropicale.

Scorodophloeus fischeri

Scorodophloeus fischeri (Taub.) J.Léonard (noms swahilis : mgodoma, mhande) est un arbre de taille moyenne atteignant 30 m de haut, dont l’aire de répartition s’étend dans les forêts côtières du Kenya et de Tanzanie, ainsi probablement que dans le nord du Mozambique. Son bois est employé en construction sous forme de poteaux, pour la confection de mobilier et de manches d’outils. On l’utilise également comme bois de feu. Les ramilles servent de matériel de ligature. La décoction de racine se prend comme anthelminthique. Les fleurs sont visitées par les abeilles.

Scorodophloeus torrei

Scorodophloeus torrei Lock est un arbuste ou un arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut, endémique de la forêt côtière et des fourrés du Mozambique.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; 23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale ; 25 : ponctuations intervasculaires fines (4–7 μm) ; 29 : ponctuations ornées ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses ; 70 : fibres à parois très épaisses.
  • Parenchyme axial : (76 : parenchyme axial en cellules isolées) ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; 79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon) ; (83 : parenchyme axial anastomosé) ; 85 : parenchyme axial en bandes larges de plus de trois cellules ; 86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules ; 89 : parenchyme axial en bandes marginales ou semblant marginales ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
  • Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; (106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées) ; 115 : 4–12 rayons par mm ; 116 : 12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons ; 138 : cristaux prismatiques dans les cellules couchées des rayons ; 142 : cristaux prismatiques dans les cellules cloisonnées du parenchyme axial.
(S. N’Danikou, P.E. Gasson & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Les semis ont une croissance rapide. L’arbre présente une racine pivotante qui s’enfonce profondément.

Ecologie

Scorodophloeus zenkeri est présent dans la forêt sempervirente mixte sur des sols bien drainés. Il ne tolère pas l’asphyxie racinaire. Il est commun par endroits et parfois grégaire.

Multiplication et plantation

Scorodophloeus zenkeri se multiplie facilement par graine. Les graines peuvent être semées dans des planches de pépinière à 2–3 cm de profondeur, sur un sol meuble et profond. En général, la germination est rapide, et le taux de germination élevé. Les semis sont repiqués lorsqu’ils ont 2–3 ans et qu’ils mesurent 1,5–2 m de haut ; il est recommandé de tuteurer les jeunes plants. Les graines peuvent également être semées directement au champ.

Gestion

Dans la forêt située à proximité de la ville de Kisangani en R.D. du Congo, Scorodophloeus zenkeri est l’essence la plus abondante avec une densité moyenne de 23 arbres ayant un diamètre de fût supérieur à 10 cm par ha. Dans les forêts gabonaises, on a enregistré un volume en bois moyen de 0,4 m³/ha. Au Cameroun, les arbres sont protégés lorsque les terrains forestiers sont défrichés, et l’espèce est parfois plantée dans les plantations de caféiers et de cacaoyers pour lesquelles on utilise des sauvageons ou les semis de pépinières. Les jeunes plants peuvent être taillés et ébranchés afin d’obtenir des fûts trapus et des branches bien droites, ce qui facilitera la récolte de l’écorce.

Récolte

L’écorce est récoltée toute l’année, essentiellement par les femmes. Un écorçage qui s’échelonne, par exemple tous les 2–3 ans, permet d’obtenir une écorce épaisse de bonne qualité. Cependant, il arrive souvent que l’on retire de trop grandes quantités d’écorce, ce qui a pour conséquence de provoquer la mort de l’arbre.

Traitement après récolte

Avant d’être utilisées comme condiments, les graines et l’écorce sont mises à sécher et réduites en poudre ou en pâte.

Ressources génétiques

Bien que Scorodophloeus zenkeri fasse par endroit l’objet d’une exploitation effrénée, l’espèce n’est pas pour l’instant considérée comme menacée.

Perspectives

Le bois de Scorodophloeus zenkeri est lourd, dur et durable, mais difficile à travailler et instable en service ; par ailleurs, on dispose de très peu d’informations sur ses usages. L’arbre est une source fort appréciée de condiments qui rappellent l’ail et qui proviennent de plusieurs parties de la plante. L’espèce étant par endroits surexploitée, il ne serait peut-être pas inutile d’encourager sa plantation. On lui attribue un bel avenir tant dans les plantations forestières que dans les champs, grâce à son profond système racinaire et à son houppier ouvert qui ne fait pas une ombre excessive.

Références principales

  • Agbor, G.A., Oben, J.E., Ngogang, J.Y., Xinxing, C. & Vinson, J.A., 2005. Antioxidant capacity of some herbs/spices from Cameroon: a comparative study of two methods. Journal of Agricultural and Food Chemistry 53(17): 6819–6824.
  • Aubréville, A., 1970. Légumineuses - Césalpinioidées (Leguminosae - Caesalpinioideae). Flore du Cameroun. Volume 9. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 339 pp.
  • Bolza, E. & Keating, W.G., 1972. African timbers: the properties, uses and characteristics of 700 species. Division of Building Research, CSIRO, Melbourne, Australia. 710 pp.
  • Dupriez, H. & De Leener, P., 1989. African gardens and orchards, growing vegetables and fruits. MacMillan Press, London, United Kingdom. 333 pp.
  • Eyog Matig, O., Ndoye, O., Kengue, J. & Awono, A. (Editors), 2006. Les fruitiers forestiers comestibles du Cameroun. IPGRI Regional Office for West and Central Africa, Cotonou, Benin. 204 pp.
  • Kouokam, J.C., Jahns, T. & Becker, H., 2002. Antimicrobial activity of the essential oil and some isolated sulfur-rich compounds from Scorodophloeus zenkeri. Planta Medica 88(12): 1082–1087.
  • Kouokam, J.C., Zapp, J. & Becker, H., 2001. Isolation of new alkylthiosulfides from the essential oil and extracts from the bark of Scorodophloeus zenkeri Harms. Zeitschrift für Naturforschung, C 56(11–12): 1003–1007.
  • Sallenave, P., 1955. Propriétés physiques et mécaniques des bois tropicaux de l’Union française. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 129 pp.
  • Vivien, J. & Faure, J.J., 1985. Arbres des forêts denses d’Afrique Centrale. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 565 pp.
  • Wilczek, R., Léonard, J., Hauman, L., Hoyle, A.C., Steyaert, R., Gilbert, G. & Boutique, R., 1952. Caesalpiniaceae. In: Robyns, W., Staner, P., Demaret, F., Germain, R., Gilbert, G., Hauman, L., Homès, M., Jurion, F., Lebrun, J., Vanden Abeele, M. & Boutique, R. (Editors). Flore du Congo belge et du Ruanda-Urundi. Spermatophytes. Volume 3. Institut National pour l’Étude Agronomique du Congo belge, Brussels, Belgium. pp. 234–554.

Autres références

  • Allen, O.N. & Allen, E.K., 1981. The Leguminosae: a source book of characteristics, uses and nodulation. MacMillan, London, United Kingdom. 812 pp.
  • Beentje, H.J., 1994. Kenya trees, shrubs and lianas. National Museums of Kenya, Nairobi, Kenya. 722 pp.
  • Brenan, J.P.M., 1967. Leguminosae, subfamily Caesalpinioideae. In: Milne-Redhead, E. & Polhill, R.M. (Editors). Flora of Tropical East Africa. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. 230 pp.
  • Burgess, N.D. & Clarke, G.P., 2000. Coastal forests of Eastern Africa. IUCN, Gland, Swizerland. 443 pp.
  • Fouarge, J., Quoilin, J. & Roosen, P., 1970. Essais physiques, mécaniques et de durabilité de bois de la République Démocratique du Congo. Série technique No 76. Institut National pour l’Etude Agronomique du Congo (INEAC), Brussels, Belgium. 40 pp.
  • Istas, J.R., Raekelboom, E.L. & Heremans, R., 1959. Etude de quelques bois congolais. Série technique No 59. Institut National pour l’Etude Agronomique du Congo (INEAC), Brussels, Belgium. 183 pp.
  • Kawukpa, U.U. & Angoyo, M.M., 1994. Plantes utiles chez les Batiabetuwa de l’Ile de Mbie, Kisangani, Zaire. African Study Monographs 15(2): 49–68.
  • Konda ku Mbuta, Kabakura Mwima, Mbembe Bitengeli, Itufa Y'Okolo, Mahuku Kavuna, Mafuta Mandanga, Mpoyi Kalambayi, Ndemankeni Izamajole, Kadima Kazembe, Kelela Booto, Ngiuvu Vasaki, Bongombola Mwabonsika & Dumu Lody, 2010. Plantes médicinales de traditions. Province de l'Equateur - R.D. Congo. Institut de Recherche en Sciences de la Santé (I.R.S.S.), Kinshasa, D.R.Congo. 418 pp.
  • Koona, P., Ghogomu, R., Koona, O.E.S., Ngando, G. & Noutsa, J., 2007. The use of powder from the stem bark of Scorodophloeus zenkeri Harms for the prevention of damage to stored beans by Acanthoscelides obtectus Say. (Coleoptera: Bruchidae). Journal of Applied Sciences Research 3(5): 329–332.
  • Lovett, J.C., Ruffo, C.K., Gereau, R.E. & Taplin, J.R.D., 2007. Field Guide to the moist forest trees of Tanzania. Frontier Publishing, United Kingdom. 303 pp.
  • Mukaya, M., Ngiefu, K., Kyela, M., Diyi, L., Lumu, M. & Mampasi, M., 2003. Etude chromatographique de l’huile des graines de Scorodophloeus zenkeri Harms. Revue de Médecines et Pharmacopées Africaines 17: 35–40.
  • Musuyu Muganza, D., Fruth, B.I., Nzunzu Lami, J., Mesia, G.K., Kambu, O.K., Tona, G.L., Cimanga Kanyanga, R., Cos, P., Maes, L., Apers, S. & Pieters, L., 2012. In vitro antiprotozoal and cytotoxic activity of 33 ethonopharmacologically selected medicinal plants from Democratic Republic of Congo. Journal of Ethnopharmacology (in press; doi:10.1016/j.jep.2012.02.035).
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
  • Pakia, M. & Cooke, J.A., 2003. The ethnobotany of the Midzichenda tribes of the coastal forest areas in Kenya: 1. General perspective and non-medicinal plant uses. South African Journal of Botany 69(3): 370–381.
  • Raponda-Walker, A. & Sillans, R., 1961. Les plantes utiles du Gabon. Paul Lechevalier, Paris, France. 614 pp.
  • Sindani, K. & Ndjele, M., 1982. Etude de la carbonisation de quelques essences forestières de la région de Kisangani, Zaïre. Bulletin de la Société Royale de Botanique de Belgique 115(2): 228–230.
  • Takahashi, A., 1978. Compilation of data on the mechanical properties of foreign woods (part 3) Africa. Shimane University, Matsue, Japan. 248 pp.
  • Temu, R.P.C., 1990. Seedling morphology, wood anatomy and notes on the distribution of Scorodophloeus fischeri (Taub.) J. Léonard (African Leguminosae - Caesalpinioideae). Bulletin du Jardin Botanique National de Belgique 60(1–2): 213–222.
  • Termote, C., Van Damme, P. & Dhed’a Djailo, B., 2010. Eating from the wild: Turumbu indigenous knowledge on noncultivated edible plants, Tshopo District, DR Congo. Ecology of Food and Nutrition 49(3): 173–207.
  • Weiss, E.A., 1973. Some indigenous trees and shrubs used by local fishermen on the East African coast. Economic Botany 27(2): 175–192.

Sources de l'illustration

  • Aubréville, A., 1968. Légumineuses - Caesalpinioidées (Leguminosae - Caesalpinioideae). Flore du Gabon. Volume 15. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 362 pp.
* Wilks, C. & Issembé, Y., 2000. Les arbres de la Guinée Equatoriale: Guide pratique d’identification: région continentale. Projet CUREF, Bata, Guinée Equatoriale. 546 pp.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Brink, M., 2012. Scorodophloeus zenkeri Harms. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. Consulté le 16 septembre 2026.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.