Zanthoxylum zanthoxyloides (PROTA)
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Introduction |






Zanthoxylum zanthoxyloides (Lam.) Zepern. & Timler
- Protologue: Willdenowia 11(2) : 361 (1981).
- Famille: Rutaceae
- Nombre de chromosomes: 2n = 72
Synonymes
- Fagara zanthoxyloides Lam (1788),
- Zanthoxylum senegalense DC. (1824).
Noms vernaculaires
- Fagara jaune (Fr).
- Senegal prickly-ash, candlewood, toothache bark (En).
Origine et répartition géographique
Zanthoxylum zanthoxyloides est présent depuis le Sénégal jusqu’au Cameroun.
Usages
Dans toute l’Afrique de l’Ouest, les racines, l’écorce de tige et les feuilles aromatiques sont communément utilisées en médecine traditionnelle. Elles sont considérées comme antiseptiques, analgésiques et diaphorétiques. Des macérations, décoctions ou infusions d’écorce de tige ou de racine sont couramment prises pour traiter le paludisme, la fièvre, l’anémie falciforme, la tuberculose, la paralysie, l’œdème et la faiblesse corporelle générale. Elles sont également couramment absorbées pour traiter les problèmes intestinaux, dont les coliques, la dysenterie, les vers intestinaux, la gonorrhée et l’urétrite, mais également comme emménagogue, comme stimulant et pour traiter la douleur pendant l’accouchement, les migraines et les névralgies. Les racines sont appliquées en externe sur les ulcères, les œdèmes, les hémorroïdes, les abcès, les morsures de serpent, le pian, les blessures lépreuses et les plaies syphilitiques ainsi que contre les douleurs rhumatismales et arthritiques et la hernie.
Les racines et l’écorce de tige procurent un effet chaud, âcre et stupéfiant sur le palais lorsqu’elles sont mastiquées, et sont couramment utilisées dans le traitement des douleurs gingivales, des maux de dents et des caries dentaires. La décoction de racines est utilisée comme bain de bouche et contre le mal de gorge.
En Côte d’Ivoire, on applique le jus de la pâte d’écorce comme collyre pour traiter les infections oculaires, notamment la conjonctivite accompagnée de pus. Au Ghana, on prend de la poudre de l’écorce de racine et de tige pour traiter la coqueluche.
Dans le sud du Nigeria, la décoction de racines et d’écorce de tige se prend pour traiter le cancer. De la pâte d’écorce de tige et de racine est jetée dans l’eau pour étourdir les poissons.
En Afrique de l’Ouest, il est planté en haie, que les épines rendent impénétrable. Les moutons broutent les feuilles. Le bois est utilisé pour fabriquer des torches. Le bois d’œuvre est jaune, très dur et résistant aux termites et utilisé pour la construction, entre autres sous forme de perches et de poteaux. Il représente également un bon bois de feu. Les racines, les jeunes pousses et les rameaux sont généralement utilisés comme bâtonnets à mâcher. L’écorce ou les jeunes rameaux contiennent beaucoup de résine, ce qui permet d’en faire des torches de cérémonie. Les épines sont jetées au feu pour parfumer la fumée. Les feuilles, qui ont une odeur de citronnelle, et les graines, qui ont un fort goût de cannelle ou de poivre, sont généralement utilisées pour assaisonner les aliments. On confectionne des colliers avec les graines. Zanthoxylum zanthoxyloides a également de nombreux usages magico-religieux, dont la protection contre les esprits. Il sert également de plante fétiche.
Production et commerce international
Les racines, les feuilles et les tiges sont communément vendues sur les marchés de Côte d’Ivoire, du Mali, du Burkina Faso, du Ghana et du Nigeria. Plusieurs produits locaux sur le marché contiennent des racines de Zanthoxylum zanthoxyloides, dont le Drepanostat et le FACA, pour traiter l’anémie falciforme.
Propriétés
Zanthoxylum zanthoxyloides contient une grande diversité d’huiles essentielles et d’alcaloïdes, mais également plusieurs amides aliphatiques et aromatiques. Une analyse de l’huile essentielle obtenue des fruits récoltés à différents endroits a montré l’existence de plusieurs variantes chimiques. L’huile essentielle d’un des échantillons de fruits du Cameroun contenait des monoterpènes comme principaux composés : l’α-pinène (38,2%), le trans-β-ocimène (5,4%), le citronellol (3,3%), le sabinène (3,2%), le myrcène (3,1%), le limonène (3,0%), l’acétate de citronellyle (3,0%), l’α-terpinolène (2,7%), l’α -phyllandrène (2,6%), le géraniol (1,9%), le terpinén-4-ol (1,5%), le p-cymène (1,2%), le méthyl citronellate (1,2%) et le β-pinène (1,2%). Un autre échantillon contenait comme principaux composés : le β-citronellol (18,1%), le géraniol (16,2%), le 2,6-diméthyl-2,6-octadiène (9,3%), l’acétate de géranyle (5,9%), l’isopulégol (5,4%), le D-limonène (4,8%), le β-citronellal (4,7%) et l’oxyde de manoyle, un sesquiterpène (5,5%). L’huile essentielle d’un échantillon de fruits du Bénin contenait principalement des monoterpénoïdes, dont le β-ocimène (41,5%), le linalool (11,3%) et le géraniol (9,5%), comme principaux composés. L’huile essentielle de feuille contenait seulement des hydrocarbones monoterpènes (98,2%), principalement le β -ocimène (31,9%), l’α-pinène (26,5%) et le myrcène (30%).
L’écorce de tige et l’écorce de racine contiennent des alcaloïdes des types benzophénanthridine, furoquinoline et l’aporphine. A partir de l’écorce de racine, on a isolé la fagaronine, la dihydroavicine, la chélérythrine et l’oxychélérythrine (des benzophénanthridines), et de l’écorce de tige la fagaronine et la chélérythrine. A partir de l’écorce de racine, on a isolé la skimmianine et la 8-méthoxydictamine (des furoquinolines), ainsi que la magnoflorine, la berbérine, la tembétarine et la N-méthyl-corydine (des aporphines). Des racines, des fruits et de l’écorce de tige, plusieurs amides aliphatiques ont été isolés, dont des composés piquants, le N-isobutyldéca-2,4-diénamide et le N-isobutylocta-2,4-diénamide, qui sont les principaux constituants de la pellitorine. L’écorce de racine contient également les amides aromatiques suivants : l’arnottianamide, le fagaramide, la piperlonguminine, la rubémamine et le N-isopentyl-cinnamamide. De l’écorce de tige, de nombreuses coumarines ont été isolées : l’umbelliférone, la scopolétine, la scoparone, la xanthotoxine, l’impératorine, le bergaptène, la marmésine et la pimpinelline ; l’écorce de racine et l’écorce de tige contiennent de la sésamine, un lignane, alors que l’écorce de racine contient également son épimère C-7, l’asarinine. Des parties aériennes et des racines, on a identifié le zanthoxylol, la diosmine, le fagarol et l’hespéridine (des stérols), mais également des triterpènes tels que le lupéol, le β-sitostérol, le stigmastérol, le campestérol et la β-amyrine. Des racines, on a isolé une série d’acides : l’acide vanillique, l’acide hydroxybenzoïque, l’acide parahydroxybenzoïque, l’acide 2-hydroxyméthyl benzoïque et l’acide parafluorobenzoïque, mais également les burkinabines A, B et C (des acides divanilloylquiniques).
Des extraits bruts d’écorce de racine ont montré des activités anti-inflammatoires et analgésiques signifivatives chez les rongeurs. Ils ont également montré une activité antifalciforme lors de plusieurs petits essais cliniques ; les acides isolés ont également montré une activité antifalciforme significative. Différents extraits de plante ont montré une faible toxicité lors d’essais de laboratoire. Des extraits bruts d’écorce de racine ont montré une activité antibactérienne modérée in vitro contre toute une série de bactéries pathogènes. L’huile essentielle des fruits a montré une activité antibactérienne modérée à significative. Des extraits éthanoliques de feuilles se sont avérés faiblement antifongiques in vitro, alors que des extraits d’écorce de racine et de tige ont montré une activité antifongique in vitro de modérée à bonne. L’extrait alcaloïde de l’écorce de tige a montré une activité antiplasmodium significative in vitro. Différents extraits d’écorce de racine ont montré une activité antivirale modérée contre le virus de l’herpès simplex et une activité antiprotozoaire contre Leishmania major. Des extraits de différentes parties de plante ainsi que de parties de plante en poudre ont fait ressortir une activité insecticide et anti-appétente significatives contre divers ravageurs des cultures. Les feuilles données aux lapins ont montré une activité vermifuge contre Ascaris lumbricoides, ainsi qu’une activité vermifuge significative contre Haemonchus contortus lorsqu’on les donne à manger aux moutons. Un extrait à l’éthanol d’écorce de racine a présenté des activités antioxydantes modérées in vitro.
La pellitorine a montré une activité insecticide, antibactérienne et antifalciforme in vitro. La fagaronine, un alcaloïde de type benzophénanthridine, a démontré une forte activité antileucémique contre les lignées de cellules leucémiques L-1210 et P-388, mais aussi des propriétés antifalciformes. D’autres alcaloïdes de type benzophénanthridine tels que la chélérythrine et la berbérine ont également présenté des activités antimicrobiennes. Cependant, la toxicité des alcaloïdes de type benzophénanthridine empêche leurs débouchés cliniques. Plusieurs coumarines isolées de Zanthoxylum zanthoxyloides ont montré des activités antifongiques. La scoparone et la scopolétine ont fait ressortir des effets anticonvulsifs chez des animaux expérimentaux. Le β-sitostérol a montré une activité anti-inflammatoire significative après administration par voie intrapéritonéale à des souris et des rats, et était efficace par voie orale contre l’œdème induit par la carraghénine. Le β-sitostérol a également présenté une activité antipyrétique.
La composition minérale du péricarpe du fruit par 100 g est de : Ca 90 mg, P 41 mg, Fe 2 mg, Na 10 mg, K 46 mg, Mg 52 mg et Cu 55 mg.
Description
- Arbuste ou petit arbre, épineux et plus ou moins grimpant, atteignant 6–8(–12) m de haut, à fût droit, souvent court, et à cime arrondie relativement dense ; écorce grise à beige, rugueuse, à fines fissures verticales, souvent à protubérances ligneuses portant des aiguillons ; tranche jaune, odorante, marbrée d’orange au-dessous ; tiges glabres, grises, à aiguillons solitaires.
- Feuilles alternes, glabres, composées imparipennées à 5–7(–11) folioles opposées ou alternes, atteignant 12(–20) cm de long ; pétiole de 2–5 cm de long, glabre, épineux au-dessous à aiguillons recourbés ; stipules absentes ; pétiolules de 2–5 mm de long ; folioles obovales à elliptiques, de 5–10 cm × 2–4 cm, base cunéiforme à arrondie, apex obtus ou arrondi, parfois apiculé ou émarginé, à nombreux points glandulaires, sentant le poivre et le citron lorsque broyées, rigidement papyracées, pennatinervées à 10–14 paires de nervures latérales, à peine prononcées, coalescentes près du bord.
- Inflorescence : panicule terminale ou axillaire lâche de 5–25 cm de long, à ramifications courtes.
- Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, blanches ou verdâtres, sessiles ; corolle à peine ouverte ; fleurs mâles à étamines légèrement exsertes ; fleur femelle à ovaire supère, 1-loculaire, style court, latéral.
- Fruit : follicule ovoïde, de 5–6 mm de diamètre, brun, à points glandulaires, déhiscent, à 1 graine.
- Graines noires à bleuâtres, brillantes, longuement persistantes dans le fruit.
Autres données botaniques
Le genre Zanthoxylum est pantropical et comprend environ 200 espèces, l’Amérique tropicale en comportant le plus. Le continent africain héberge environ 35 espèces, alors qu’environ 5 espèces sont endémiques de Madagascar. La variante orthographique Zanthoxylum xanthoxyloides est fréquente. Plusieurs autres espèces de Zanthoxylum sont utilisées en médecine en Afrique de l’Ouest.
Zanthoxylum atchoum
Zanthoxylum atchoum (Aké Assi) P.G.Waterman est endémique de la Côte d’Ivoire. Les racines dégagent une forte odeur et sont reniflées comme emménagogue. C’est une bonne plante mellifère car les fleurs produisent de grandes quantités de nectar.
Zanthoxylum chevalieri
Zanthoxylum chevalieri P.G.Waterman (synonyme : Fagara pubescens A.Chev.) se rencontre de la Guinée jusqu’au Ghana. En Côte d’Ivoire occidentale, les feuilles réduites en poudre sont utilisées comme poudre à priser pour traiter la migraine.
Zanthoxylum viride
Zanthoxylum viride (A.Chev.) P.G.Waterman est présent de la Guinée jusqu’au Cameroun. En Côte d’Ivoire, on utilise la décoction de feuilles comme bain de bouche pour soulager les maux de dents, ou bien on mastique les feuilles. Les feuilles réduites en pâte sont également appliquées sur les plaies lépreuses, et la décoction d’écorce se prend par voie orale. L’écorce de racine broyée s’applique en lavement pour traiter la gonorrhée. De la pâte de racines est utilisée en embrocation pour traiter les céphalées, les douleurs rhumatismales, lombaires et intercostales. De l’écorce macérée dans du vin ou la décoction d’écorce se boit comme aphrodisiaque et pour traiter les maladies vénériennes. La décoction d’écorce est également prise pour traiter les vers intestinaux et la dysenterie. L’écorce broyée est appliquée sur la gale. C’est une bonne plante mellifère car les fleurs produisent de grandes quantités de nectar. Le bois peut être utilisé en ébénisterie, bien que les morceaux soient habituellement petits.
Croissance et développement
Zanthoxylum zanthoxyloides fleurit souvent deux fois par an, pendant la première partie de la saison sèche et pendant la saison des pluies.
Ecologie
Zanthoxylum zanthoxyloides est présent en savane et dans la végétation de forêt sèche, les dunes et les fourrés côtiers et sur les termitières. Il est localement abondant dans les régions côtières. En général, il est présent à basse altitude.
Multiplication et plantation
Le poids de 1000 graines de Zanthoxylum zanthoxyloides est de 15,9–18,1 g.
Gestion
Zanthoxylum zanthoxyloides peut être recépé.
Ressources génétiques
Zanthoxylum zanthoxyloides n’est pas commun dans son aire de répartition mais apparemment grégaire par endroits. Il est considéré comme étant sous pression en conséquence de la surexploitation et de la perte de son milieu.
Perspectives
Zanthoxylum zanthoxyloides est une plante médicinale appréciée avec des activités antimicrobiennes, antitumorales et antifalciformes confirmées. Néanmoins, les toxicités associées des alcaloïdes bioactifs doivent probablement être contrées par l’utilisation d’extraits bruts et en appliquant les connaissances en médecine locale. Des recherches supplémentaires sur les débouchés médicinaux des coumarines non toxiques sont justifiées.
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Sources de l'illustration
- Letouzey, R., 1963. Rutacées. Flore du Cameroun. Volume 1. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 32–153.
Auteur(s)
- E.N. Matu, CTMDR/KEMRI, P.O. Box 54840–00200, Nairobi, Kenya
Citation correcte de cet article
Matu, E.N., 2011. Zanthoxylum zanthoxyloides (Lam.) Zepern. & Timler. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. Consulté le 23 avril 2026.
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