« Givotia madagascariensis (PROTA) » : différence entre les versions
Aucun résumé des modifications |
Aucun résumé des modifications |
||
| (2 versions intermédiaires par 2 utilisateurs non affichées) | |||
| Ligne 4 : | Ligne 4 : | ||
| Répartition en Afrique= 1 | | Répartition en Afrique= 1 | ||
| Répartition mondiale= 1 | | Répartition mondiale= 1 | ||
| Bois d' | | Bois d'œuvre= 1 | ||
| Médicinal= 1 | | Médicinal= 1 | ||
}} | }} | ||
[[File:Map Givotia madagascariensis.gif|thumb|répartition en Afrique (sauvage)]] | |||
<big>''[[Givotia madagascariensis]]'' Baill.</big> | <big>''[[Givotia madagascariensis]]'' Baill.</big> | ||
__NOTOC__ | __NOTOC__ | ||
{{DISPLAYTITLE:''Givotia madagascariensis'' (PROTA)}} | {{DISPLAYTITLE:''Givotia madagascariensis'' (PROTA)}} | ||
:Protologue: Bull. Mens. Soc. Linn. Paris 1: 811 (1889). | :Protologue: Bull. Mens. Soc. Linn. Paris 1: 811 (1889). | ||
:Famille: Euphorbiaceae | :Famille: Euphorbiaceae | ||
== Origine et répartition géographique == | == Origine et répartition géographique == | ||
| Ligne 46 : | Ligne 37 : | ||
Lors d’un essai in vitro, les activités antiplasmodium des extraits de feuilles étaient négligeables. Plusieurs composés isolés de l’écorce, le cleistanthol, le sprucéanol et le 1,2-dihydroheudélotinol, ont montré des activités antitumorales significatives contre des lignées de cellules du cancer gastrique, du carcinome du foie et du cancer du sein. | Lors d’un essai in vitro, les activités antiplasmodium des extraits de feuilles étaient négligeables. Plusieurs composés isolés de l’écorce, le cleistanthol, le sprucéanol et le 1,2-dihydroheudélotinol, ont montré des activités antitumorales significatives contre des lignées de cellules du cancer gastrique, du carcinome du foie et du cancer du sein. | ||
== | == Description == | ||
*Arbre caducifolié, de taille moyenne atteignant 30 m de haut ; fût dépourvu de branches sur 16 m, généralement droit, atteignant 120 cm de diamètre ; surface de l’écorce lisse, blanc jaunâtre, écorce interne granuleuse, jaune à orange, avec un peu d’exsudat rougeâtre ; cime relativement étroite ; rameaux courtement poilus à poils étoilés. | |||
*Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole atteignant 17,5 cm de long, parfois avec des glandes ; limbe de 5,5–17 cm × 8–25 cm, faiblement à profondément 3–5-lobé, à lobes acuminés et irrégulièrement dentés, courtement poilu à poils étoilés rougeâtres ou blanchâtres au-dessous, glanduleux et à points translucides, (3–)5–7-palmatinervé à partir de la base. | |||
*Inflorescence : panicule terminale ou axillaire. | |||
*Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, blanchâtres ; lobes du calice légèrement inégaux ; pétales d’environ 5 mm de long, légèrement cohérents ; étamines jusqu’à 15, soudées à la base ; disque 5-lobé ; ovaire supère, 1–3-loculaire, style 2-lobé ; fleurs mâles sans ovaire, fleurs femelles sans étamines. | |||
*Fruit : drupe charnue, globuleuse à largement ovoïde, de 1,5–2,5 cm de diamètre, indéhiscente, contenant 1 graine. | |||
*Graines globuleuses, à albumen huileux. | |||
== Autres données botaniques == | |||
Le genre ''Givotia'' comprend 4 espèces, dont 1 est présente au Kenya et en Somalie, 1 en Inde et au Sri Lanka et 2 à Madagascar. Il est proche de ''Ricinodendron'' et ''Schinziophyton''. | Le genre ''Givotia'' comprend 4 espèces, dont 1 est présente au Kenya et en Somalie, 1 en Inde et au Sri Lanka et 2 à Madagascar. Il est proche de ''Ricinodendron'' et ''Schinziophyton''. | ||
== Ecologie == | == Ecologie == | ||
''Givotia madagascariensis'' est présent dans les savanes arbustives sèches, les forêts décidues et les fourrés, du niveau de la mer jusqu’à 600(–800) m d’altitude. | ''Givotia madagascariensis'' est présent dans les savanes arbustives sèches, les forêts décidues et les fourrés, du niveau de la mer jusqu’à 600(–800) m d’altitude. | ||
== Gestion == | == Gestion == | ||
| Ligne 108 : | Ligne 98 : | ||
== Auteur(s) == | == Auteur(s) == | ||
* L.P.A. Oyen | * L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands | ||
PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands | |||
CIRAD, Département Environnements et Sociétés, Cirad es-dir, Campus international de Baillarguet, TA C 105 / D (Bât. C, Bur. 113), 34398 Montpellier Cédex 5, France | * D. Louppe, CIRAD, Département Environnements et Sociétés, Cirad es-dir, Campus international de Baillarguet, TA C 105 / D (Bât. C, Bur. 113), 34398 Montpellier Cédex 5, France | ||
== Citation correcte de cet article == | == Citation correcte de cet article == | ||
Oyen, L.P.A. & Louppe, D., 2011. '''Givotia madagascariensis''' Baill. | Oyen, L.P.A. & Louppe, D., 2011. '''Givotia madagascariensis''' Baill. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. | ||
Consulté le {{CURRENTDAY}} {{CURRENTMONTHNAME}} {{CURRENTYEAR}}. | Consulté le {{CURRENTDAY}} {{CURRENTMONTHNAME}} {{CURRENTYEAR}}. | ||
| Ligne 126 : | Ligne 112 : | ||
[[en:{{PAGENAME}}]] | [[en:{{PAGENAME}}]] | ||
[[Category:PROTA | [[Category:PROTA]] | ||
[[Catégorie:Bois d'œuvre (PROTA)]] | |||
Dernière version du 10 mars 2026 à 18:13
![]() |
Introduction |

Givotia madagascariensis Baill.
- Protologue: Bull. Mens. Soc. Linn. Paris 1: 811 (1889).
- Famille: Euphorbiaceae
Origine et répartition géographique
Givotia madagascariensis est endémique de l’ouest de Madagascar, où il est présent depuis la province d’Antsiranana au nord jusqu’au fleuve Onilahy, dans la province de Toliara au sud.
Usages
Le bois tendre et léger, appelé “farafatsy” à Madagascar, est principalement utilisé par les Sakalavas qui en font des pirogues monoxyles. Il est également utilisé pour fabriquer des portes, des cercueils et les coques ou parecoques d’embarcations de pêche traditionnelles. Il convient pour l’isolation thermique et acoustique, les parties intérieures de panneaux lattés et le modélisme. Il est utilisé pour les mêmes usages que le bois de Hildegardia erythrosiphon (Baill.) Kosterm., qui est également présent dans la partie occidentale de Madagascar. L’écorce, qui est tendre et facile à couper, est utilisée pour fabriquer des modèles servant pour la sculpture du bois.
La décoction des parties aériennes se prend en médecine traditionnelle pour traiter les effets du paludisme.
Production et commerce international
Le bois est largement commercialisé à Madagascar. En 2000, le prix d’une pirogue monoxyle de Givotia madagascariensis était de US$ 40–110 sur les marchés locaux.
Propriétés
Le bois de cœur est blanchâtre et se démarque indistinctement de l’aubier atteignant 6 cm de large. Le fil est droit, le grain grossier. C’est un bois léger, avec une densité de 170–260 kg/m à 12% d’humidité. Il sèche à l’air très rapidement sans gauchissement. Les taux de retrait, du bois vert à anhydre, sont faibles, de 1,5–2,1% radialement et de 3,0–4,2% tangentiellement. Une fois sec, le bois est très stable en service.
A 12% d’humidité, le module de rupture est de 29–44 N/mm², le module d’élasticité de 2450–5100 N/mm², la compression axiale de 8–15 N/mm² et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 0,2. Le bois est facile à scier et à travailler, mais ne donne pas une jolie finition. Il n’est pas durable et les pirogues monoxyles doivent déjà être remplacées après 3–5 ans. Le bois est très facile à traiter avec des produits de conservation.
Lors d’un essai in vitro, les activités antiplasmodium des extraits de feuilles étaient négligeables. Plusieurs composés isolés de l’écorce, le cleistanthol, le sprucéanol et le 1,2-dihydroheudélotinol, ont montré des activités antitumorales significatives contre des lignées de cellules du cancer gastrique, du carcinome du foie et du cancer du sein.
Description
- Arbre caducifolié, de taille moyenne atteignant 30 m de haut ; fût dépourvu de branches sur 16 m, généralement droit, atteignant 120 cm de diamètre ; surface de l’écorce lisse, blanc jaunâtre, écorce interne granuleuse, jaune à orange, avec un peu d’exsudat rougeâtre ; cime relativement étroite ; rameaux courtement poilus à poils étoilés.
- Feuilles alternes, simples ; stipules absentes ; pétiole atteignant 17,5 cm de long, parfois avec des glandes ; limbe de 5,5–17 cm × 8–25 cm, faiblement à profondément 3–5-lobé, à lobes acuminés et irrégulièrement dentés, courtement poilu à poils étoilés rougeâtres ou blanchâtres au-dessous, glanduleux et à points translucides, (3–)5–7-palmatinervé à partir de la base.
- Inflorescence : panicule terminale ou axillaire.
- Fleurs unisexuées, régulières, 5-mères, blanchâtres ; lobes du calice légèrement inégaux ; pétales d’environ 5 mm de long, légèrement cohérents ; étamines jusqu’à 15, soudées à la base ; disque 5-lobé ; ovaire supère, 1–3-loculaire, style 2-lobé ; fleurs mâles sans ovaire, fleurs femelles sans étamines.
- Fruit : drupe charnue, globuleuse à largement ovoïde, de 1,5–2,5 cm de diamètre, indéhiscente, contenant 1 graine.
- Graines globuleuses, à albumen huileux.
Autres données botaniques
Le genre Givotia comprend 4 espèces, dont 1 est présente au Kenya et en Somalie, 1 en Inde et au Sri Lanka et 2 à Madagascar. Il est proche de Ricinodendron et Schinziophyton.
Ecologie
Givotia madagascariensis est présent dans les savanes arbustives sèches, les forêts décidues et les fourrés, du niveau de la mer jusqu’à 600(–800) m d’altitude.
Gestion
On a enregistré de fortes densités de Givotia madagascariensis par endroits ; en moyenne 37 tiges par ha dans certains villages de la région de Menabé, bien que les peuplements y déclinent rapidement.
Ressources génétiques
Givotia madagascariensis semble commun localement, en particulier au nord de son aire de répartition, mais il devient plus rare en direction du sud. Il existe des signes indiquant qu’il est menacé d’érosion génétique dans plusieurs régions. On a rapporté que les pêcheurs de Toliara doivent parcourir plusieurs centaines de kilomètres pour obtenir de grandes grumes appropriées pour les pirogues.
Perspectives
Le bois de Givotia madagascariensis restera probablement d’une importance locale, en particulier pour la fabrication de pirogues et d’embarcations traditionnelles. La surveillance des peuplements est fortement préconisée en raison de la demande élevée en bois par endroits.
Références principales
- Boiteau, P. & Allorge-Boiteau, L., 1993. Plantes médicinales de Madagascar. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 135 pp.
- Capuron, R., 1966. Etudes sur les essences forestières de Madagascar - Farafatse (Givotia madagascariensis Baillon - Euphorbiacées). CTFT, Antananarivo, Madagascar. 5 pp.
- Guéneau, P., Bedel, J. & Thiel, J., 1970–1975. Bois et essences malgaches. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 150 pp.
- Parant, B., Chichignoud, M. & Rakotovao, G., 1985. Présentation graphique des caractères des principaux bois tropicaux. Tome 5. Bois de Madagascar. CIRAD, Montpellier, France. 161 pp.
- Rakotovao, G., Rabevohitra, R., Gerard, J., Détienne, P. & Collas de Chatelperron, P., en préparation. Atlas des bois de Madagascar. FOFIFA-DRFP, Antananarivo, Madagascar.
Autres références
- Andriamiarinosy, M., 2004. Contribution à la conservation des espèces les plus vulnérables : Givotia madagascariensis Baillon, Gyrocarpus americanus Jacquin, Enterospermum madagascariensis Hiern, dans la région de Menabe central nord. Mémoire de fin d’études. ESS. Agronomiques. Département Eaux et Forêts, Antananarivo, Madagascar. 73 pp.
- Bemiasa, J., 2009. Dynamique des pêcheries traditionnelles d’anchois, de calmars et de poulpes du Sud-Ouest de Madagascar: utilisation d’outils océanographiques pour la gestion des ressources. Thèse Université de Toliara. 217 pp. + annexes.
- Covi, S., 1986. Ecological forest management in dense tropical dry forest. Schweizerische Zeitschrift für Forstwesen 137(6): 479–494.
- Radcliffe-Smith, A., 1968. An account of the genus Givotia Griff. (Euphorbiaceae). Kew Bulletin 22: 493.
- Rasoanaivo, P., Ratsimamanga-Urverg, S., Ramanitrahasimbolo, D., Rafatro, H. & Rakoto-Ratsimamanga, A., 1999. Criblage d’extraits de plantes de Madagascar pour recherche d’activité antipaludique et d’effet potentialisateur de la chloroquine. Journal of Ethnopharmacology 64: 117–126.
- Rasolofo, M.V., 1997. Use of mangroves by traditional fishermen in Madagascar. Mangroves and Salt Marshes 1: 243–253.
- Schatz, G.E., 2001. Generic tree flora of Madagascar. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 477 pp.
- Seddon, N., Tobias, J., Yount, J.W., Ramanampamonjy, J.R., Butchart, S. & Randrianizahana, H., 2000. Conservation issues and priorities in the Mikea Forest of south-west Madagascar. Oryx 34(4): 287–304.
Auteur(s)
- L.P.A. Oyen, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
- D. Louppe, CIRAD, Département Environnements et Sociétés, Cirad es-dir, Campus international de Baillarguet, TA C 105 / D (Bât. C, Bur. 113), 34398 Montpellier Cédex 5, France
Citation correcte de cet article
Oyen, L.P.A. & Louppe, D., 2011. Givotia madagascariensis Baill. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas.
Consulté le 17 avril 2026.
- Voir cette page sur la base de données Prota4U.
