« Magnolia champaca » : différence entre les versions
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*Joret, Charles, 1904, ''Les plantes dans l’Antiquité et au moyen âge''. Première partie, Les plantes dans l’Orient classique. | *Joret, Charles, 1904, ''Les plantes dans l’Antiquité et au moyen âge''. Première partie, Les plantes dans l’Orient classique. II. L’Iran et l’Inde. Paris, Bouillon. | ||
II. L’Iran et l’Inde. Paris, Bouillon. | |||
*Pierre, J.B. 1879-1899. ''Flore forestière de la Cochinchine.'' 5 volumes + index, Paris, Doin, 990 p. et 400 pl. | *Pierre, J.B. 1879-1899. ''Flore forestière de la Cochinchine.'' 5 volumes + index, Paris, Doin, 990 p. et 400 pl. | ||
Version du 10 mai 2018 à 08:24
Magnolia champaca
(L.) Baill. ex Pierre
| Ordre | Magnoliales |
|---|---|
| Famille | Magnoliaceae |
| Genre | Magnolia |
2n =
Origine :
sauvage et cultivé
| Français | |
|---|---|
| Anglais |
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Description
-
fleurs en fin de floraison
-
grappe de fruits
-
fleurs cueillies
Magnolia champaca et Magnolia alba sont tantôt considérés comme appartenant à la même espèce, tantôt comme étant deux variétés de la même espèce. C est un arbre de taille moyenne, voire un arbuste, aux feuilles lancéolées et aux fleurs axillaires solitaires, très odorantes dont les pétales à l’aspect cireux sont d’un blanc crémeux (variété alba) ou orange. Les fruits déhiscents dont les graines restent suspendues à un filament élastique, forment des grappes en bout de branche.
Noms populaires
| français | champaca |
| anglais | champac |
| chinois | hoa su nam |
| lao | ຈຳປີ ດອກ - champi dok ; ຈຳປາ ແດງ ດອກ - champa deng dok |
Michelia champaca, ou Magnolia champaca est très appréciée au laos pour ses fleurs parfumées. les Lao la nomment tiampi, du sanskrit champa nom commun de plusieurs plantes en Inde. Ce nom sanskrit a donné aussi en lao tiampa, le frangipanier, qui botaniquement n’a rien à voir avec le genre Magnolia. Mais la beauté et la fragrance des fleurs du frangipanier américain l’ont rapproché des magnolias asiatiques.
Classification
Magnolia champaca (L.) Baill. ex Pierre (1880)
basionyme :
- Michelia champaca L. (1753)
Cultivars
Histoire
Pierre pense que le Michelia champaka a été « introduit en basse Cochinchine à une époque très reculée, probablement au temps de l’établissement de la religion brahmanique au Cambodge ».
Usages
Cosmétiques
Les fleurs de ces arbres ont un parfum fort au point que Joret, qui s’est appliqué à rechercher dans les textes anciens quelles fleurs étaient plantées dans les jardins indiens ,fait cette remarque : « C’étaient des campakas aux grandes fleurs jaunes d’un parfum si pénétrant que les abeilles, dit-on, craignent d’en approcher ».
Mais ce parfum, qui peut être très suave, devient presque nauséeux quand les fleurs sèchent. Autant il est agréable de respirer, dans l’humidité du soir, en longeant le mur d’un jardin, le parfum de dok Tiampi, autant est rapidement insupportable l’odeur lourde et écœurante d’une fleur cueillie introduite dans la maison. Ces fleurs d’ailleurs une fois coupées, perdent de leur superbe et brunissent vite, ce qui les rend difficiles à manipuler dans les guirlandes par exemple.
En revanche on en extrait une huile essentielle aussi estimée que l’eau de rose ; les Indiennes en enduisent leur chevelure ; en Thaïlande on en fait des lotions pour le bain ; les Chinois en parfument certains de leurs thé. Le célèbre parfum JOY de Patou est à base de Michelia champaca.
Religion
Contrairement à l’île de Bali où, nous dit Renou, les fleurs de campaka sont sacrées, en Inde, comme au Laos, elles sont surtout célébrées dans la littérature. En Inde, elles sont l’une des cinq flèches du dieu de l’amour Kamadeva avec lesquelles il trouble les cinq sens et inspire la passion.
Médecine
Au Laos les michelia sont utilisées comme médicament : avec les feuilles on fait une décoction astringente employée en gargarisme contre les angines, les fleurs seraient un tonique cardiaque, l’écorce et les racines soigneraient les troubles des règles et feraient régresser la fièvre.
Références
- Joret, Charles, 1904, Les plantes dans l’Antiquité et au moyen âge. Première partie, Les plantes dans l’Orient classique. II. L’Iran et l’Inde. Paris, Bouillon.
- Pierre, J.B. 1879-1899. Flore forestière de la Cochinchine. 5 volumes + index, Paris, Doin, 990 p. et 400 pl.
- Renou, Louis & Filliozat, Jean, 1947-1985. Inde classique, Paris, Maisonneuve, 2 tomes.