Arisarum vulgare

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Arisarum vulgare
O. Targ. Tozz.

inflorescences
Ordre Alismatales
Famille Araceae
Genre Arisarum

2n =

Origine : Méditerranée

sauvage

Français capuchon de moine
Anglais friar's cowl


Résumé des usages
  • médicinal
  • tubercule aliment de disette


Description

  • plante herbacée vivace de 15-30 cm, glabre, à souche tubéreuse
  • feuilles ovales en coeur ou hastées-sagittées, à pétioles très longs, grêles, maculés
  • spathe de la grosseur du petit doigt, brune ou verdâtre, rayée de pourpre, tubuleuse-cylindrique jusqu'au milieu, courbée en capuchon et acuminée au sommet
  • spadice libre, grêle, à massue terminale nue, verdâtre, recourbée en avant et saillante au-dessus du tube
  • fleurs monoïques, contiguës, les mâles réduites à des étamines éparses, à filets courts et anthères à 1 loge
  • les femelles 3-5 unilatérales au fond de la spathe, à style conique et stigmate en tête
  • fruits en tête, verts, capsulaires, tronqués-hémisphériques, à 2-8 graines. (Coste)

Noms populaires

français capuchon de moine, gouet à capuchon
anglais friar's cowl, larus

Classification

Arisarum vulgare O. Targ. Tozz. (1810)

synonyme :

  • Arum arisarum L. (1753).

Histoire

Usages

Arisarum vulgare Targ. Aroideae. Mediterranean regions. In north Africa, the roots are much used in, seasons of scarcity. The root, which is not as large as our ordinary walnut, contains an acid juice, which makes it quite uneatable in the natural state. This is, however, removed by repeated washings and the residue is innoxious and nutritive [1].

  1. Hooker and Ball Marocco, Gt. Atlas 342. 1878.


Cette plante, consommée en cas de disette, a également des propriétés toxiques.

BOUQUET (1938) signale les très nombreux noms vernacu­laires arabes et berbères de cette espèce et indique que la population regroupe sous ces vocables les Arisarum (A. vulgare et A. simmorrhinum et les espèces du genre Arum. Il confirme par ailleurs, que c'est seulement en cas de disette, que la souche traçante est consommée, en mélange avec la farine de blé ou d'orge, après avoir été séchée et pilée.

GATTEFOSSÉ (1921) attribue à cette espèce et à A. simor­rhinum, consommées en cas de disette, une toxicité variable selon le procédé de préparation.

Dans la "Matière médicale marocaine" à propos de cette espèce confondue dans la dénomination arabe "luf" avec d'autres espèces dont : Arum hydrophilum Boiss. ssp. maurum (Arum hygrophilum Boiss.), A. italicum, A. vulgare (Arisarum vulgare ?) ; A. simmorhinum, RENAUD et COLIN (1934) ont rapporté à la fois l'utilisation de la souche pour l’alimentation humaine (mais uniquement en période de disette) et les risques d' intoxication consécutifs à cette ingestion. Deux références principales étayent leurs propos :

  • M. al Qâsin et M. al Gâssâni. - s.d. - Hadiqat al azhâr fi sârh mâhiyat al usb wa' l'aqqâr : m.s., de la Bibliothèque de Rabat, n°760.
  • LAOUST, E. 1920 - Mots et choses berbères. Paris, Challamel.

Références

Liens