Calotropis procera (Criquet)

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Phoenix dactylifera
Duranton, Foucart & Gay, Florule des biotopes du Criquet pèlerin, 2012
Glossonema boveanum
En hachuré, distribution géographique de l'espèce Calotropis procera selon la zonation écoclimatique de l’Afrique de l’Ouest et du Nord-Ouest (légende).


Calotropis procera (Aiton) W.T. Aiton

Famille : Asclepiadaceae

Basionyme : Asclepias procera Aiton (1789)

Synonymes : Asclepias gigantea Jacq., Calotropis inflexa Chiov. (1936)

Type physionomique : Arbre/arbuste ou ligneux haut

Description : Espèce ligneuse polymorphe (buisson, arbuste, voire même petit arbre) et largement répandue. Feuilles ovales, opposées, sans pétiole, grandes (parfois plus de 15 centimètres de large), rigides et cireuses. Fleurs grandes (2 à 3 centimètres de diamètre), réunies en corymbes ombelliformes latérales au sommet des tiges, de couleur blanche et violette. Fruit globuleux gonflé contenant de nombreuses graines noires à maturité, pourvues d’une aigrette soyeuse leur conférant une grande capacité de dissémination par le vent (anémochorie). Les pousses de l’année sont chlorophylliennes et peu lignifiées. Avec l’âge, le bois reste très léger (bois d’emballage amortissant les chocs et très facile à travailler), de couleur claire. L’écorce est blanc jaunâtre, subéreuse en plaque, crevassée sur les vieux individus. Les divers organes de la plante laissent exsuder un abondant latex blanc (toxique et irritant) à la moindre blessure.

Biogéographie : Espèce d’origine paléo-tropicale, largement répandue de la Côte d’Ivoire au Maroc.

Type biomorphologique de Raunkier : Micro-phanérophyte.

Port : Espèce ligneuse ou sous-ligneuse, se présentant généralement sous forme de buissons ou d’arbustes (parfois sub-annuels) mais pouvant former de petits arbres (vieux individus).

Préférences édaphiques : Espèce des sols alluviaux sablo-limoneux, tolérant la présence de graviers ou de cailloux.

Préférences hydriques : Espèce eury-xérophile.

Tolérance aux sels : Non.

Milieux : Cette espèce colonise les alluvions d’origine éolienne ou hydrique offrant de bonnes réserves hydriques. Son grand pouvoir de dispersion lui permet de constituer des faciès souvent temporaires (quelques années). Elle peut être considérée comme localement envahissante.


Espèces voisines : Par une observation superficielle, il est facile de confondre les germinations et les très jeunes plants de Calotropis et de Schouwia purpurea. La présence de latex chez Calotropis lève toute ambiguïté.

Références bibliographiques :

OZENDA P., 2004. – Flore et végétation du Sahara. 3ème éd. (mise à jour et augmentée). – CNRS : Paris. p. 370

QUÉZEL P. & SANTA S., 1962. – Nouvelle flore de l’Algérie et des régions désertiques méridionales. – Centre National de la Recherche Scientifique : Paris. p. 747

BARRY J.P. & CELLES J.C., 1991. – Flore de Mauritanie. – Institut Supérieur Scientifique de Nouakchott/Université de Nice (France). p. 29

Intérêt pour le Criquet pèlerin

L’espèce présente peu d’intérêt mais peut servir d’abri de façon occasionnelle. C’est par contre une des plantes hôtes de prédilection pour les espèces du genre Poekilocerus. Elles est présente dans de nombreux biotopes de reproduction.