Celtis zenkeri (AAC)
Celtis zenkeri Engl. - Nom pilote : Ohia à feuilles poilues

Caractères distinctifs
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Plantule
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Feuille et fruits
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Feuilles et fruits
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Tranche
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Base du tronc
L’ohia à feuilles poilues peut dépasser 40 m de hauteur et 1 m de diamètre. Le tronc, souvent irrégulier, développe de hauts contreforts minces et dressés se prolongeant sur le tronc en cannelures. La cime est plutôt dense. L’écorce est souvent claire, jaunâtre à beige devenant brun verdâtre, d’abord lisse, puis à écailles fines et irrégulières. La tranche de l’écorce est granuleuse et tendre, avec des cernes concentriques brun marron sur fond jaune orangé. Les jeunes rameaux sont couverts de poils denses fauves à jaunâtres. Les feuilles sont simples, alternes et distiques. Le limbe est elliptique (6-16 x 3-9 cm), ± asymétrique à la base et acuminé au sommet, assez mince, lisse au-dessus et pubescent en dessous, à bord entier ou rarement denté vers le sommet. Il a 3-4 paires de nervures secondaires très ascendantes, dont une paire partant de la base. Les nervures tertiaires sont très saillantes en dessous, plus claires que le limbe, parallèles entre elles et perpendiculaires à la nervure principale. Les petites inflorescences axillaires ont de minuscules fleurs à tépales verdâtres. Les fruits sont de petites drupes ovoïdes (± 1 cm de longueur), vertes devenant rouges, et contenant un noyau polygonal rugueux à graine unique. On pourrait confondre cette espèce avec l’ohia à feuilles glabres (Celtis mildbraedii) dont les feuilles sont plus coriaces, dentées, glabres ou presque et souvent munies de galles, avec des nervures tertiaires beaucoup moins marquées et non régulièrement parallèles. La nervation des feuilles rappelle également l’odou sika (Sparrea gomphophylla) dont le limbe est rugueux à la face supérieure et presque glabre.>
Plantule
La germination de l’ohia à feuilles poilues est épigée, phanérocotyle avec des cotylédons foliacés (1,5 x 1,5 cm), fortement échancrés au sommet, à base arrondie, à nervation « en cœur » et court pétiole (0,2-0,3 cm). L’hypocotyle, de 3-4 cm, est duveteux, ainsi que l’épicotyle de ± 1 cm. Les 2 premières feuilles sont simples et alternes, ainsi que les suivantes. Le limbe est ové, nettement denté sur plus de la moitié, à base arrondie, trinervée et ± asymétrique. Les 4-5 paires de nervures secondaires ascendantes et le réticulum assez dense sont saillants et duveteux roux en dessous.
Habitat et tempérament
L’ohia à feuilles poilues est une espèce semi-héliophile à héliophile, des forêts secondarisées semi- décidues, plus fréquente en périphérie du massif forestier. Il affectionne particulièrement les sols riches et bien drainés. Ses plantules sont observables dans le sous-bois mais demandent un ensoleillement plutôt important pour se développer.
Utilisation et statut de conservation
L’ohia à feuilles poilues est classé Préoccupation mineure (LC) sur la Liste Rouge de l’UICN. Le bois n’est qu’occasionnellement exploité industriellement. Il est localement utilisé pour la construction et comme bois de feu. En médecine traditionnelle au Nigeria, le bois permet de soigner les coupures et l’écorce est utilisée contre la toux, la fièvre, l’arthrite et comme analgésique. Cette espèce est néanmoins peu utilisée en Afrique centrale. En laboratoire, les feuilles et l’écorce ont montré une activité antioxydante.
Dispersion et interaction avec la faune
Les graines de l’ohia à feuilles poilues sont dispersées par les petits primates et les oiseaux qui consomment la chair des fruits. Les chimpanzés consomment les jeunes feuilles.
Phénologie
L’ohia à feuilles poilues est décidu et monoïque, son diamètre de fructification régulière est de 30 cm (en Ouganda).
Informations complémentaires
| Espèce | UICN | HVC | Fructification | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cam | Gab | RC | RCA | RDC | |||
| C. zenkeri Engl. | LC 2017 | 3-5 | 4-6 | 3-7, 9 | |||
| DME | 50 | 60 | 70 | 60 | |||
| (cm) | |||||||
Crédits
Texte de JF. Gillet, JL. Doucet, O. Lachenaud, B. Sonké, M. Simo-Droissart, N. Texier, R. Doucet. Photos de SB. Ango, E. Cagnati, JF. Gillet, B. Sonké.