Diospyros lycioides (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Fruit
Stimulant
Colorant / tanin
Médicinal
Bois d'œuvre
Fourrage
Auxiliaire
Fibre
Sécurité alimentaire


Diospyros lycioides Desf.


Protologue: Ann. Mus. Natl. Hist. Nat. 6: 448 (1805).
Famille: Ebenaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 30, 60

Noms vernaculaires

  • Plaqueminier élégant (Fr).
  • Bluebush, bluebush star-apple, red star-apple, monkey plum, African persimmon (En).

Origine et répartition géographique

Diospyros lycioides est présent en Afrique centrale, en Tanzanie méridionale, dans toute l’Afrique australe, y compris l’Afrique du Sud, le Lesotho et le Swaziland, mais pas dans les régions connaissant des précipitations en hiver. Il est parfois cultivé en Afrique du Sud et ailleurs sous les tropiques. En Australie, il s’est également naturalisé et est classé comme adventice.

Usages

Des morceaux de racine de Diospyros lycioides sont largement et généralement utilisés comme brosse à dent, et des morceaux de la tige sont utilisés de la même façon dans certaines régions. Le bois de petite taille est principalement adapté pour de petits éléments d’ébénisterie et sculptés tels que des boîtes à bijoux, des cuillers et des manches pour des outils et ustensiles. Parfois le bois sert à la construction de huttes, en particulier quand de petites branches sont requises. On l’utilise également pour des clôtures et comme carburant. Les feuilles sont une source d’alimentation importante pour les animaux domestiques et sauvages, bien qu’elles puissent gâter le lait des vaches. En Afrique australe, les fruits et graines sont consommés et servent également pour fabriquer de la bière. On fait aussi fermenter les fruits pour distiller de l’alcool. Les graines grillées et broyées étaient autrefois utilisées comme un succédané de café. On obtient un colorant brun jaunâtre à partir des racines, alors que l’écorce est utilisée pour le tannage des peaux. Au Botswana, le colorant est utilisé pour teinter les feuilles de palmier servant à la vannerie. La plante est mellifère. En Afrique du Sud et dans certaines parties d’Europe, Diospyros lycioides est planté dans les jardins et utilisé en aménagement paysager.

Les populations locales utilisent les racines en médecine. Elles sont mastiquées pour le traitement des rhumes et de la toux. En poudre ou en extrait, elles soignent les affections oculaires. Un mélange de racines grillées et réduites en poudre et de graisse de mouton forme un emplâtre contre les épines et sert à réduire les douleurs corporelles. On utilise la poudre d’écorce de racine comme abortif ; elle est également frottée dans des scarifications pour traiter la pneumonie ou les morsures de serpent. La décoction de racine est conservée en bouche pour calmer les maux de dents ou utilisée en gargarisme contre le mal de gorge, et elle est absorbée comme boisson contre la stérilité féminine, le sang dans les selles, les douleurs abdominales, les douleurs corporelles, les douleurs cardiaques et l’épilepsie. On la consomme également contre la dysménorrhée et elle fait partie d’un médicament contre les vomissements des bébés. La décoction de racine et les fruits crus seraient efficaces contre la tuberculose. En Afrique du Sud, des décoctions de racine mélangées avec celles de Cassia petersiana (Bolle) Lock et Euclea natalensis A.DC. sont consommées avec de la viande de mouton ou de chèvre pour traiter l’épilepsie et l’asthme.

Les Vendas utilisent Diospyros lycioides, mélangé avec une espèce de Gardenia, pour apaiser l’âme des jeunes hommes décédés avant le mariage. En temps de guerre, ils utilisent des parties de cet arbre mélangées avec des piquants de hérisson et du sang de céphalophe pour se protéger des ennemis. Au Zimbabwe et au Malawi, des morceaux de racine sont enterrés dans les coins des maisons comme protection contre la sorcellerie.

Production et commerce international

Les fruits sont vendus localement en Afrique australe. En Australie, Diospyros lycioides est une adventice soumise à quarantaine qui exige un contrôle avant d’entrer dans le pays. Il n’existe aucune restriction pour son importation aux Etats-Unis.

Propriétés

Mâcher les racines teinte les dents en jaune. Une étude sanitaire en Namibie a révélé que les utilisateurs de brosses à dents en Diospyros lycioides avaient moins de caries que les non-utilisateurs. Des analyses antérieures d’extraits de feuilles et de jeunes rameaux ont fait apparaître du lupéol et de l’acide ursolique. Il s’est avéré ultérieurement que des extraits au méthanol des rameaux inhibent le développement de plusieurs agents pathogènes oraux courants, dont Streptococcus mutans, Streptococcus sanguinis, Prevotella intermedia et Porphyromonas gingivalis, ce qui favorise leur utilisation comme bâtons à mâcher. On attribue les effets bactéricides à plusieurs hétérosides de naphtalène (appelés diospyrosides), aux hétérosides de bi-naphthalénone, et aux naphtoquinones (la juglone et la 7-méthyljuglone). La méthylnaphtazarine, la mamégakinone et la 8’-hydroxyisodiospyrine ont été identifiées dans un extrait au trichlorméthanol de poudre d’écorce de racine.

Le bois de cœur de Diospyros lycioides est rose-brun et distinct de l’aubier plus clair. Le bois est moyennement durable. Il est résistant à l’imprégnation et tend à gauchir s’il n’est pas empilé correctement et séché lentement. Il se scie proprement et retient bien les clous. Le rabotage permet un fini relativement lisse. La peinture et le vernis accrochent bien et il se colle fermement. Le bois se ponce et se polit bien. Les valeurs de résistance mécanique et de retrait sont inconnues. Le poids à 12% d’humidité est d’environ 750 kg/m³. La disponibilité de bois d’œuvre est limitée sur le marché en raison de sa petite taille.

La pulpe du fruit contient par 100 g : eau 78,0 g, énergie 296 kJ (71 kcal), protéines 0,9 g, lipides 0,1 g, glucides 16,5 g, fibres brutes 3,5 g, Ca 66,8 mg, Mg 39,7 mg, P 13,7 mg, Fe 1,0 mg, Zn 0,3 mg, thiamine 0,11 mg, riboflavine 0,09 mg, niacine 0,17 mg, acide ascorbique 45,2 mg (Wehmeijer, A.S., 1986). Les fruits ne sont pas très appréciés ; ils peuvent être légèrement toxiques pour les humains.

En Afrique du Sud, la valeur nutritionnelle des rameaux broutés a été analysée. Les feuilles contiennent 12–14 g de protéines brutes par 100 g de matière sèche, les rameaux 7,6 g lorsque le diamètre est de 2 mm, 4,6 g à 10 mm de diamètre et de moins en moins quand l’épaisseur augmente. Une autre analyse a indiqué que les feuilles contiennent par 100 g de matière sèche 12,5 g de protéines brutes et 54,4 g de fibres au détergent neutre (FDN), et les rameaux 5,7 g de protéines brutes et 64,2 g de FDN. On a enregistré des empoisonnements de moutons après la consommation de feuilles et de fruits. Des alcaloïdes ont été détectés dans les feuilles. Des extraits de tiges et de feuilles ont montré un effet anti-inflammatoire dose-dépendant par suppression des enzymes cyclo-oxyénases.

Les racines résistantes émoussent rapidement les charrues et autres outils.

Description

Arbuste ou petit arbre dioïque atteignant 7 m de haut, parfois bien plus petit ; fût parfois spinescent vers la base ; écorce grise, plus ou moins lisse. Feuilles groupées aux extrémités des rameaux, simples et entières ; pétiole de 3–15 mm de long ; limbe obovale à oblancéolé, de 1,5–8 cm × 0,5–3 cm, base cunéiforme, apex largement effilé à arrondi ou aigu, bord entier et étroitement enroulé par dessous, papyracé à coriace, au séchage vert terne ou gris-vert au-dessus, plus clair au-dessous, face inférieure à poils soyeux épars ou denses à l’état jeune, poils parfois persistants, en particulier sur les nervures, nervure médiane et nervures latérales non soulevées de façon prononcée, nervures secondaires en 5–6 paires. Fleurs solitaires à l’aisselle de feuilles ou de feuilles réduites vers la base de la pousse de l’année, de 8–15 mm de diamètre, retombantes, blanc crème, parfumées ; pédicelle mince, atteignant 3 cm de long ; calice jusqu’à 8 mm de long, profondément fendu en 5 lobes, à denses poils soyeux, lobes étroitement deltoïdes ou lancéolés-acuminés ; corolle atteignant 1 cm de long, campanulée, largement ouverte à la gorge, densément striguleuse à l’extérieur, lobée jusqu’au-dessous du milieu, lobes 5, ovales-oblongs, obtus ; fleur mâle à 10 étamines de 3–4,5 mm de long, à filets glabres et anthères étroitement lancéolés, apiculés, densément séteux, pistillode similaire au pistil fonctionnel mais à styles réduits et sans stigmates ; fleur femelle à 10 staminodes densément séteux de 1–2 mm de long, ovaire subglobuleux, de 2,5 mm × 2,5 mm, côtelé, tomentelleux, 6, 8 ou 10-loculaire, styles (3–)5, partie en commun pubérulente, ramifications glabres, se terminant en stigmate faiblement bi-lobé. Fruit : baie ovoïde ou globuleuse atteignant 2 cm × 1,5 cm, apiculée, rouge, devenant noire, duveteuse ou glabrescente, calice persistant accrescent, atteignant 1,5 cm de long, lobes étroitement deltoïdes et à terme fortement réfléchis, contenant 1–6 graines. Graines atteignant 13 mm de long, brunes, lisses.

Autres données botaniques

Diospyros est un grand genre pantropical d’environ 500 espèces d’arbres. La plupart sont originaires des tropiques, avec seulement quelques espèces s’étendant dans les régions tempérées. En Afrique tropicale, il y a environ 90 espèces, dont plusieurs produisent du bois d’œuvre précieux ou des fruits comestibles ; à Madagascar, il y a également environ 90 espèces. Les arguments phylogénétiques indiquent que la section Royena de Diospyros est un groupe distinct et monophylétique d’espèces étroitement apparentées. Il a été considéré comme un genre distinct, mais la plupart des spécialistes continue de le considérer comme une section de Diospyros.

Au sein de Diospyros lycioides, 4 sous-espèces se distinguent principalement grâce à la forme et la répartition des feuilles :

– subsp. lycioides (synonyme : Royena lycioides (Desf.) A.DC. ; nom vernaculaire : “Karoo bluebush”) : arbuste ou petit arbre atteignant 7 m de haut ; rameaux s’étalant à angles droits ou légèrement ascendants aux extrémités, parfois spinescents ; feuilles groupées vers les extrémités, limbe atteignant 4 cm × 1,5 cm, glabre ou légèrement velouté, nervures latérales non soulevées. Il est principalement présent au Botswana, au Zimbabwe et dans les zones sèches de Namibie et d’Afrique du Sud, en ripisylve et dans les fourrés à 600–1000(–2700) m d’altitude.

– subsp. guerkei (Kuntze) De Winter (synonyme : Royena guerkei Kuntze ; noms vernaculaires : “quilted bluebush”, “eastern bluebush”, “Natal bluebush”) : arbuste ou petit arbre atteignant 5 m de haut ; rameaux ascendants, non spinescents ; feuilles non groupées, limbe de 2–5 cm × 1–2 cm, à nervures distinctement réticulées. Il se rencontre au Botswana et au nord-est de l’Afrique du Sud, dans les milieux rocailleux, souvent associés à des affleurements de quartzite, du niveau de la mer jusqu’à 2150 m d’altitude.

– subsp. nitens (Harv. ex Hiern) De Winter (synonyme : Royena nitens Harv. ex Hiern ; nom vernaculaire : “silvery bluebush”) : petit arbuste à tiges multiples atteignant 1,5 m de haut ; limbe de la feuille petit, atteignant 2 cm × 1 cm, densément couvert de poils argentés. Il est présent au nord-est de l’Afrique du Sud, dans le bushveld sec et chaud, dans les savanes herbeuses et sur affleurements rocailleux, du niveau de la mer jusqu’à 1550 m d’altitude.

– subsp. sericea (Bernh.) De Winter (synonyme : Royena sericea Bernh. ; noms vernaculaires : “eastern bluebush”, “Kalahari star apple”, “hairy bluebush”, “Natal bluebush”) : arbuste ou petit arbre atteignant 7 m de haut ; rameaux habituellement ascendants, avec les feuilles insérées de façon plus ou moins uniforme sur toute leur longueur, rarement spinescents ; limbe de la feuille atteignant 8 cm × 3 cm, densément poilu. Il se rencontre depuis la région du Haut-Shaba en R.D. du Congo et l’Angola jusqu’en Namibie et dans la Province du Cap Oriental en Afrique du Sud. Il est présent du niveau de la mer jusqu’à 2000 m d’altitude dans le bush et les fourrés, en particulier sur les berges de cours d’eau et les termitières ainsi que dans les endroits rocailleux, parfois en lisière de ripisylve ou formant des fourrés secondaires après surpâturage.

Croissance et développement

La croissance initiale est rapide. Au Zimbabwe, les arbres produisent des fruits au bout de 4 ans. En Afrique australe, la floraison intervient en (août–)septembre–décembre (–avril), et la fructification en (novembre–)janvier–mai(–octobre). Les vieux fruits restent sur l’arbre jusqu’à la saison de floraison suivante. Diospyros lycioides est en feuilles toute l’année, avec quelques individus nus en hiver qui ont de nouvelles feuilles en septembre–novembre. L’espèce forme des fourrés à partir du système racinaire.

Ecologie

Diospyros lycioides est une des espèces ligneuses les plus largement réparties et écologiquement adaptables d’Afrique australe. On le trouve depuis le niveau de la mer jusqu’à 2700 m d’altitude et il est très fréquent en végétation ouverte, souvent le long des rivières ou sur les termitières. C’est un indicateur d’empiétement de la savane arbustive sur les pâtures en Afrique du Sud.

Multiplication et plantation

Les graines de Diospyros lycioides sont orthodoxes et se conservent bien. La multiplication est meilleure avec des graines trempées toute une nuit dans de l’eau chaude. La multiplication par bouturage est très difficile. Le poids de 1000 graines est de 90–140 g. Les semis exigent une exposition à l’ensoleillement direct, mais peuvent tolérer des conditions très froides. La dispersion naturelle des graines se fait principalement par les mammifères qui mangent les fruits.

Gestion

En Afrique australe, Diospyros lycioides est récolté dans les savanes boisées naturelles. En Afrique du Sud, il est également planté et entretenu dans les jardins familiaux. Les plantes sont espacées de 90–120 cm. Pincer les extrémités des jeunes rameaux donnera une plante buissonnante. L’arbre peut être recépé.

Dans les pâtures, Diospyros lycioides est contrôlé par débroussaillement puis par application d’herbicides sur les repousses. En Australie, l’importation de Diospyros lycioides est interdite, sauf pour subsp. sericea, qui peut être importée sous des conditions strictes.

Maladies et ravageurs

L’espèce est moyennement résistante aux termites, aux foreurs et aux attaques fongiques. La plante est l’aliment des chenilles du papillon Poecilmitis lycegenes. Comme d’autres espèces du genre, Diospyros lycioides est probablement sensible au champignon Pseudocercospora kaki qui provoque la cercosporose. Au Zimbabwe, les femelles de la cochenille Ceroplastes royenae attaquent Diospyros lycioides subsp. sericea.

Récolte

Les racines et les rameaux sont généralement récoltés dans la nature. Traditionnellement, la récolte de racines médicinales, par exemple au Zimbabwe, est supposée se faire d’un seul côté de l’arbre. Les fruits se récoltent à la main lorsqu’ils sont entièrement mûrs car les fruits immatures ont une forte teneur en tanins. La peau dure se rompt facilement à l’impact.

Rendement

Aucune donnée sur le rendement des racines ou des rameaux n’est disponible.

Traitement après récolte

Les racines à utiliser comme brosse à dent sont nettoyées et mastiquées en laissant l’écorce. La peau des fruits est fragile et les fruits doivent être manipulés avec soin. Ils peuvent fermenter et devenir aigres s’ils sont conservés plusieurs jours.

Ressources génétiques

Diospyros lycioides est une espèce répandue et vigoureuse qui peut devenir une adventice. Rien n’indique que l’espèce soit menacée d’érosion génétique.

Perspectives

Diospyros lycioides restera une importante source de bâtonnets à mâcher et de médicaments traditionnels. Il existe un besoin de recherche par des sociétés pharmaceutiques pour déterminer son potentiel médicinal, mais les indigènes qui utilisent la plante depuis de longues périodes devraient recevoir une juste compensation et des redevances. En même temps, il a été déclaré comme adventice en Australie et c’est un indicateur d’empiétement par la savane arbustive en Afrique du Sud ; son contrôle nécessitera une surveillance et des recherches. On a besoin d’études supplémentaires sur la taxinomie des quatre sous-espèces.

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Sources de l'illustration

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  • White, F., 1987. Ebenaceae. In: Bamps, P. (Editor). Flore d’Afrique centrale. Spermatophytes. Jardin botanique national de Belgique, Brussels, Belgium. 103 pp.

Auteur(s)

  • L. Mujuru, Bindura University of Science Education, Department of Environmental Science, P.B. 1020, Bindura, Zimbabwe

Consulté le 22 avril 2026.


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