Euclea divinorum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Épice / condiment
Colorant / tanin
Médicinal
Bois d'œuvre
Bois de feu
Ornemental
Fourrage


Fichier:Map Euclea divinorum.gif
répartition en Afrique (sauvage)
Fichier:Linedrawing Euclea divinorum.gif
1, rameau en fleurs ; 2, fleur mâle ; 3, fruits. Redessiné et adapté par Iskak Syamsudin
détail d'une plante (H. Brisse)
détail d'une plante (H. Brisse)

Euclea divinorum Hiern


Protologue: Trans. Camb. Phil. Soc. 12 : 99 (1873).
Famille: Ebenaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 30

Synonymes

  • Euclea keniensis R.E.Fr. (1925).

Noms vernaculaires

  • Magic gwarri, diamond-leaved euclea (En).
  • Mdaa, mdala, msirisha (Sw).

Origine et répartition géographique

Euclea divinorum est répandu du Soudan et de l’Ethiopie jusqu'à la Namibie, le Botswana et l’Afrique du Sud.

Usages

L’écorce d’Euclea divinorum est récoltée dans la nature et permet d’obtenir des teintures grand teint rouge-brun, et de tanner les cuirs et les peaux. La teinture est importante au Botswana par exemple, où l’on colore de diverses nuances de brun les lanières faites à partir de jeunes feuilles de palmier Hyphaene petersiana Mart. utilisées en vannerie. En fonction du temps pendant lequel les fibres à teindre sont mises à macérer dans le bain de teinture bouillant, la couleur obtenue peut varier du marron clair au marron foncé ou au noir. En Tanzanie et en Afrique australe, les racines sont écrasées et mises à bouillir afin de teindre les diverses fibres végétales utilisées dans le tressage des nattes et de leur conférer plusieurs nuances de brun et même de noir lorsqu’un mordant de boue riche en fer est appliqué après la teinture. Quand elles servent à teindre la laine, les racines donnent une large gamme de couleurs marron. Le cuir obtenu par tannage à l’écorce d’Euclea divinorum a une couleur rouge sombre due aux nombreuses naphtoquinones présentes dans la plante. L’écorce constitue une séduisante alternative à l’acacia noir (Acacia mearnsii De Wild.) et à d’autres écorces à tanins disponibles.

En Afrique de l’Est, l’infusion de l’écorce sert de condiment dans la préparation d’une soupe grasse au lait et à la viande. La partie mince et charnue du fruit est comestible, mais pas très savoureuse ; les fruits servent de laxatif léger, mais peuvent être un puissant purgatif. Les Ovambos Kwanyamas du nord de la Namibie utilisent les fruits pour teindre les fibres des paniers en violet et les font également bouillir pour obtenir une encre violette. Ils entrent dans le processus de fermentation de la bière. Racines et rameaux sont très appréciés en tant que brosses à dents et mâchées, les racines servent de désinfectant et de colorant rouge pour les lèvres et la bouche. En Afrique de l’Est, le bois est utilisé pour les manches d'outils et pour la sculpture, et comme bois de feu. En médicine traditionnelle, des extraits de racines et des racines séchées et pulvérisées permettent de traiter les troubles gastro-intestinaux, le cancer, les ulcères, les plaies, l’arthrite, les fausses couches, la jaunisse, les morsures de serpent et la gonorrhée. Les Shangaans appliquent des racines broyées sur la peau pour soigner la lèpre et pour soulager les maux de tête et de dents. Dans l'ouest du Kenya, Euclea divinorum est l’une des espèces utilisées dans le traitement du lait pour en accroître la digestibilité, la saveur et la conservation ; parfois, le lait ainsi traité peut être conservé plus d’un an sans tourner, ce qui est vital pour la sécurité alimentaire de la famille. En Ethiopie du sud-ouest, Euclea divinorum sert à purifier l’eau potable en incorporant des branches aux gourdes ou aux pots et en les y laissant macérer plusieurs heures. Parfois, Euclea divinorum sert d'arbre ornemental et d’ombrage.

Production et commerce international

L’écorce, les racines, les rameaux, les fruits et le bois d’Euclea divinorum sont ramassés dans la nature et commercialisés seulement localement ; ils n'entrent pas dans le commerce international. Les rameaux et les racines utilisés comme brosses à dents sont souvent vendus sur les marchés locaux.

Propriétés

L’écorce d’Euclea divinorum présente une forte teneur en tanins. Des analyses d’écorce récoltée en Tanzanie ont montré une teneur en phénols totaux de 122–148 mg/g, une teneur en phénols hydrosolubles de 77–87 mg/g et une teneur tannique (mesurée par précipitation protéinique) de 94–95 mg/g. Le rapport tanin / non tanin parmi les substances phénoliques extractibles est de 2,4 et est plus élevé que le potentiel tannique des acacias les plus prometteurs d’Afrique de l’Est. De l’écorce séchée, mise à bouillir pendant 1,5 heure dans de l’eau, a rendu un bain de tanin d’une force de 7 Bé (gravité spécifique (g.s.) de 1,0501, mesurée avec un hydromètre Baumé). Le meilleur résultat chez d’autres écorces disponibles sur place a été obtenu avec Acacia nilotica (L.) Delile qui n’a atteint que 3 Bé (g.s. de 1,0209). Pour le tannage, 2 Bé (g.s. de 1,0138) suffisent, mais l’avantage de la force supérieure atteinte par l’écorce d’Euclea divinorum est qu’il faut moins d’écorces pour tanner une quantité donnée de peaux et les transformer en cuir.

L’écorce de racine d’Euclea divinorum contient un mélange riche en colorants qui font de cette espèce un colorant grand teint intéressant, pouvant être utilisé avec ou sans sels métalliques comme mordants, les tanins déjà présents dans la plante jouant le rôle de mordant. Des recherches effectuées sur l’écorce de racine au Zimbabwe ont permis d’isoler des naphtoquinones ainsi que des naphtoquinones dimères et trimères : la 7-méthyljuglone (la juglone étant le principal colorant des noix, Juglans spp.), l’isodiospyrine, et des flavonoïdes qui ensemble contribuent aux propriétés tinctoriales de la plante. Des triterpénoïdes ont également été isolés. L’un des composés triterpénoïques ainsi que la 7-méthyljuglone ont montré une cytotoxicité à l’égard d’une gamme de lignées cellulaires plus étendue pour cette dernière que pour le premier. Des travaux de recherche en chimie sur les parties aériennes d’Euclea divinorum réalisés en Ethiopie ont permis d’isoler 4 composés flavonoïdes : la (+)-catéchine, des hétérosides d’aromadendrine, la quercétine et la myricétine.

Certains faits tendent à prouver que des rameaux d’Euclea divinorum utilisés comme brosses à dents non seulement nettoient les dents mais empêchent aussi les bactéries de s’y développer grâce à leur teneur élevée en polyphénols.

Le bois est blanc moucheté de brun, dense, dur et résistant. L’aubier est de couleur rose à crème, virant à l’abricot en cas d’exposition à l’air.

Description

  • Arbuste ou petit arbre sempervirent, dioïque, atteignant 6(–15) m de haut, glabre excepté pour les écailles peltées sur les rameaux, les feuilles et l'axe des inflorescences ; écorce allant du gris-brun, rouge-brun, mauve-gris pâle ou cannelle au noir, essentiellement rugueuse, présentant des fissures longitudinales irrégulières et superficielles, s’écaillant longitudinalement.
  • Feuilles opposées, simples ; pétiole de 4–6 mm de long ; stipules absentes ; limbe elliptique à rhomboïdal ou étroitement rhomboïdal-lancéolé, atteignant 12 cm × 4,5 cm, base arrondie à cunéiforme, apex arrondi à émarginé, bord souvent ondulé, coriace, pennatinervuré mais nervures généralement peu apparentes.
  • Inflorescence : fausse grappe axillaire, dense et contractée atteignant 1,5 cm de long, parfois par paires.
  • Fleurs unisexuées, régulières, 4–5-mères ; calice en coupe peu profonde avec des dents obtuses-triangulaires ; corolle en coupe profonde, avec des lobes blancs à jaune pâle ou saumon, à poils raides le long des nervures médianes ; fleurs mâles environ 3,5 mm de long, avec 10–17 étamines sur 2 rangées ; fleurs femelles plus petites, sans staminodes, ovaire jaune, à poils raides, 4-loculaire, styles 2.
  • Fruit : baie quelque peu globuleuse, charnue, de 5–7 mm de diamètre, brun-noir à violette, à poils blancs et courts, contenant habituellement 1 graine.
  • Graines globuleuses, de 4–5 mm de diamètre, présentant 3 lignes rayonnantes à partir de l’apex, brunes.

Autres données botaniques

Euclea comprend environ 12 espèces, son aire étant limitée à l’Afrique et à l’Arabie. C’est l’Afrique du Sud qui est la plus riche en espèces. Euclea divinorum est moins variable que d’autres espèces d’Euclea. Des spécimens intermédiaires entre Euclea divinorum et Euclea crispa (Thunb.) Gürke (synonyme : Euclea lanceolata E.Mey ex DC.) sont courants en Afrique australe et sont probablement des hybrides. Euclea crispa est utilisé pour la teinture des nattes et pour le tannage au Malawi (l’écorce de racine contient de la 7-méthyljuglone et 4 dimères de naphtoquinone), mais il est surtout employé en tant que plante médicinale. Euclea natalensis A.DC. (réparti du Kenya et de la R.D. du Congo jusqu’à l’Afrique du Sud) est utilisé comme colorant et tanin de la même façon qu’Euclea divinorum, mais sert essentiellement en médecine traditionnelle. Jusqu’à présent, les quinones isolées d’Euclea natalensis incluent la 7-méthyljuglone et la méthylnaphtazarine, des dimères de naphtoquinone (la diospyrine, l’isodiospyrine, la biramentacéone, la mamégakinone, la natalénone, la 8’-hydroxydiospyrine, l’euclanone) ainsi que 2 trimères, la galpinone et un autre composé de structure non encore complètement élucidée.

En vannerie au Botswana, outre Euclea divinorum, on utilise aussi l’écorce de Berchemia discolor (Klotzsch) Hemsl., des feuilles d’espèces d’Indigofera ainsi que des balles de Sorghum infestées de champignons pour teindre les fibres, ce qui permet d’obtenir respectivement des nuances de brun, de mauve et de rose.

Ecologie

Euclea divinorum est présent en savane arborée et arbustive, souvent sur des monticules de termites, mais également en forêt secondaire, en lisière de forêt sempervirente et sur les pentes rocailleuses, du niveau de la mer jusqu’à 2700 m d’altitude. Il est modérément tolérant aux métaux lourds : il tolère de fortes concentrations de nickel, mais seulement des taux de cuivre relativement faibles, et il devient souvent localement abondant sur les sols métallifères. Il est particulièrement courant sur des sols arsenicaux, qui sont souvent associés aux gisements ou aux filons aurifères, et on a pensé qu’il pourrait servir à indiquer la présence d’or. La dynamique successive des savanes d’Acacia-Euclea semble dépendre de leur pâturage par les grands mammifères. Les bosquets d’Euclea tendent à dominer dans les régions de savanes sans éléphants.

Multiplication et plantation

Bien qu’Euclea divinorum soit rarement cultivé, il peut être multiplié par drageons, par repiquage de jeunes plants ou par semis direct. On compte environ 30 000 graines/kg. Elles sont périssables et perdent leur viabilité en 2 mois environ. Elles germent rapidement, et aucun traitement préalable n’est nécessaire. Euclea divinorum rejette facilement et les drageons sont fréquents, poussant à quelque distance de l’arbre.

Gestion

Euclea divinorum a tendance à dominer les pâturages au détriment de la faune sauvage et du pastoralisme. Dans certaines situations, le problème ne peut être résolu que par l’emploi d’arboricides.

Traitement après récolte

Le bain de tanin est obtenue en faisant bouillir l’écorce d’Euclea divinorum dans l’eau jusqu’à obtention de la concentration désirée (à partir de 2 Bé = g.s. de 1,0138 et plus). Les cuirs et les peaux qui doivent être tannés sont traités avec l’extrait à température ambiante. Pour la teinture, les racines sont déterrées et battues pour écraser l’écorce. Il faut approximativement les mêmes quantités de racines fraîches et de feuilles de palmiers ou d’autres fibres. Les fibres et textiles à teindre sont simplement mis à macérer quelque temps dans la jusée bouillante, avant d’être séchés. Chez les Ovambos Kwanyamas du nord de la Namibie, les fruits mélangés à ceux de Berchemia discolor, sont écrasés et mis à bouillir avec des lanières de feuilles de palmiers, puis on fait macérer le mélange de un à plusieurs jours pour obtenir un colorant violet-brun qui servira à décorer les paniers. Employés seuls et sans mordant, ils donnent une couleur violette moins solide que le noir obtenu avec le mélange.

Ressources génétiques

Euclea divinorum est répandu en Afrique et n’est pas menacé d’érosion génétique. Localement, une exploitation effrénée de l’écorce et du bois pourrait le faire disparaître temporairement. Néanmoins, étant donné qu’il rejette et drageonne très facilement, Euclea divinorum est moins sensible à la surexploitation que l’acacia et son exploitation pourrait améliorer les pâturages.

Perspectives

Avec ses bonnes propriétés tannantes et médicinales, son intéressante composition tinctoriale et son puissant pouvoir de régénération, Euclea divinorum est une plante très utile et prometteuse, allant même jusqu’à bien se développer sur les sols pollués par des métaux lourds. Son écorce est considérée comme un tanin à fort potentiel, qui offre aux communautés rurales pastorales une alternative bon marché à l’écorce d’acacia noir. Dans les zones où son exploitation effrénée a provoqué localement son extinction (par ex. dans les centres de vannerie du Botswana), sa culture est recommandée.

Références principales

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Sources de l'illustration

  • White, F. & Verdcourt, B., 1996. Ebenaceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 51 pp.

Auteur(s)

  • P.M. Njuguna, P.O. Box 1995, Thika, Kenya

Citation correcte de cet article

Njuguna, P.M., 2005. Euclea divinorum Hiern. In: Jansen, P.C.M. & Cardon, D. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 22 avril 2026.


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