Guibourtia conjugata (PROTA)

De Pl@ntUse
Aller à la navigation Aller à la recherche
Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Colorant / tanin
Huile essentielle / exsudat
Bois d'œuvre


répartition en Afrique (sauvage)
coupe transversale du bois
coupe tangentielle du bois
coupe radiale du bois

Guibourtia conjugata (Bolle) J.Léonard


Protologue: Bull. Jard. Bot. Etat 19: 402 (1949).
Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)

Noms vernaculaires

  • Small false mopane, small bastard mopane, small mock mopane, small copalwood, tsotso tree (En).
  • Chacate, chacate-preto (Po).

Origine et répartition géographique

L’aire de répartition de Guibourtia conjugata s’étend en Zambie, au Zimbabwe, au Mozambique et dans le nord de l’Afrique du Sud.

Usages

Le bois sert essentiellement à la fabrication de poteaux de clôture, mais il convient également pour la parqueterie, le mobilier, la sculpture et le tournage. Au Mozambique, il est classé comme bois précieux. La résine semi-fossile, vendue sous le nom de “copal inhambane” ou de “copal du Mozambique”, sert de base à la fabrication de vernis.

Propriétés

Le bois de cœur, brun foncé avec des stries plus pâles, se distingue nettement de l’aubier jaunâtre pâle. Il est contrefil, le grain est fin. Les surfaces du bois sont assez lustrées. C’est un bois lourd, avec une densité de 950–1100 kg/m³ à 12% d’humidité, et dur. En dépit de sa densité, il sèche à l’air assez facilement et n’est pas difficile à travailler. Il se ponce en donnant un surfaçage lisse, et il se colle et se vernit bien. Des avant-trous sont nécessaires pour le clouage et le vissage. C’est un bois durable qui résiste très bien aux attaques des champignons et des insectes.

Description

  • Arbuste ou arbre de taille petite à moyenne atteignant 18 m de haut, caducifolié ; fût dépourvu de branches sur 12 m, jusqu’à 75 cm de diamètre ; surface de l’écorce assez lisse à écailleuse, grisâtre pâle à brun jaunâtre ; rameaux minces, à pubescence clairsemée.
  • Feuilles disposées en spirale, composées paripennées à 1 paire de folioles ; stipules de 3–4 mm de long, précocement caduques ; pétiole de 1–2 cm de long ; folioles presque sessiles, obliquement ovales, de 3–7(–9) cm × 2–4,5(–6,5) cm, arrondies à la base, normalement arrondies à l’apex, parfois aiguës, glabres, ponctuées de nombreux points translucides, à 3–4 nervures à partir de la base de la foliole.
  • Inflorescence : courte panicule axillaire ou terminale, garnie de poils courts ; bractées précocement caduques.
  • Fleurs bisexuées, presque régulières, blanchâtres, parfumées ; pédicelle de 1,5–2 mm de long ; sépales 4, légèrement inégaux, d’environ 6 mm × 2–4 mm, poilus à l’intérieur ; pétales absents ; étamines 10, libres, d’environ 6 mm de long ; ovaire supère, arrondi, d’environ 1 mm de diamètre, glabre, 1-loculaire, à stipe court, style d’environ 3 mm de long.
  • Fruit : gousse légèrement oblique, elliptique-oblongue, aplatie, de 3–4 cm × environ 2,5 cm, glabre, indéhiscente ou à déhiscence tardive, contenant 1 seule graine.
  • Graines largement elliptiques, aplaties, d’environ 2 cm de long, brun brillant, sans arille.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle pubescent ; cotylédons arrondis, foliacés.

Autres données botaniques

Guibourtia conjugata a une croissance lente. Les arbres fleurissent de novembre à janvier, les fruits mûrissent de juin à juillet.

Le genre Guibourtia comprend environ 14 espèces, toutes africaines, mais une seule est présente en Amérique tropicale. Le genre est apparenté à Hymenaea et à Peltogyne.

Ecologie

Guibourtia conjugata se rencontre dans la forêt et la savane boisée sèche, souvent dans des endroits rocailleux et en bord de rivière, du niveau de la mer jusqu’à 1500 m d’altitude. Il préfère les sols sablonneux et profonds.

Ressources génétiques

Il semble peu probable que Guibourtia conjugata souffre d’érosion génétique car il est à la fois plutôt répandu et a des usages limités. Au Mozambique, il est protégé par la loi.

Perspectives

Guibourtia conjugata est méconnu, mais il ne semble pas avoir d’avenir en tant qu’essence à bois d’œuvre plus importante d’un point de vue commercial à cause du nombre relativement faible d’arbres présents sur l’ensemble de son aire de répartition, de la taille relativement réduite de son fût, et de ses taux de croissance apparemment faibles.

Références principales

  • Brummitt, R.K., Chikuni, A.C., Lock, J.M. & Polhill, R.M., 2007. Leguminosae, subfamily Caesalpinioideae. In: Timberlake, J.R., Pope, G.V., Polhill, R.M. & Martins, E.S. (Editors). Flora Zambesiaca. Volume 3, part 2. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 218 pp.
  • Coates Palgrave, K., 1983. Trees of southern Africa. 2nd Edition. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 959 pp.
  • Storrs, A.E.G., 1979. Know your trees: some of the common trees found in Zambia. Forest Department, Ndola, Zambia. 380 pp.
  • van Wyk, B.E. & Gericke, N., 2000. People’s plants: a guide to useful plants of southern Africa. Briza Publications, Pretoria, South Africa. 351 pp.

Autres références

  • Hyde, M.A. & Wursten, B., 2010. Guibourtia conjugata. [Internet ] Flora of Zimbabwe. http://www.zimbabweflora.co.zw/ speciesdata/ species.php?species_id=126580. October 2010.
  • Léonard, J., 1950. Notulae systematicae IX. Nouvelles observations sur le genre Guibourtia (Caesalpiniaceae). Bulletin du Jardin botanique de l'Etat (Bruxelles) 20(2): 269–284.
  • Palmer, E. & Pitman, N., 1972–1974. Trees of southern Africa, covering all known indigenous species in the Republic of South Africa, South-West Africa, Botswana, Lesotho and Swaziland. 3 volumes. Balkema, Cape Town, South Africa. 2235 pp.
  • Richter, H.G. & Dallwitz, M.J., 2000. Commercial timbers: descriptions, illustrations, identification, and information retrieval. [Internet]. Version 4th May 2000. http://biodiversity.uno.edu/delta.htm. October 2010.
  • Ross, J.H., 1977. Fabaceae, subfamily Caesalpinioideae. In: Ross, J.H. (Editor). Flora of southern Africa. Volume 16, part 2. Botanical Research Institute, Department of Agricultural Technical Services, Pretoria, South Africa. 142 pp.
  • Schmidt, E., Lötter, M. & McCleland, W., 2002. Trees and shrubs of Mpumalanga and Kruger National Park. Jacana Publishers, Johannesburg, South Africa. 702 pp.
  • Storrs, A.E.G., 1982. More about trees: a sequel to "Know your trees". Forest Department. Ndola, Zambia. 127 pp.
  • van Wyk, B. & van Wyk, P., 1997. Field guide to trees of southern Africa. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 536 pp.
  • Watt, J.M. & Breyer-Brandwijk, M.G., 1962. The medicinal and poisonous plants of southern and eastern Africa. 2nd Edition. E. and S. Livingstone, London, United Kingdom. 1457 pp.

Auteur(s)

  • E.A. Obeng, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

Citation correcte de cet article

Obeng, E.A., 2011. Guibourtia conjugata (Bolle) J.Léonard. In : Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. Consulté le 16 septembre 2026.


  • Voir cette page sur la base de données Prota4U.