Hilaf (Maïmonide)

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393. Hilāf. Saule.

C'est aṣ-ṣafṣāf et as-sindār et al-ġarab et as-sawḥar et as-sāliǧ.

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[Théophr. III 13, 7 ; Diosc. I 104 ; Sérap. 86 ; I B 816 ; Tuḥfa 412 et 438 ; 'Abd ar-Razzāq 637, 680 et 912 ; Issa 1602, 6, 8,13 ; Loew III 322-338 ; Ibn 'Awwâm I 375-377.]

En Egypte, le nom ẖilāf désignait le saule égyptien (Salix ægyptiaca L.) qui fut décrit encore au XVIIIe siècle par Forskål, mais paraît avoir disparu depuis son époque ; il existe encore en Syrie. Şafṣāf est le nom de Salix Safsaf Forsk. qu’on trouve le long des canaux, surtout dans le delta du Nil (Ramis 60 et suiv.). Ġarab est le nom de Salix babylonica L., qu'on rencontre aussi en Egypte [1]. Sindār est probablement une mauvaise lecture pour sabīdār, forme arabe du persan sapīd-dār ("arbre blanc"), qui désigne aussi bien l'osier blanc (Salix alba L.) que le peuplier blanc (Populus alba L., Salicacées) (Vullers II 216). Sawḥar est un nom arabe signifiant "saule" qui est donné par le Qāmūs (Freyt. II 290), mais manque dans la plupart des dictionnaires. Sāliǧ est la transcription arabe-espagnole du latin salix (Simonet 579) ; en castillan moderne salice. L’écorce des jeunes branches des différentes especes de Salix renferme un principe tonique et fébrifuge : la salicine. Une étude très approfondie sur Salix ægyptiaca avec une bibliographie complète a récemment paru en Suède [2]. D'après cette publication, le pays d origine de l’arbre est la Perse, où il porte le nom de bīd-mušk (= "saule musqué").

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  1. Ce nom, dérivé d’une racine sémitique (ערבה ’arābāh de la Bible), désignait d’abord le peuplier de Mésopotamie (Populus euphratica Ol.) ; plus tard il désigna des osiers.
  2. Bj. Floderus, Salix ægyptiaca L. Eine historisch-taxonomische Studie, dans Arkiv för Botanik (K. Svenska Vetenskapsakademien), vol. XXV a, n° 11.