Laportea mooreana (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Légume
Fibre
Sécurité alimentaire


Laportea mooreana (Hiern) Chew


Protologue: Gard. Bull. Sing. 21: 201 (1965).
Famille: Urticaceae

Synonymes

  • Fleurya mooreana (Hiern) Rendle (1917).

Origine et répartition géographique

L’aire de répartition de Laportea mooreana s’étend du nord du Nigeria jusqu’en Ouganda et en Tanzanie, et vers le sud jusqu’en Angola, au Zimbabwe et au Mozambique.

Usages

La plante produit une fibre qui sert à fabriquer des cordages et de la ficelle au Cameroun. Jadis, Laportea mooreana était cultivé pour sa fibre sur le plateau de Mambila (Nigeria), en particulier pour la production de filets de pêche. En R.D. du Congo, la feuille bouillie se consomme comme condiment, et la jeune feuille se mange cuite avec des bananes.

Propriétés

La plante a des poils urticants dont le contact est douloureux.

Description

Plante herbacée annuelle, légèrement ramifiée, atteignant 1–2 m de haut ; tige plus ou moins ligneuse à la base, poilue, souvent à poils urticants de 1–2 mm de long sur des protubérances de 1–2 mm de haut ; écorce externe habituellement pâle, verdâtre à brunâtre. Feuilles alternes, groupées vers le haut de la tige, simples ; stipules lancéolées, soudées sur près de la moitié de leur longueur, atteignant 1 cm de long, avec quelques poils raides sur les nervures ; pétiole de 1,5–15(–17) cm de long, glabre, mais partie distale le plus souvent densément couverte de poils urticants dressés ; limbe largement ovale à triangulaire, de 4,5–20 cm × 3–18 cm, base tronquée à presque cordée, apex acuminé à caudé, bord grossièrement denté, avec sur chaque côté 8–18 dents de 6–15 mm × 6–15 mm, papyracé, surface supérieure à poils urticants disséminés et concrétions minérales punctiformes, surface inférieure glabre à poilue sur les nervures, sur lesquelles on trouve souvent des poils urticants dressés, nervures latérales en 2–8 paires. Inflorescence unisexuée ou bisexuée, paniculée, solitaire à l’aisselle des feuilles supérieures, atteignant 44 cm × 10 cm, à 10–20 ramifications latérales, axes comportant souvent des poils urticants dressés ; pédoncule de 2–5 cm de long. Fleurs unisexuées ; fleurs mâles en inflorescences distinctes à l’aisselle des feuilles inférieures ou dans la partie inférieure des inflorescences bisexuées, 4-mères, pédicelle d’environ 1 mm de long, périanthe de 1–1,5 mm de diamètre, parfois à poils urticants ; fleurs femelles en inflorescences à l’aisselle des feuilles supérieures ou dans la partie supérieure des inflorescences inférieures, pédicelle d’environ 0,5 mm de long, tépales 4, dont 1 parfois réduit, inégaux, tépales latéraux d’environ 1 mm de long, tépale dorsal légèrement plus court, ovaire supère, 1-loculaire, stigmate linéaire. Fruit : akène ovoïde de 1–1,5 mm × 1 mm, sessile à légèrement stipité, comprimé latéralement, à arête entourant une dépression verruqueuse sur les faces aplaties, disséminé avec le périanthe.

Le genre Laportea comprend 22 espèces, dont la plupart en Afrique et à Madagascar. Plusieurs espèces sont utilisées pour leurs fibres, comme légumes, ainsi qu’en médecine traditionnelle.

Ecologie

Laportea mooreana est présent à 900–1600 m d’altitude, en sous-étage de la forêt pluviale, dans la végétation riparienne, sur les rochers humides de la forêt claire ou de la savane arborée, et comme plante rudérale dans les terrains vagues.

Ressources génétiques

Etant donné sa vaste répartition et la diversité de ses milieux, Laportea mooreana ne semble pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Laportea mooreana continuera à être utilisé localement pour ses fibres et comme légume. On manque toutefois de précisions quant à ses propriétés, ce qui complique l’évaluation de ses perspectives. En outre, la présence des poils urticants rend les manipulations de la plante difficile.

Références principales

  • Burkill, H.M., 2000. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 5, Families S–Z, Addenda. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 686 pp.
  • Chew, W.L., 1967. A monograph of Laportea (Urticaceae). Gardens’ Bulletin Singapore 25: 111–178.
  • Friis, I., 1989. Urticaceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 64 pp.
  • Friis, I., 1991. Urticaceae. In: Launert, E. & Pope, G.V. (Editors). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 6. Flora Zambesiaca Managing Committee, London, United Kingdom. pp. 79–116.

Autres références

  • Keay, R.W.J., 1958. Urticaceae. In: Keay, R.W.J. (Editor). Flora of West Tropical Africa. Volume 1, part 2. 2nd Edition. Crown Agents for Oversea Governments and Administrations, London, United Kingdom. pp. 616–623.
  • Letouzey, R., 1968. Urticaceae. Flore du Cameroun. Volume 8. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. pp. 67–216.
  • Terashima, H. & Ichikawa, M., 2003. A comparative ethnobotany of the Mbuti and Efe hunter-gatherers in the Ituri forest, Democratic Republic of Congo. African Study Monographs 24(1–2): 1–168.

Auteur(s)

  • M. Brink, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 17 septembre 2026.


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