Macaranga capensis (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Médicinal
Bois d'œuvre
Bois de feu
Auxiliaire
Changement climatique


Macaranga capensis (Baill.) Sim


Protologue: Forest fl. Cape : 314, t. 139 (1907).
Famille: Euphorbiaceae

Synonymes

Macaranga kilimandscharica Pax (1895), Macaranga neomildbraediana Lebrun (1934).

Noms vernaculaires

River macaranga, spiny macaranga, swamp poplar, wild poplar (En). Mkalanga, mlanga-makelele, mbawa (Sw).

Origine et répartition géographique

L’aire de répartition de Macaranga capensis s’étend du Soudan et de l’Ethiopie jusqu’au Zimbabwe, au Mozambique et à l’Afrique du Sud.

Usages

Le bois est utilisé pour la construction légère, la confection de madriers, de mobilier bas de gamme, d’étuis à couteau, de caisses et de cageots, de ruches, de xylophones, de citernes et de tabourets, et comme bois de feu.

Macaranga capensis est planté comme arbre d’ombrage dans les plantations de caféier et pour la conservation du sol. Au Burundi, les feuilles sont consommées comme légume. La décoction de feuilles s’emploie comme médicament en cas de maux d’estomac. La décoction de racines bouillies sert à traiter la toux et les rhumes, et l’extrait de racine soigne la bilharziose. Les feuilles servent à soigner les allergies. Dans le nord-ouest de l’Ethiopie, on met un morceau broyé de racine fraîche dans la bière locale, et on en boit une tasse en cas de stérilité masculine. Au Zimbabwe, les racines réduites en poudre font office d’aphrodisiaque. Les fleurs, odorantes, sont mellifères.

Production et commerce international

Le bois de Macaranga capensis est vendu sous les noms de “muhaa”, “mukuhakula”, “muhoti” et “omuburashasha”. Aucune statistique commerciale n’est disponible.

Propriétés

Le bois de cœur rose à grisâtre, à rayures brun foncé, se distingue nettement de l’aubier blanc et étroit. Le fil est généralement droit, le grain moyen.

C’est un bois léger, avec une densité de 360–500 kg/m³ à 12% d’humidité. Il a tendance à se fendre en séchant à l’air. Les taux de retrait sont assez faibles, de l’état vert à anhydre ils sont d’environ 2,3% dans le sens radial et de 6,0% dans le sens tangentiel. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 67 N/mm², la compression axiale de 41 N/mm², la dureté Janka de flanc de 3115 N et la dureté Janka en bout de 3780 N.

Le bois est assez facile à scier et à travailler. Il tient bien les clous et les vis. Il se colle facilement, mais il est impropre au déroulage à l’exception de l’âme du contreplaqué. Il n’est pas durable, puisqu’il ne dure pas plus d’1 an lorsqu’il est en contact avec le sol. Il est exposé aux attaques des champignons du bleuissement et sensible à celles des termites, des térébrants du bois sec et des térébrants marins. On peut facilement l’imprégner de produits de conservation.

Un extrait à l’acétone des feuilles a montré une nette activité antibactérienne avec une valeur CMI de 0,03 mg/ml.

Description

Arbre de taille petite à moyenne atteignant 30 m de haut, dioïque ; fût dépourvu de branches sur 12 m, normalement droit, jusqu’à 60(–100) cm de diamètre, souvent cannelé près de la base, parfois pourvu de contreforts ; surface de l’écorce lisse, gris pâle à brun pâle, souvent à taches horizontales ; cime étalée, quelque peu aplatie ; jeunes rameaux recouverts de poils denses rouille-brun, devenant à terme glabres. Feuilles alternes, simples et habituellement entières ; stipules lancéolées, de 1–2 cm de long ; pétiole de (2–)10–20(–30) cm de long, à pubescence blanchâtre ; limbe pelté ou non, largement ovale à ovale triangulaire, de (6–)10–30(–40) cm × (4–)10–20(–30) cm, arrondi à superficiellement cordé à la base, courtement acuminé à l’apex, papyracé à finement coriace, à 2 glandes basales, glabre ou pubescent au-dessous, pennatinervé à 7–11 paires de nervures latérales. Inflorescence : panicule axillaire, à poils courts ; inflorescence mâle de 8–10(–14) cm de long, avec des axes en zigzag vers l’apex, comportant 20–30 fleurs ; inflorescence femelle de (2,5–)5–12 cm de long, avec des axes droits, comportant 3–5 fleurs. Fleurs unisexuées, régulières, 2–3(–4)-mères, dépourvues de pétales ; fleurs mâles subsessiles, lobes du calice ovales, d’environ 0,5 mm de long, crème verdâtre, étamines libres, d’environ 1 mm de long ; fleurs femelles à pédicelle court, calice fendu en lobes d’environ 0,5 mm de long, verdâtres, ovaire supère, presque globuleux, de 1–1,5 mm de long, normalement 1-loculaire, style court. Fruit : capsule presque globuleuse de 3–6 mm de diamètre, glanduleuse mais devenant lisse, vert jaunâtre, déhiscente par 2 valves, contenant normalement 1 graine. Graines presque globuleuses, de 2,5–3 mm de diamètre, à tégument charnu rougeâtre ou pourpre foncé.

Autres données botaniques

Le genre Macaranga comprend quelque 280 espèces, dont près d’une quarantaine sont présentes en Afrique tropicale.

Macaranga conglomerata

Macaranga conglomerata Brenan est un arbre de taille moyenne, atteignant 30 m de haut, proche de Macaranga capensis, mais qui en diffère par ses inflorescences à long pédicelle. Il se cantonne aux parties élevées des Monts Taita au Kenya et du district du Lushoto au nord-est de la Tanzanie. Le bois, dont la densité atteint 415–480 kg/m³ à 12% d’humidité, a des usages semblables à ceux de Macaranga capensis, et s’emploie également comme bois de feu et arbre d’ombrage.

Macaranga vermoesenii

Macaranga vermoesenii De Wild. est un arbre de taille moyenne dont le fût atteint 50 cm de diamètre, connu au Congo et en R.D. du Congo. Dans l’est de la R.D. du Congo, son bois est utilisé en construction sous forme de poteaux et comme bois de feu.

Macaranga malgaches

A Madagascar, une dizaine d’espèces de Macaranga ont été recensées. Un certain nombre d’entre elles partagent le nom vernaculaire de “mokorana”, en référence au bois blanchâtre et léger très prisé pour la confection de pirogues monoxyles et de pagaies. Macaranga alnifolia Baker, Macaranga ferruginea Baker, Macaranga oblongifolia Baill. et Macaranga obovata Boivin ex Baill. sont toutes fréquemment employées pour fabriquer des pirogues. L’imprégnation avec des produits de conservation est recommandée lorsque le bois est utilisé en construction car il est périssable. Toutes espèces confondues, les feuilles de toutes ces espèces malgaches sont écrasées et employées en médecine. Elles sont administrées aux enfants en cas de rhumes et de toux. Des fruits de Macaranga alnifolia, on a isolé des stilbènes et des flavonoïdes, qui sont intéressants d’un point de vue pharmacologique, puisqu’ils présentent des propriétés inhibitrices de la division cellulaire.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes. Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 27 : ponctuations intervasculaires grandes ( 10 μm) ; (30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon) ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; (32 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations horizontales (scalariformes) à verticales (en balafres)) ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 46 : 5 vaisseaux par millimètre carré ; 47 : 5–20 vaisseaux par millimètre carré. Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 68 : fibres à parois très fines ; (69 : fibres à parois fines à épaisses). Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; 78 : parenchyme axial juxtavasculaire ; (79 : parenchyme axial circumvasculaire (en manchon)) ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale ; 94 : plus de huit cellules par file verticale. Rayons : 97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules) ; (102 : hauteur des rayons > 1 mm) ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; (109 : rayons composés de cellules couchées, carrées et dressées en mélange) ; 113 : présence de cellules des rayons avec parois disjointes ; 116 : 12 rayons par mm. Inclusions minérales : 144 : présence de macles ; 145 : macles dans les cellules du parenchyme des rayons ; 148 : macles dans les cellules cloisonnées.

(P. Mugabi, P.E. Gasson & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Macaranga capensis a une croissance rapide, est exigeant en lumière et résiste aux incendies. Il se comporte en essence pionnière et s’enracine après une perturbation. Sur des sols bien drainés et riches, dans les endroits où la pluviométrie est supérieure à 1500 mm par an, il produit de belles quantités de bois de feu au bout de 3–4 ans. Au Rwanda, les graines de Macaranga capensis peuvent représenter 30–35% de l’apport alimentaire total pour 2 espèces de singes (Cercopithecus spp.) à certaines périodes de l’année. Les fruits secs restent sur l’arbre, les singes évitant de les consommer tant qu’ils disposent de suffisamment de fruits frais et succulents en provenance d’espèces qu’ils préfèrent. Les tiges de Macaranga produisent des cristaux de cire filiformes, ce qui les rend glissantes et impraticables pour les insectes à l’exception d’espèces de fourmis connues sous le nom de “wax runners” (fourmis qui courent sur la cire).

Ecologie

Macaranga capensis est fréquent dans la forêt sempervirente mixte sub-montagnarde et montagnarde, dans les parcelles de forêts de la savane herbeuse, dans les forêts en régénération et en lisière de forêts, jusqu’à 3000 m d’altitude, voire plus bas dans la ripisylve. Au Kenya, il est localement dominant dans la forêt de montagne, associé à Ocotea usambarensis Engl., Juniperus et Podocarpus spp., mais on peut également le rencontrer dans la forêt pluviale du zone littorale au-dessus de 300 m d’altitude.

Multiplication et plantation

En Ouganda, on a remarqué que Macaranga capensis se régénérait abondamment dans la forêt secondaire, dans les trouées forestières et en bordure des forêts. En général, on ramasse les graines sur le sol, puis on les sème sans traitement préalable en pépinière ou bien directement au champ.

Traitement après récolte

Il est recommandé de traiter les grumes avec des produits de conservation immédiatement après la coupe afin d’éviter les pertes dues au bleuissement.

Ressources génétiques

Macaranga capensis est assez répandu et se rencontre dans les milieux perturbés. Dès lors, il n’est pas menacé d’érosion génétique. Il ne semble pas y avoir de collection systématique de matériel génétique ni de programme de conservation.

Sélection

A ce jour, aucun travail de sélection n’a été entrepris. Les principaux critères de sélection seraient des fûts longs et rectilignes destinés à la production de bois d’œuvre.

Perspectives

La polyvalence et la rapidité de croissance de Macaranga capensis et autres espèces de Macaranga les rendent intéressantes dans le cadre d’une utilisation locale renforcée, notamment dans les plantations agroforestières d’altitude, par ex. comme arbres d’ombrage dans les plantations de caféier. Il conviendrait de mettre en œuvre des modes de conduite judicieux en vue d’optimiser leur production.

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Sources de l'illustration

  • Dale, I.R. & Greenway, P.J., 1961. Kenya trees and shrubs. Buchanan’s Kenya Estates Limited, Nairobi, Kenya. 654 pp.
  • Palmer, E. & Pitman, N., 1972–1974. Trees of southern Africa, covering all known indigenous species in the Republic of South Africa, South-West Africa, Botswana, Lesotho and Swaziland. 3 volumes. Balkema, Cape Town, South Africa. 2235 pp.

Auteur(s)

  • L. Jimu, Forestry Unit, Department of Environmental Science, Bindura University of Science Education (BUSE), P.B. 1020, Bindura, Zimbabwe

Citation correcte de cet article

Jimu, L., 2012. Macaranga capensis (Baill.) Benth. ex Sim. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. Consulté le 23 avril 2026.


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