Margaritaria discoidea (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Fruit
Glucides / amidon
Médicinal
Bois d'œuvre
Bois de feu
Ornemental
Fourrage
Auxiliaire
Fibre
Sécurité alimentaire


Margaritaria discoidea (Baill.) Webster


Protologue: Journ. Arn. Arb. 48: 311 (1967).
Famille: Euphorbiaceae (APG: Phyllanthaceae)

Synonymes

Phyllanthus discoideus (Baill.) Müll.Arg. (1863).

Noms vernaculaires

Common pheasant-berry, bushveld peacock-berry (En). Mjangari (Sw).

Origine et répartition géographique

Margaritaria discoidea est étendu, son aire de répartition s’étendant du Sénégal et de la Guinée jusqu’en Ethiopie et au Kenya, et vers le sud jusqu’en Namibie, au Botswana, au Zimbabwe, au Mozambique, au nord de l’Afrique du Sud et au Swaziland.

Usages

Le bois de Margaritaria discoidea est employé localement, principalement en construction sous forme de poteaux, de madriers et de bardeaux, en parqueterie, en menuiserie générale, pour les boiseries intérieures, les jouets et les égouttoirs. Il se prête à la construction nautique, à l’ébénisterie, à la sculpture, au tournage, au placage et au contreplaqué. On s’en sert également de bois de feu et pour la production de charbon de bois.

On fabrique un sel végétal à partir des cendres du bois. En Côte d’Ivoire et au Ghana, les jeunes pousses font office de bâtonnets à mâcher. Plusieurs parties de la plante sont employées en médecine traditionnelle sur l’ensemble du continent africain. En Afrique de l’Ouest, on mâche souvent l’écorce filamenteuse et fibreuse comme purgatif et aphrodisiaque, et contre les maux de dent et d’estomac ; on se frictionne le corps de poudre d’écorce en cas de fièvre. En Afrique centrale, la décoction d’écorce s’applique sur la peau comme stimulant et tonique, et se prescrit pour soulager les douleurs post-partum et pour soigner les furoncles. Au Malawi, la poudre d’écorce s’applique sur les œdèmes et les inflammations, et on utilise une pâte faite de cendres d’écorce, de sel local et d’huile de palme en pommade topique pour calmer les douleurs lombaires. En Tanzanie, la décoction de racine soigne la schistosomose, la gonorrhée, la diarrhée et les abcès indurés, et, additionnée de jus de feuilles, fait office d’antipaludéen. En R.D. du Congo, la décoction d’écorce sert à soulager les problèmes gastriques et rénaux et à faciliter l’accouchement. Au Soudan, on utilise la plante comme antitussif. Les feuilles ont différents usages médicinaux dans les diverses régions ; en général, elles servent à soigner les plaies, à traiter les ulcères, les otalgies et la blennorragie, d’antidote et de collyre en cas d’ophtalmie. Le feuillage de Margaritaria discoidea sert de fourrage pour le bétail, notamment pour les bovins, mais au Ghana on en nourrit également les chèvres en le mélangeant à autre chose. Au Cameroun, l’arbre est planté dans les villages pour procurer de l’ombre. En Ouganda, il est également planté en seconde ligne de défense comme pare-feu.

Production et commerce international

Le bois de Margaritaria discoidea est principalement utilisé localement. Les quantités de bois d’œuvre vendues sur le marché international sous l’appellation commerciale d’ “adjansi” et de “mukarara” sont probablement minimes, mais aucune statistique commerciale n’est disponible.

Propriétés

Le bois de cœur, blanc rosé à rouge brunâtre, prend une teinte pourpre avec le temps, et se distingue nettement de l’aubier brun pâle à jaunâtre et de 5–7,5 cm de large. Le fil est droit ou légèrement contrefil, le grain moyen à fin. Le bois est assez lustré, inodore et insipide une fois sec.

C’est un bois lourd, avec une densité de 740–975 kg/m³ à 12% d’humidité, dur et résistant. Les taux de retrait sont assez élevés, de l’état vert à anhydre ils sont d’environ 6,2% dans le sens radial et de 9,5% dans le sens tangentiel. Une fois sec, le bois est instable en service. Il est opportun de débiter le bois sur quartier pour éviter les pertes dues au retrait. A 12% d’humidité, le module de rupture est de 175–210 N/mm², le module d’élasticité de 14 000 N/mm², la compression axiale de 83 N/mm², le cisaillement de 5 N/mm², le fendage de 26–29 N/mm, la dureté Janka de flanc de 7550 N, la dureté Janka en bout de 8200 N et la dureté de flanc Chalais-Meudon de 7,5.

Le bois se scie facilement mais lentement, se travaille moyennement bien tant à la main qu’à la machine, et le rabotage permet un excellent fini. Il se polit bien et donne une surface lisse. Les caractéristiques de clouage sont bonnes. Le bois de cœur est relativement durable et on peut espérer une durée de vie de 8–15 ans. Il résiste modérément aux attaques fongiques et bien à celles des termites et autres insectes, alors que l’aubier peut être sujet aux attaques des Lyctus.

Un extrait aqueux de l’écorce a montré des activités anti-inflammatoires et analgésiques chez le rat, permettant de réduire considérablement la formation d’œdèmes provoqués par le carraghénane et l’histamine. Un extrait éthanolique de l’écorce a mis en lumière des activités antimicrobiennes, anti-oxydantes et anti-inflammatoires, ce qui vient étayer l’utilisation ethnomédicinale de l’écorce dans le traitement des plaies et des affections cutanées. Des extraits à l’eau et à l’hexane du bois sec ont fait ressortir des actions acaricides qui provoquent une mortalité importante chez les nymphes et les adultes de Rhipicephalus appendiculatus et d’Amblyomma variegatum. Plusieurs alcaloïdes ont également été isolés de Margaritaria discoidea, dont la sécurinine et la phylochrysine ; ce dernier composé stimule le système nerveux central.

Description

Arbuste ou arbre de taille petite à moyenne, dioïque, caducifolié, atteignant 30 m de haut ; fût dépourvu de branches sur 20(–26) m, habituellement droit, jusqu’à 100 cm de diamètre, les grands individus étant souvent pourvus de contreforts ; surface de l’écorce devenant écailleuse ou fissurée et s’écaillant en bandes irrégulières, gris pâle à gris brunâtre, écorce interne épaisse, fibreuse mais cassante, rose à rouge veinée d’orange ; cime de grande taille, aplatie ou ombelliforme, à branches retombantes ; rameaux pubescents lorsque jeunes, mais devenant rapidement glabres, à lenticelles. Feuilles alternes, simples et entières ; stipules lancéolées à oblongues, atteignant 13 mm de long, caduques ; pétiole de 1–5(–9) mm de long ; limbe ovale-elliptique à obovale-lancéolé, de 1–11 cm × 0,5–6 cm, arrondi à cunéiforme à la base, arrondi à obtus ou acuminé à l’apex, papyracé, presque glabre, pennatinervé à 5–15 paires de nervures latérales. Inflorescence : fascicule axillaire, inflorescence mâle à l’aisselle des feuilles tombées l’année précédente, à nombreuses fleurs, inflorescence femelle à l’aisselle des jeunes feuilles, à (1–)2–3 fleurs. Fleurs unisexuées, régulières, 4-mères, vert jaunâtre, sépales inégaux, de (1–)2,5(–3) mm de long, pétales absents ; fleurs mâles à pédicelle jusqu’à 7 mm de long, à étamines de 3–4 mm de long et à disque superficiellement lobé ; fleurs femelles à pédicelle jusqu’à 2 cm de long, à disque plus ou moins entier et à ovaire supère, ellipsoïde, presque glabre, d’environ 2 mm de long, (2–)3(–4)-loculaire, colonne stylaire jusqu’à 2 mm de long, bras stylaires (2–)3(–4), d’environ 2 mm de long, chacun 2-lobé. Fruit : capsule (2–)3(–4)-lobée, de 5–7 mm × 10–13 mm, brun jaunâtre, à sépales persistants à la base et pourvue des vestiges des styles à l’apex, à déhiscence irrégulière, contenant 6(–8) graines. Graines hémisphériques, d’environ 5 mm × 5 mm × 2,5 mm, à tégument charnu, lisses, d’un bleu métallique ou d’un bleu pourpre brillant, avec un sillon. Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 2–3 cm de long, épicotyle de 3–5 mm de long ; cotylédons foliacés, d’environ 1,2 cm de long, obtus ; premières feuilles alternes.

Autres données botaniques

Le genre Margaritaria comprend quelque 14 espèces présentes sur l’ensemble des régions tropicales de l’Afrique tropicale, de l’Asie et de l’Amérique. Chez Margaritaria discoidea, on distingue 4 variétés dont les aires de répartition se chevauchent et qui comptent des individus intermédiaires. Apparemment, les sujets les plus hauts appartiennent à la var. fagifolia (Pax) Radcl.-Sm., que l’on trouve dans la forêt sempervirente mixte à 900–1900 m d’altitude.

Anatomie

Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :

  • Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
  • Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 31 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations rondes ou anguleuses ; (32 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles très réduites à apparemment simples : ponctuations horizontales (scalariformes) à verticales (en balafres)) ; 42 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 100–200 μm ; 48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré ; 56 : thylles fréquents.
  • Trachéides et fibres : 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 65 : présence de fibres cloisonnées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
  • Parenchyme axial : (75 : parenchyme axial absent ou extrêmement rare) ; 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; (78 : parenchyme axial juxtavasculaire) ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale ; 94 : plus de huit cellules par file verticale.
  • Rayons : (97 : rayons 1–3-sériés (larges de 1–3 cellules)) ; 98 : rayons couramment 4–10-sériés ; 102 : hauteur des rayons > 1 mm ; 107 : rayons composés de cellules couchées avec 2 à 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 108 : rayons composés de cellules couchées avec plus de 4 rangées terminales de cellules dressées et/ou carrées ; 109 : rayons composés de cellules couchées, carrées et dressées en mélange ; (112 : présence de cellules perforées dans le rayon) ; 115 : 4–12 rayons par mm.
  • Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons.

(P. Mugabi, P.E. Gasson & E.A. Wheeler)

Croissance et développement

Dans des plantations du nord de la Côte d’Ivoire, des boutures plantées ont atteint une hauteur moyenne de 3,2 m au bout de 5,5 ans, tandis que certains arbres mesuraient 4 m de haut au bout de 3 ans. Margaritaria discoidea passe pour une espèce pionnière et c’est dans les milieux perturbés que la régénération naturelle donne les meilleurs résultats ; on trouve des gaules dans les trouées forestières de taille moyenne. En zone sèche, la ramification de l’arbre a tendance à se situer plus bas sur le tronc qu’en zone humide. L’arbre perd ses feuilles pendant longtemps. Il fleurit avant et pendant l’apparition des nouvelles feuilles durant la saison sèche. En général, l’arbre donne des fruits au cours de la saison des pluies. En Côte d’Ivoire, il fleurit en janvier–avril et donne des fruits en mai–juillet. Les guibs mangent les fruits, mais ce sont surtout les oiseaux tels que les pigeons verts, les pintades et les francolins qui consomment graines et fruits, servant ainsi probablement d’agents de dissémination.

Ecologie

Margaritaria discoidea est fréquent dans la savane boisée, la forêt sempervirente sèche et la forêt secondaire sèche. On le trouve également dans la forêt semi-décidue. Au Kenya, on le rencontre en lisière de forêts du niveau de la mer jusqu’à 2000 m d’altitude.

Multiplication et plantation

On ramasse les fruits encore fermés sur l’arbre-mère ; les fruits une fois écrasés, on peut séparer les graines des coques. On compte environ 20 000 graines par kg. Les graines séchées peuvent être conservées dans des récipients étanches pendant un certain temps à l’abri de la chaleur et de l’humidité. On peut les semer directement, mais le taux de germination est assez faible et la germination ne démarre qu’au bout de 1–6 mois. Un traitement préalable des graines, qui consiste à les faire tremper dans l’eau froide pendant 12 heures, accélère la germination, de même que l’exposition au soleil qui, paraît-il, la stimulerait. Margaritaria discoidea se multiplie également par sauvageons et par boutures.

Gestion

Margaritaria discoidea peut être conduit par recépage, étêtage et élagage. On en trouve des plantations en Ouganda, où on le rencontre aussi planté en association avec l’iroko (Milicia excelsa (Welw.) C.C.Berg).

Maladies et ravageurs

Margaritaria discoidea est un hôte d’Armillaria mellea, un champignon pathogène responsable de dégâts chez un grand nombre d’arbres fruitiers, ainsi que chez le cacaoyer et le bananier.

Rendement

Un fût de 26 m de long et de 88 cm de diamètre abattu en R.D. du Congo a donné 10 m³ de bois.

Traitement après récolte

Afin d’éviter les pertes dues aux fentes, les grumes doivent être converties dès que possible après la coupe.

Ressources génétiques

Etant largement répandu en Afrique tropicale et localement commun, y compris dans les milieux perturbés, il est peu probable que Margaritaria discoidea souffre d’érosion génétique.

Perspectives

Margaritaria discoidea est un arbre à usages multiples, localement prisé, avant tout pour son bois d’œuvre et pour ses usages médicinaux. Son bois, dont l’aspect n’est pas particulièrement beau, qui est lourd, sujet au retrait lors du séchage et assez difficile à travailler, présente des caractéristiques loin d’être idéales pour le rendre très intéressant sur le marché international. En outre, les grands individus sont trop rares dans la forêt pour être d’un quelconque intérêt commercial. Cependant, Margaritaria discoidea demeurera important pour les applications locales, notamment en construction grâce à sa durabilité. Au vu de la multitude de maladies que l’écorce peut soigner, il y a lieu d’approfondir les recherches pharmacologiques ; les résultats préliminaires sont prometteurs. De nouvelles études sont également indispensables pour voir s’il a toutes les qualités requises pour devenir une essence de reboisement, notamment dans les plantations agroforestières.

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Sources de l'illustration

  • Dale, I.R. & Greenway, P.J., 1961. Kenya trees and shrubs. Buchanan’s Kenya Estates Limited, Nairobi, Kenya. 654 pp.
  • Wilks, C. & Issembé, Y., 2000. Les arbres de la Guinée Equatoriale: Guide pratique d’identification: région continentale. Projet CUREF, Bata, Guinée Equatoriale. 546 pp.

Auteur(s)

  • A. Addo-Danso, Forestry Research Institute of Ghana (FORIG), University P.O. Box 63, KNUST, Kumasi, Ghana

Citation correcte de cet article

Addo-Danso, A., 2012. Margaritaria discoidea (Baill.) G.L.Webster. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. Consulté le 22 avril 2026.


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