Merzedjouch (Ibn al-Baytar)
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Nom accepté : [[]]
[3-298]
On dit aussi merzendjous, xxx, merdaqouch, xxx, merdadouch, xxx. Ce sont là des noms persans. En arabe, on l’appelle samsaq, xxx, a’nqar, xxx, et habaq el-qanâ, USJl 543-.
- Dioscorides, III, 41. La meilleure est celle qui vient de Cyzique et de Chypre : celle d’Egypte lui est inférieure. Les gens de Cyzique et de la Sicile lui donnent le nom d’Amaracon. C’est une plante qui a les feuilles arrondies, velues et pareilles à celles du calamenl à feuilles étroites, très odorante et échauffante. On la fait entrer dans les couronnes.
- Galien, VII.
- Dioscorides.
- Massîh. Elle convient dans les maladies causées par le froid et l’humidité, contre la céphalalgie de même origine, contre la migraine causée par l’atrabile et la pituite, on l’emploie bouillie en affusions sur la tête, ou bien sa feuille est flairée. Elle est très efficace contre le tic facial et, en cela, elle a plus d’action que la menthe.
- Eïssa ibn Massa. Elle convient contre les obstructions de la tète et des narines, soit par aspiration, soit par frictions. Si on la triture, qu’on exprime son suc et qu’on l’emploie, après les scarifications, introduite dans les ventouses, elle fait disparaître les traces de scarifications.
- Livre des Expériences. Si l’on associe son suc aux médicaments qui aiguisent la vue et qui combattent la cataracte à son début, elle seconde leur action. Si on triture ses feuilles encore fraîches avec du sel et qu’on applique sur les tumeurs venteuses ou causées par de la pituite ténue, elle les résout. Si on la triture encore fraîche avec du cumin et qu’on la prenne comme aliment, elle est utile contre le hoquet de nature algide et les palpitations causées par des humeurs visqueuses fixées au cardia. Bouillie avec du turbith et des raisins secs, elle convient contre la dyspnée et la mélancolie qui provient des intestins, Elle échauffe l’estomac et les viscères, résout les gonflements et les obstructions. Elle est fortement diurétique, et dessèche les humeurs de l’estomac et des intestins. Mâchée avec du sel et avalée, elle tarit l’écoulement de la salive. Associée aux médicaments appliqués sur le front pour combattre les fluxions au cerveau, elle fortifie leur action. Triturée avec de la pulpe de raisins secs et appliquée sur les testicules tuméfiés, elle les réduit, quand la tuméfaction est légère : si elle provoque une vive chaleur, on humecte le mélange avec du vinaigre. En errhin avec un peu de miel, elle débarrasse le cerveau des humeurs froides et le réchauffe.
- Ishak ibn Amrân. Elle dilate les obstructions de la tête, dissout la pituite, arrête la céphalalgie algide, convient contre le coryza, contre les douleurs causées par le froid ou l’humidité, la céphalalgie et la migraine engendrées par l’atrabile et la pituite. Dans ces cas, on soumet le malade aux émanations de la décoction que l’on verse ensuite sur la tête. Flairée, elle résout les obstructions de la tête et des narines. Elle convient contre les douleurs d’origine froide et les flatuosités grossières. Flairée après une absorption de vin, elle fait disparaître l’ivresse, en raison de sa chaleur et de ses propriétés apéritives.