Miconia crenata
Miconia crenata
(Vahl) Michelang.
| Ordre | Myrtales |
|---|---|
| Famille | Melastomataceae |
| Genre | Miconia |
2n =
Origine : Amérique tropicale
sauvage ou cultivé
| Français | ' |
|---|---|
| Anglais | ' |
- médicinal
- fruits comestibles
Description
-
feuilles
-
fleurs
-
fruits
ORIGINE. Très répandu en Amérique tropicale et aux Antilles, excepté en altitude.
DESCRIPTION. Arbrisseau ligneux à la base, de 0,50 à 2 m de haut, longuement poilu-hérissé sur ses diverses parties.
Feuilles opposées, simples, à pétiole de 5 à 30 mm de long ; limbe ovale de 5 à 12 cm de long et de 3 à 7 de large, courtement acuminé à l'apex, arrondi ou émarginé à la base, crénelé ou entier, poilu sur les 2 faces, 5-7 nervures longitudinales, parallèles, convergentes.
Inflorescences axillaires, pauciflores, pendantes, poilues ; fleurs hermaphrodites, subsessiles ou pédicellées (l à 6 mm) calice campanulé, poilu, d'environ 5 mm, pétales blancs ou roses, obtus, de 8 à 10 mm de long, étamines blanches.
Fruit baie ovale de 4 à 8 mm de long, rouge-violacé, couronnée par les sépales, poilue ; nombreuses petites graines droites ou un peu arquées dans une pulpe molle, juteuse.
MULTIPLICATION. Par graines.
Noms populaires
| français | canot-macaque (GF), herbe-côtelettes (Ant), herbe crécré (Ant), mélastome élégant, mélastome poilu (Fouqué) |
| anglais | |
| espagnol | camasey (PR), camasey peludo (PR), nigua (PR), sietecueros (Col) (Fouqué) ; pega pollo, siete cueros, camasey (Cuba, Puerto Rico), cordobon (Sto. Domingo), mullaca (Pérou) (Mansfeld) |
| portugais | pixirica, catininga (Pharma. Guyane) ; caiuia, pixirica (Bré) (Fouqué) |
| créole guyanais | radié macaque [radjé-makak] (Pharma. Guyane) |
| wayãpi | ka’a ɨyui (Pharma. Guyane) |
| palikur | kasiuβan (Pharma. Guyane) |
Classification
Miconia crenata (Vahl) Michelang. (2017)
basionyme :
- Melastoma crenatum Vahl (1797)
synonymes :
- Melastoma hirtum L. (1753) ("hirta")
- Melastoma elegans Aubl. (1775)
- Clidemia hirta (L.) D. Don (1823)
Cultivars
Histoire
-
Descourtilz, 1827. Flore médicale des Antilles, pl. 345
Usages
Tropical America, Antilles, introduced as weed in the Old World tropics. Cultivated in tropical regions for the edible fruits, rich in vitamin C.
Le fruit, doux et de saveur agréable, est consommé cru.
Les Créoles utilisent tout particulièrement cette espèce comme cicatrisant, surtout pour les vieilles plaies infectées qui ne parviennent pas à se refermer : on les lave avec la décoction des feuilles qui sont ensuite appliquées en cataplasme humidifié de temps à autre avec le reste de la décoction. Cet usage est aussi signalé dans le bas Amazone pour soigner les brulûres, les irritations de la peau ou les piqûres d'insecte infectées (AMOROZO et GÉLY, 1988).
Les Palikur ont adopté récemment ce remède (BERTON, 1997).
Les feuilles sont aussi préparées en tisane qui serait antidysentérique et antispasmodique. La macération des feuilles dans l’eau fraîche est utilisée en lavement génital comme antiseptique dans les cas d’hémorragies. Enfin, tant chez les Créoles que les Saramaka, le bain préparé en décoction avec les feuilles sert à combattre l’anémie palustre.
Chez les Palikur, les rameaux feuillus servent à préparer une décoction qui est bue, à raison d’une cuillère par jour, par les femmes qui ont des règles trop abondantes.
Références
- Fouqué, A., 1972. Espèces fruitières d'Amérique tropicale. Paris, Institut français de recherches fruitières outre-mer (IFAC). Voir sur Pl@ntUse.
- Grenand, Pierre ; Moretti, Christian ; Jacquemin, Henri & Prévost, Marie-Françoise, 2004. Pharmacopées traditionnelles en Guyane. Créoles, Wayãpi, Palikur. 2e édition revue et complétée. Paris, IRD. 816 p. (1ère éd.: 1987). Voir sur Pl@ntUse.