Mimusops maxima (PROTA)
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Introduction |
| Importance générale | |
| Répartition en Afrique | |
| Répartition mondiale | |
| Fruit | |
| Huile essentielle / exsudat | |
| Médicinal | |
| Bois d'œuvre | |
| Ornemental | |
| Sécurité alimentaire | |
| Statut de conservation | |



Mimusops maxima (Poir.) R.E.Vaughan
- Protologue: Mauritius Inst. Bull. 1 : 56 (1937).
- Famille: Sapotaceae
Noms vernaculaires
- Grand natte, nattier (Fr).
Origine et répartition géographique
Mimusops maxima est endémique de l’île de la Réunion et de l’île Maurice.
Usages
Mimusops maxima a été très fortement exploité pour le bois de construction et, à la Réunion, ce bois est toujours parfois utilisé pour la construction, l’ébénisterie, l’ameublement et des jouets en bois. Le fruit est comestible ; la pulpe est douce et parfumée. La décoction de feuilles est astringente et utilisée pour soigner la diarrhée, la dysenterie et les hémorragies. Le latex sert de glu pour piéger les oiseaux. L’arbre est planté pour la restauration écologique des milieux et comme arbre ornemental à la Réunion.
Propriétés
Le bois de cœur de Mimusops maxima est brun rougeâtre, lourd et dur. Il est de fil serré et durable même en extérieur (bardeaux).
Description
- Arbre de taille petite à moyenne atteignant 20 m de haut, contenant du latex ; écorce grossièrement fissurée, grise à presque blanchâtre ; rameaux ultimes épais, jusqu’à 1 cm de diamètre, avec les cicatrices des feuilles tombées.
- Feuilles disposées en spirale, en touffes à l’extrémité des branches, simples et entières, vert sombre ; stipules absentes ; pétiole de 2–5 cm de long ; limbe elliptique, de 6,5–13(–20) cm × 3–8 cm, cunéiforme à la base, arrondi à l’apex, coriace, d’abord pubescent en dessous puis glabrescent, avec de nombreuses nervures latérales.
- Fleurs en fascicules de 1–3 à l’aisselle des feuilles, bisexuées, régulières ; pédicelle de 2–4 cm long, courbe ; sépales en 2 verticilles de 4, pubescents, brun rougeâtre ; corolle brunâtre pâle, avec un tube court et 8 lobes, chacun présentant 2 appendices divisés presque jusqu’à la base en 3–4 lobes étroits, jusqu’à 12 mm de long ; étamines 8, alternant avec 8 staminodes poilus ; ovaire supère, 8-loculaire.
- Fruit : baie globuleuse ou pyriforme, de 5–7 cm de diamètre, vert vif, contenant 1–7 graines.
- Graines aplaties, de 4–5 cm de long, parfois légèrement carénées, présentant une petite cicatrice basale circulaire.
Autres données botaniques
A la Réunion, les arbres de Mimusops maxima ont des fruits contenant généralement 4–6 graines, alors qu’à Maurice, les fruits ne contiennent que 1–2 graines. A la Réunion, on vient de mettre en évidence une grande variation dans la forme des fruits et le nombre de graines (1–6) par fruit.
A Maurice, Mimusops maxima est parfois difficile à distinguer de Mimusops erythroxylon A.DC. et de Mimusops petiolaris (A.DC.) Dubard ; le premier diffère par ses fleurs plus petites et le second par les appendices des lobes de la corolle divisés en 5–8 lobes et par ses pétioles plus grêles. Ces deux espèces sont endémiques de l’île Maurice.
Mimusops maxima fleurit de novembre à janvier (février). On trouve des fruits verts sur les arbres toute l’année mais ils mûrissent de novembre à décembre.
Ecologie
Mimusops maxima est caractéristique des forêts humides de basse altitude, à 700–1100 m dans la partie ouest de l’île de la Réunion, et depuis le niveau de la mer jusqu’à 900 m dans la partie est. Dans les zones plus sèches, on ne le trouve qu’au bord des cours d’eau.
Gestion
Les fruits sont ramassés au sol de janvier à février et les graines sont extraites manuellement après fermentation partielle de la pulpe. Les graines peuvent être conservées pendant 6 mois à température ambiante dans des récipients hermétiques. Les graines sont semées en les enfonçant au 2/3 dans le sol, la partie pointue vers le bas. La germination débute après 2 mois et dure environ 1 mois. Il est possible de hâter la germination en scarifiant la graine sur le côté arrondi. On peut pratiquer le semis direct en pots, mais le repiquage doit être effectué dans le mois, le pivot étant rapidement très long. Les plants restent en pépinière pendant 8–9 mois avant plantation au champ. A la Réunion, Mimusops maxima a fait l’objet de programmes de reboisement avec des résultats très variables selon les conditions de sol.
Ressources génétiques
Bien qu’étant encore relativement fréquent par endroit, la population de Mimusops maxima de la Réunion a souffert de son exploitation pour le bois d’œuvre. Il est nécessaire de protéger les populations subsistantes, surtout parce que l’espèce est rare à Maurice.
Perspectives
Avec le déclin des forêts naturelles dans les îles des Mascareignes, le niveau des populations des espèces de Mimusops s’est tellement réduit qu’on ne peut envisager leur exploitation durable. On dispose de trop peu de connaissances sur Mimusops maxima pour juger de son potentiel en tant que bois d’œuvre en plantation, mais il est probable que les possibilités d’exploitation commerciale soient limitées par la croissance lente de l’espèce, comme pour les autres espèces de Mimusops.
Références principales
- Friedmann, F., 1981. Sapotacées. In: Bosser, J., Cadet, T., Guého, J. & Marais, W. (Editors). Flore des Mascareignes. Familles 111–120. The Sugar Industry Research Institute, Mauritius, l’Office de la Recherche Scientifique Outre-Mer, Paris, France & Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 27 pp.
- Gurib-Fakim, A., Guého, J. & Bissoondoyal, M.D., 1997. Plantes médicinales de Maurice, tome 3. Editions de l’Océan Indien, Rose-Hill, Mauritius. 471 pp.
- Rivière, J.N. & Schmitt, L., 2003. Multiplication d’espèces forestières indigènes de la Réunion. Cirad-Région Réunion. CKC Imprimerie, Saint-Pierre, La Réunion. 76 pp.
Autres références
- Agence Universitaire de la Francophonie, undated. NATTE (nate) n. m. [Internet] Le français de la Réunion. Lexique. http://www.bibliotheque.refer.org/html/reunion/lexique/natte.htm. January 2005.
- Association Flore Réunion, 2001. Encyclopédie on line de la flore de la Réunion. [Internet] http://www.flore reunion.com/frame.html. January 2005.
- Chan Ng Yok, H., 1977–2002. La flore réunionaise. [Internet] http://www.liledelareunion.com/ Fr/Flore/v40.htm. January 2005.
- Royal Museum for Central Africa, undated. Tervuren Xylarium Wood Database: Mimusops maxima. [Internet] http://www.metafro.be/xylarium/species/SN8155. January 2005.
Auteur(s)
- R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Citation correcte de cet article
Lemmens, R.H.M.J., 2005. Mimusops maxima (Poir.) R.E.Vaughan. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 23 avril 2026.
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