Paramacrolobium coeruleum (PROTA)
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Introduction |
| Importance générale | |
| Répartition en Afrique | |
| Répartition mondiale | |
| Bois d'œuvre | |
| Ornemental | |
| Auxiliaire | |
| Fibre | |












Paramacrolobium coeruleum (Taub.) J.Léonard
- Protologue: Bull. Jard. Bot. Etat 24(4) : 348 (1954).
- Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)
- Nombre de chromosomes: 2n = 24
Synonymes
- Macrolobium coeruleoides De Wild. (1907),
- Macrolobium coeruleum (Taub.) Harms (1915),
- Macrolobium dawei Hutch. & Dalziel (1928).
Noms vernaculaires
- Mkwe (Sw).
Origine et répartition géographique
Paramacrolobium coeruleum est répandu et se rencontre depuis la Guinée jusqu’au Kenya, et vers le sud jusqu’en R.D. du Congo, en Tanzanie et dans le nord de l’Angola. Cependant, son aire de répartition est particulièrement discontinue.
Usages
En R.D. du Congo, le bois est utilisé en menuiserie, pour la confection de portes, d’encadrements de portes, de mobilier, de traverses de chemin de fer et de gongs. Il convient pour la parqueterie lourde, les boiseries intérieures, les jouets, les articles de fantaisie, le tournage, la sculpture, le placage et le contreplaqué. Paramacrolobium coeruleum a été planté comme arbre d’ombrage dans les plantations de cacaoyers en Sierra Leone. Au Kenya, l’écorce sert de fibre grossière. Les graines sont utilisées dans des jeux.
Propriétés
Le bois de cœur, brun pâle à brun jaunâtre ou brun rosé avec des stries brun foncé sur les surfaces sciées sur quartier, ne se distingue généralement pas de l’aubier. Le fil est droit à contrefil, le grain moyennement grossier et régulier. Le bois est moyennement lourd, avec une densité d’environ 700 kg/m³ à 12% d’humidité, et modérément dur. Les taux de retrait lors du séchage sont élevés, le bois est sujet à d’importantes fentes superficielles et au tuilage, mais aussi au bleuissement pendant le séchage. Le bois se scie et se travaille bien, se rabote facilement et prend un joli fini. Les caractéristiques de collage et de cintrage sont satisfaisantes. C’est un bois moyennement durable qui est sensible aux attaques de termites, de Lyctus et de térébrants marins.
Plusieurs acides gras à longue chaîne ont été isolés d’extraits d’écorce de racine ; ces acides acétyléniques ont montré une activité inhibitrice de la 3-hydroxy-3-méthylglutaryl coenzyme A réductase, l’enzyme qui est à l’origine de la formation du mévalonate qui constitue une étape déterminante du taux de biosynthèse du cholestérol.
Description
- Arbre de taille moyenne à assez grande atteignant 35(–40) m de haut, sempervirent ; fût dépourvu de branches jusqu’à 20 m, mais souvent ramifié à faible hauteur, rectiligne et cylindrique ou irrégulier, jusqu’à 90(–100) cm de diamètre, à contreforts ; surface de l’écorce presque lisse, mais à fins sillons longitudinaux et à lenticelles, devenant écailleuse, gris-brun, écorce interne fibreuse, brunâtre à rougeâtre ; cime fréquemment longue et étroite, souvent à branches retombantes ; rameaux généralement glabres, à lenticelles.
- Feuilles alternes, composées paripennées à 2–5 paires de folioles ; stipules soudées, jusqu’à 1,5 cm de long, embrassant les rameaux, persistantes ; pétiole et rachis mesurant ensemble 5–22 cm de long, sillonnés ; pétiolules de 1–4 mm de long, torses ; folioles opposées, elliptiques à oblongues ou lancéolées, de 2–15 cm × 1–6 cm, asymétriques à la base, acuminées à l’apex, finement coriaces, glabres, pennatinervées à 10–15 paires de nervures latérales indistinctes.
- Inflorescence : panicule terminale à l’extrémité aplatie, de 4–8 cm de long, généralement glabre.
- Fleurs bisexuées, zygomorphes, à 2 bractéoles atteignant 3,5 cm de long à la base ; pédicelle de 1,5–3 cm de long ; sépales 4, de 1–1,5 cm de long, 1 plus large que les 3 autres et à 2 dents ; pétales 5, libres, inégaux, bleuâtres, le pétale supérieur plus grand, jusqu’à 4,5 cm × 2,5 cm, les 2 latéraux jusqu’à 3 cm × 2,5 mm, les 2 inférieurs minuscules ; étamines 9, soudées à la base, habituellement 3 fertiles, de grande taille, jusqu’à 3,5 cm de long et 6 rudimentaires ; ovaire supère, linéaire, de 1–1,5 cm de long, poilu, à stipe long, 1-loculaire, style de 2–2,5 cm de long.
- Fruit : gousse oblongue, aplatie, de 8,5–20 cm × 2,5–6 cm, glabre, déhiscente par 2 valves ligneuses spiralées, contenant 3–8 graines.
- Graines rectangulaires, aplaties, de 1,5–2,5 cm × 1–2 cm, brun foncé brillant, à tégument dur.
- Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 5–12 cm de long, épicotyle de 4–7 cm de long ; 2 premières feuilles opposées, à 2–3 paires de folioles.
Autres données botaniques
En pépinière, les semis atteignent environ 30 cm de haut au bout de 4 mois et 60 cm au bout de 15 mois. En Guinée, des jeunes plants âgés de 6 ans ont montré une croissance annuelle moyenne en hauteur de 85–130 cm, alors qu’en R.D. du Congo des arbres plantés atteignaient à peine 4,5 m de haut au bout de 11 ans avec une mortalité élevée. Les fruits sont consommés par les singes et les rongeurs de grande taille qui pourraient ainsi contribuer à disséminer les graines.
Le genre Paramacrolobium est monospécifique et semble apparenté à Cryptosepalum.
Ecologie
Paramacrolobium coeruleum se rencontre en forêt pluviale de basses terres jusqu’à 450 m d’altitude, mais aussi dans la forêt-galerie des zones de savanes et dans la savane arborée.
Gestion
Les graines peuvent être conservées pendant au moins 18 mois, lorsque leur viabilité est d’encore 40% environ. Il n’est pas nécessaire de traiter préalablement les graines, mais si on les trempe dans l’eau froide 1–2 jours ou dans l’eau bouillante quelques minutes, on en accélère la germination. Les semis doivent être plantés en plein soleil et dans des sols fertiles si l’on souhaite obtenir une croissance correcte. Ils sont plantés selon un espacement de 3 m × 3 m en peuplements purs ou avec d’autres essences à bois d’œuvre qui ont une croissance modérée.
Ressources génétiques
Bien que Paramacrolobium coeruleum occupe une aire de répartition vaste, il est absent sur de grandes étendues au sein même de cette aire, ce qui dénote un système de répartition disjoint. Puisqu’il est commun dans de nombreuses régions, il n’y a pas lieu de le croire menacé d’érosion génétique.
Perspectives
Paramacrolobium coeruleum conservera une importance locale en tant que bois d’œuvre, mais il y a peu de chances pour que son exploitation commerciale prenne de l’essor car dans les zones où il est commun, ses grumes sont en général de trop petite taille et mal formées. Toutefois, aussi surprenant que cela puisse paraître, on sait très peu de choses à propos de cet arbre répandu qui pourrait avoir de l’avenir dans les systèmes agroforestiers ou bien comme essence à bois d’œuvre pour les plantations. Des travaux de recherche sur la multiplication et les taux de croissance sont recommandés.
Références principales
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- Chikamai, B.N., Githiomi, J.K., Gachathi, F.N. & Njenga, M.G., undated. Commercial timber resources of Kenya. Kenya Forestry Research Institute (KEFRI), Nairobi, Kenya. 164 pp.
- Patil, A.D., Chan, J.A., Lois-Flamberg, P., Mayer, R.J. & Westley, J.W., 1989. Novel acetylenic acids from the root bark of Paramacrolobium caeruleum: inhibitors of 3-hydroxy-3-methyl glutaryl coenzyme A reductase. Journal of Natural Products 52(1): 153–161.
- Savill, P.S. & Fox, J.E.D., 1967. Trees of Sierra Leone. Forest Department, Freetown, Sierra Leone. 316 pp.
Autres références
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- Wimbush, S.H., 1957. Catalogue of Kenya timbers. 2nd reprint. Government Printer, Nairobi, Kenya. 74 pp.
Auteur(s)
- R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Citation correcte de cet article
Lemmens, R.H.M.J., 2010. Paramacrolobium coeruleum (Taub.) J.Léonard. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 17 septembre 2026.
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