Pellegriniodendron diphyllum (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
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Bois d'œuvre
Statut de conservation


répartition en Afrique (sauvage)
feuilles
jeunes feuilles

Pellegriniodendron diphyllum (Harms) J.Léonard


Protologue: Bull. Jard. Bot. Etat 25(2) : 203 (1955).
Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)

Synonymes

  • Macrolobium diphyllum Harms (1901).

Noms vernaculaires

  • Faux copalier (Fr).

Origine et répartition géographique

Pellegriniodendron diphyllum se rencontre au Liberia, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Cameroun, en Guinée équatoriale et au Gabon.

Usages

Au Ghana, le bois sert à la confection d’encadrements de portes et de menuiseries au Gabon. Il se prête à l’ébénisterie.

Propriétés

Le bois de cœur est brun à brun rougeâtre, souvent marbré. Le grain est moyennement fin. Le bois est relativement lourd et dur.

Description

  • Arbre de taille petite à moyenne atteignant 25 m de haut ; fût souvent ramifié à faible hauteur, jusqu’à 30 cm de diamètre au moins, souvent à pousses adventives à la base ; surface de l’écorce lisse, finement fissurée, à lenticelles, brun grisâtre, écorce interne fibreuse, rougeâtre ; cime arrondie, à rameaux retombants.
  • Feuilles alternes, composées paripennées à 1 paire de folioles ; stipules triangulaires, d’environ 3 mm de long ; pétiole de 3–5 mm de long ; pétiolules de 2–3 mm de long, à stipelles courtes à la base ; folioles elliptiques à oblongues ou obovales, de 10–24 cm × 3–10 cm, asymétriques à la base, courtement acuminées à l’apex avec un acumen souvent contourné ou enroulé, coriaces, glabres, munies de quelques glandes près des bords, pennatinervées à environ 10 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : panicule terminale, retombante, atteignant 10 cm de long, à rameaux latéraux de 2–3 cm de long, racémiformes, densément couverts de fleurs, portant les cicatrices bien visibles des fleurs et des bractées tombées, généralement glabres.
  • Fleurs bisexuées, zygomorphes, à 2 bractéoles rosées atteignant 1 cm de long à la base ; pédicelle de 6–8 mm de long ; sépales 5, lancéolés, de 3–4,5 mm de long, légèrement soudés à la base ; pétales 5, libres, inégaux, le pétale supérieur atteignant 1,5 cm de long, 2-lobé, blanchâtre, les autres ressemblant aux sépales ; étamines 3, libres, de 1–2 cm de long, rougeâtres, avec un collet de petites étamines rudimentaires à la base ; ovaire supère, oblong, poilu sur les bords, 1-loculaire, style d’environ 1,5 cm de long.
  • Fruit : gousse elliptique à obovoïde, aplatie, d’environ 10 cm × 4 cm, pointue à l’apex, lisse, glabre, brun rougeâtre, déhiscente par 2 valves spiralées finement ligneuses, contenant 1–3 graines.
  • Graines rectangulaires à elliptiques, aplaties, jusqu’à 3 cm × 2 cm, brun brillant, à fin tégument.
  • Plantule à germination épigée ; hypocotyle de 1,5–4 cm de long, épicotyle de 3,5–7 cm de long ; cotylédons épais et charnus, rectangulaires-elliptiques, de 2–2,5 cm de long ; 2 premières feuilles fortement réduites à des écailles opposées, feuilles subséquentes alternes, à 1 paire de folioles.

Autres données botaniques

Les jeunes feuilles sont souvent rose vif. En Afrique de l’Ouest, Pellegriniodendron diphyllum fleurit en septembre–décembre, les fruits mûrissant 5 mois environ après la floraison. On a signalé la présence d’ectomycorhizes.

Le genre Pellegriniodendron est monotypique et semble apparenté à Gilbertiodendron.

Ecologie

Pellegriniodendron diphyllum se rencontre généralement dans le sous-étage de la forêt pluviale de basses terres, souvent dans les endroits humides en bordure de cours d’eau et dans les ravins humides.

Gestion

La régénération naturelle est souvent abondante, les semis tolèrent l’ombre. La germination débute 1,5–4 semaines après le semis, avec un taux de germination de l’ordre de 70–80%. On trouve souvent des arbres adultes en petits groupes denses.

Ressources génétiques

Pellegriniodendron diphyllum n’est pas menacé car il est assez répandu et commun par endroits avec une régénération abondante. Néanmoins, au Ghana il est classé comme espèce “à étoile d’or” ; il faut entendre par là qu’il relève d’une responsabilité incontournable de conserver cette espèce dont l’aire de répartition est très limitée dans ce pays.

Perspectives

Pellegriniodendron diphyllum ne conservera que peu d’importance en tant qu’essence à bois d’œuvre car ses grumes sont généralement trop petites et mal formées.

Références principales

  • Aubréville, A., 1959. La flore forestière de la Côte d’Ivoire. Deuxième édition révisée. Tome premier. Publication No 15. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 369 pp.
  • Aubréville, A., 1970. Légumineuses - Césalpinioidées (Leguminosae - Caesalpinioideae). Flore du Cameroun. Volume 9. Muséum National d’Histoire Naturelle, Paris, France. 339 pp.
  • de Koning, J., 1983. La forêt de Banco. Part 2: La Flore. Mededelingen Landbouwhogeschool Wageningen 83–1. Wageningen, Netherlands. 921 pp.
  • Irvine, F.R., 1961. Woody plants of Ghana, with special reference to their uses. Oxford University Press, London, United Kingdom. 868 pp.
  • Raponda-Walker, A. & Sillans, R., 1961. Les plantes utiles du Gabon. Paul Lechevalier, Paris, France. 614 pp.

Autres références

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  • Burkill, H.M., 1995. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 3, Families J–L. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 857 pp.
  • Diabate, M., Munive, A., Miana de Faria, S., Ba, A., Dreyfus, B. & Galiana, A., 2005. Occurrence of nodulation in unexplored leguminous trees native to the West African tropical rainforest and inoculation response of native species useful in reforestation. New Phytologist 166(1): 231–239.
  • Hawthorne, W.D., 1995. Ecological profiles of Ghanaian forest trees. Tropical Forestry Papers 29. Oxford Forestry Institute, Department of Plant Sciences, University of Oxford, United Kingdom. 345 pp.
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  • Lewis, G., Schrire, B., MacKinder, B. & Lock, M., 2005. Legumes of the world. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 577 pp.
  • Normand, D. & Paquis, J., 1976. Manuel d’identification des bois commerciaux. Tome 2. Afrique guinéo-congolaise. Centre Technique Forestier Tropical, Nogent-sur-Marne, France. 335 pp.
  • Voorhoeve, A.G., 1979. Liberian high forest trees. A systematic botanical study of the 75 most important or frequent high forest trees, with reference to numerous related species. Agricultural Research Reports 652, 2nd Impression. Centre for Agricultural Publishing and Documentation, Wageningen, Netherlands. 416 pp.
  • White, L. & Abernethy, K., 1997. A guide to the vegetation of the Lopé Reserve, Gabon. 2nd edition. Wildlife Conservation Society, New York, United States. 224 pp.

Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2010. Pellegriniodendron diphyllum (Harms) J.Léonard. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 17 septembre 2026.


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