Picralima nitida (AAC)
Picralima nitida (Stapf) T.Durand & H.Durand - Nom pilote : Obéro

Caractères distinctifs
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Graines
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Inflorescence
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Fruits
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Feuilles
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Feuilles
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Plantules
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Tranche
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Base du tronc
L’obéro atteint rarement 30 m de hauteur et 60 cm de diamètre. Il est bas branchu et son feuillage est dense. La base du tronc est cylindrique ou presque. Le tronc est grisâtre et irrégulier, lisse à rugueux, avec des plis horizontaux. La tranche de l’écorce, au goût amer, est jaunâtre à brun clair, avec des traits verticaux orange et un latex blanc s’écoulant lentement par points. Les feuilles, simples et opposées, sont coriaces, brillantes au-dessus, assez grandes (11-27 x 2-13 cm), entièrement glabres, avec un acumen abrupt et des nervures secondaires nombreuses et très fines (14-23 paires) se réunissant en une nervure submarginale. Les inflorescences terminales sont composées de 12-36 fleurs blanches, avec 5 pétales (14-30 x 6-10 mm) soudés à la base en tube (15-21 mm). Les fruits sont composés de 2 méricarpes subglobuleux de 15-20 cm de diamètre, verts à jaunes à maturité, lourds et très durs. Ils contiennent de nombreuses graines, aplaties et lisses, de 3-5 cm de long, qui sont noyées dans une pulpe blanche à jaune-orange et un latex blanc abondant. L’obéro se différencie des Hunteria par ses fruits beaucoup plus gros. En l’absence de fruits, on le confond facilement avec Hunteria umbellata et H. congolana, mais la face supérieure des feuilles est très brillante avec la nervure médiane formant un canal très étroit (les bords se touchant presque) alors que les feuilles des Hunteria sont plutôt mates, à nervure médiane formant un canal nettement plus large.>
Plantule
La germination de l’obéro est épigée, phanérocotyle, avec de grands cotylédons foliacés ovales à circulaires de 5-6 cm de diamètre. L’hypocotyle de 7-8 cm est épaissi et verdâtre. L’épicotyle est court (1-2 cm). Les premières feuilles sont simples, opposées, elliptiques et étroites (6-7 x 1,5 cm).
Habitat et tempérament
L’obéro est une espèce tolérante à l’ombrage, non grégaire, des forêts denses humides sempervirentes ou semi-décidues. Les plantules se développent en groupes dans les crottes d’éléphant ou à l’emplacement du fruit tombé et décomposé.
Utilisation et statut de conservation
L’obéro n’est pas classé sur la Liste Rouge de l’UICN. Considérant sa large distribution géographique et le fait que cette espèce n’est pas exploitée industriellement, il est ici évalué préliminairement Préoccupation mineure (LC). Localement, son bois est transformé en divers ustensiles. C’est une plante médicinale africaine bien connue : les graines, l’écorce et les racines sont utilisées contre le paludisme. Elles sont aussi employées pour soigner les problèmes digestifs, les vers intestinaux, les maladies vénériennes et les pneumonies (HVC 5). En laboratoire, les activités antipaludiques et antimicrobiennes ont été démontrées.
Dispersion et interaction avec la faune
Les graines de l’obéro sont principalement dispersées par les éléphants. Ceux-ci mâchent le fruit, pour en extraire les graines et la pulpe, puis recrachent le reste très amer. Les chimpanzés pourraient aussi consommer la pulpe et avaler les graines. Les rongeurs mangent les graines et occasionnellement les dispersent.
Phénologie
L’obéro est sempervirent et hermaphrodite. Il fructifie à partir d’un faible diamètre.
Informations complémentaires
| Espèce | UICN | HVC | Fructification | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cam | Gab | RC | RCA | RDC | |||
| P. nitida (Stapf) T.Durand & H.Durand | LC* 2024 | 5 | 6-7 | 10-2 | 6-7 | ||
| DME | 50 | 70 | 60 | 70 | 60 | ||
| (cm) | |||||||
Crédits
Texte de JL. Doucet, JF. Gillet, O. Lachenaud, Q. Meunier, C. Moumbogou, B. Sonké, N. Texier. Photos de JL. Doucet, Q. Meunier, R. Niangadouma.