Plantago lanceolata (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Légume
Huile essentielle / exsudat
Médicinal
Fourrage
Fibre
Sécurité alimentaire
Changement climatique


Plantago lanceolata L.


Protologue: Sp. pl. 1 : 113 (1753).
Famille: Plantaginaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 12, 18, 24

Noms vernaculaires

  • Plantain, herbe Caroline, plantain lancéolé, herbe-à-cinq-côtes (Fr).
  • Ribwort (plantain), rib grass, small plantain, narrow-leaved plantain (En).

Origine et répartition géographique

Originaire d’Europe et d’Asie septentrionale et centrale, Plantago lanceolata est maintenant cosmopolite. En Afrique, on le trouve principalement dans les régions orientales et australes, y compris l’Afrique du Sud. Il est commun dans les îles Maurice et Rodrigues.

Usages

Dans les régions tempérées, Plantago lanceolata a dans une large mesure les mêmes usages traditionnels que Plantago major L. Les feuilles sont employées comme diurétique et astringent, et pour traiter les blessures, les piqûres d’insectes, les coups de soleil, les maladies de la peau, l’irritation des yeux et l’inflammation de la bouche et de la gorge. En infusion, elles agissent comme détoxifiant général, et on l’administre pour traiter les rhumes, la toux, l’enrouement, l’asthme, l’emphysème, la bronchite, les fièvres, la gastrite, les ulcères, les problèmes de vessie, les calculs rénaux, les troubles intestinaux, les menstruations irrégulières, l’hypertension, les rhumatismes et le rhume des foins. Une infusion des graines séchées sert de collyre pour les yeux, et de traitement contre la diarrhée et la dysenterie, ainsi que contre les vers intestinaux chez les enfants. Dans la phytothérapie moderne, les feuilles sont employées en sirop pour calmer la toux. On utilise aussi des macérats, des extraits fluides, des sirops et des jus préparés à partir de la plante fraîche pour traiter les inflammations de la bouche et de la gorge, et en usage externe pour les inflammations de la peau.

En Afrique tropicale, les usages en médecine traditionnelle sont pour une large part les mêmes. A Maurice, on emploie une teinture faite à partir de feuilles écrasées macérées dans l’alcool contre les maux de dents causés par les caries. On applique des feuilles écrasées en cataplasme sur les blessures pour arrêter l’hémorragie. Une décoction ou infusion de feuilles est employée pour laver les yeux afin de traiter les infections oculaires. Une infusion préparée avec la plante entière est utilisée contre la nausée, et en lavage buccal contre les aphtes. On l’emploie aussi pour baigner les parties du corps atteintes de rhumatismes. Au Nigeria, la plante entière, y compris les graines, est absorbée pour traiter les affections intestinales telles que gastrite, gastro-entérite et salmonellose, ainsi que de nombreux problèmes respiratoires. En Ethiopie, Plantago lanceolata est l’une des 10 plantes les plus utilisées comme ténicide en médecine locale, soit en infusion soit dans une boisson alcoolisée. Les racines sont traditionnellement utilisées pour traiter les problèmes de fertilité.

Le mucilage des graines est un excellent épaississant utilisé en cosmétique (par ex. en lotions et en fixatif pour les cheveux), ainsi que comme stabilisateur dans l’industrie des crèmes glacées. Il est également employé dans la préparation du chocolat. Les graines peuvent être utilisées comme source d’agent gélifiant à bon marché pour les cultures de tissus. Sa qualité est comparable à celle de l’agar-agar, mais son coût n’en est que le dixième. Plantago lanceolata est actuellement commercialisé au Royaume-Uni comme aide pour cesser de fumer ; il est réputé causer une aversion pour le tabac. Aux Etats-Unis, Plantago major a été breveté et commercialisé dans le même but. Les feuilles sont comestibles et parfois consommées comme légume. Plantago lanceolata est parfois cultivé comme fourrage, et considéré comme étant de meilleure qualité que Plantago major.

Production et commerce international

Pour l’Afrique, on ne dispose d’aucune information sur la production ou le commerce de Plantago lanceolata, et on n’a que peu d’information générale sur sa production et son commerce. Au Royaume-Uni, Plantago lanceolata est cultivé à des fins médicinales, et est également importé de Bulgarie, de Russie, de l’ancienne Yougoslavie, de Hongrie et de Pologne. Les prix en 2004 étaient de US$ 10,50/kg pour la matière première séchée vendue en gros, et de US$ 58/kg vendue au détail.

Propriétés

On a reconnu dans des essais avec des extraits de Plantago lanceolata une série d’actions pharmacologiques, entre autres une faible action antibiotique, une action de guérison des blessures, anti-inflammatoire, anti-ulcérogène, laxative, analgésique, anti-oxydante et immunomodulatrice. Parmi les composés biologiquement actifs, on a identifié des polysaccharides, des dérivés de l’acide caféique, des flavonoïdes, des hétérosides iridoïdes et des terpénoïdes.

Des feuilles, on a isolé des saccharides (acide galacturonique, galactose, arabinose, rhamnose, glucose et xylose), ainsi qu’un polysaccharide pectique, une galactoarabine et une galactane. Par extraction des graines dans l’eau froide, on a obtenu un polysaccharide qui contient de l’acide uronique, des pentosanes, du méthyl-pentosane et une huile. Les graines doivent leurs propriétés laxatives aux polysaccharides très hydrophiles. Elles absorbent beaucoup d’eau et forment un gel qui accroît le volume des selles, stimule les mouvements péristaltiques et facilite l’évacuation par les intestins. Cet effet a été confirmé par plusieurs études cliniques. Ce mucilage peut également être employé en thérapie d’appoint dans la diarrhée, du fait qu’il allonge la période de transit intestinal.

Les feuilles, les graines et les racines contiennent de l’acide caféique et des dérivés tels que l’acide chlorogénique, l’acide néochlorogénique, le plantamajoside, l’actéoside (verbascoside), l’acide syringique et l’acide vanillique. Le plantamajoside a montré une action anti-inflammatoire dans des essais avec des souris, et une certaine action antibactérienne. Le plantamajoside et l’actéoside ont tous deux une action anti-oxydante et sont des inactiveurs du radical DPPH (2,2-diphényl-1-picrylhydrazyle). L’actéoside a des actions antibactérienne, antihypertension, immunosuppressive et analgésique.

Parmi les flavonoïdes isolés figurent l’apigénine-7-O-monoglucoside, l’apigénine-6,8-diglucoside et le lutéoline-7-O-β-glucoside. L’extrait au méthanol de la plante n’a montré aucune action cytotoxique contre une lignée de cellules tumorales humaines provenant d’un adénocarcinome rénal, mais a en revanche montré une inhibition totale de la croissance d’un adénocarcinome mammaire et d’un mélanome en culture de tissus.

Les feuilles de Plantago lanceolata contiennent également des hétérosides iridoïdes (1, 9–2,4%) tels qu’aucubine, catalpol et aspéruloside. L’aucubine a montré une action anti-inflammatoire et hépatoprotectrice dans des essais avec des souris, une action spasmolytique dans des essais avec des rats, et une action antivirale contre le virus de l’hépatite B. L’aucubigénine, qui est l’aglycone de l’aucubine, a une action antimicrobienne. Deux cultivars de Plantago lanceolata provenant d’Espagne ont montré une forte augmentation des concentrations d’aucubine et d’actéoside dans les feuilles durant la saison de croissance.

En Ethiopie, des essais sur la toxicité et les actions thérapeutiques des feuilles de Plantago lanceolata employées comme médicament ténicide sur des souris ont montré une toxicité modérée et une faible action ténicide. L’action antimicrobienne est modérée. Des tests sur les actions utérotonique et anti-implantation des racines chez les souris ont montré une action faible.

Description

Petite plante herbacée vivace atteignant 60(–100) cm de hauteur, avec un rhizome épais et des racines fibreuses. Feuilles groupées en rosette dense, disposées en spirale ; stipules absentes ; pétiole pouvant atteindre la longueur du limbe ; limbe linéaire-lancéolé à étroitement ovale ou spatulé, de (2–)10–20(–40) cm × 1–3(–7) cm, base se terminant en pointe sur le pétiole, apex aigu à acuminé, les deux faces glabres ou à pubescence apprimée à velue, bords entiers ou légèrement dentés, nervures 3–5, distinctes, parallèles. Inflorescence : épi court de 0,5–5(–10) cm de long, à fleurs très denses, pédoncule de 10–60(–100) cm de long, sillonné, à poils soyeux ; bractées ovales, de 2,5–4(–7) mm de long. Fleurs généralement bisexuées, régulières, 4-mères, sessiles, blanc brunâtre ; sépales arrondis-ovales, de 2,5–3,5 mm de long, la paire inférieure soudée ; corolle d’environ 3 mm de long, lobes ovales, de 2–2,5 mm de long ; étamines insérées sur les lobes de la corolle, exsertes, anthères presque blanches ; ovaire supère, 2–4-loculaire, style 1, environ deux fois plus long que la fleur. Fruit : capsule ellipsoïde, à déhiscence circulaire, de 3–5 mm de long, renfermant (1–)2–3 graines. Graines oblongues-ellipsoïdes, de 2,5–3 mm de long, brun-jaune à brun foncé, mucilagineuses lorsque humides. Plantule à germination épigée.

Autres données botaniques

Le genre Plantago comprend près de 270 espèces ; c’est un genre cosmopolite, mais dont l’aire est principalement tempérée. Plantago lanceolata est une espèce extrêmement variable, mais cette variation est due pour une bonne part aux différences de milieu (par ex. plantes poilues dans les milieux secs). Les feuilles tendent à être dressées et plutôt linéaires-lancéolées lorsque la végétation environnante est plus haute. Dans les zones pâturées, le port est prostré et les feuilles sont plutôt ovales.

Croissance et développement

Sous les climats tropicaux, Plantago lanceolata peut fleurir toute l’année, avec un cycle vital qui peut s’accomplir en 6 semaines. Dans les régions tempérées, les plantes passent l’hiver sous la surface du sol dans les stations ouvertes, ou sous forme de petites rosettes s’il y a davantage de couvert. La longévité de Plantago lanceolata varie selon les régions et selon le degré de perturbation de la station. On a observé des plantes individuelles qui persistaient pendant au moins 12 ans. Les vieilles plantes développent un rhizome épais qui produit de nouvelles pousses aériennes, ce qui produit des touffes compactes.

En règle générale, Plantago lanceolata semble être un allogame strict, bien que certaines études affirment qu’il est autofertile. Des études génétiques ont révélé qu’il existe dans l’espèce plusieurs formes sexuelles : plantes bisexuées avec de longues anthères et un pollen viable, plantes bisexuées avec de courtes anthères et un pollen de faible viabilité, et plantes femelles avec des étamines rudimentaires.

La production de graines est maximale sur une terre découverte cultivée, et minimale sur une surface fauchée ou pâturée. Les graines sont mûres 2–3 semaines après la fécondation. Elles adhèrent facilement aux animaux ou aux humains, ce qui favorise leur dispersion. Elles peuvent aussi être transportées par l’eau.

Ecologie

Plantago lanceolata se rencontre dans les zones perturbées. C’est une mauvaise herbe très commune dans les terres cultivées et sur les bords de routes, de même que dans les savanes boisées ouvertes et les savanes herbeuses. Plantago lanceolata est plus résistant à la sécheresse que Plantago major, mais il est moins tolérant à l’asphyxie racinaire, et ne tolère pas les sols salés.

Multiplication et plantation

Plantago lanceolata peut être multiplié par graines ou par voie végétative. Les graines ont une période de dormance de un à plusieurs mois, qui peut être interrompue par stockage à sec à 5°C pendant plusieurs semaines ou à 20°C pendant plusieurs mois. La germination est optimale avec des graines vieilles de 1–6 ans et à une température de 25–30°C. Les nitrates stimulent la germination.

Gestion

Les populations pures de Plantago lanceolata répondent bien à la fertilisation, mais dans des pâturages mélangés l’engrais azoté accroîtra la concurrence avec d’autres plantes. Son système racinaire lui permet d’exploiter des couches du sol plus profondes que la plupart des autres plantes fourragères. Dans les pâturages mélangés, Plantago lanceolata s’installe rapidement et est brouté préférentiellement, ce qui peut entraîner sa disparition de la pâture. Le bétail évite de brouter les inflorescences.

Maladies et ravageurs

La mortalité des semis de Plantago lanceolata est courante, et est due à un complexe de champignons interagissant avec des facteurs abiotiques. La maladie de la tige est causée par le champignon Phomopsis subordinaria. Plantago lanceolata est un hôte de nématodes du genre Meloidogyne.

Récolte

Il faut être prudent lorsqu’on récolte Plantago lanceolata dans la nature à des fins médicinales, car les plantes peuvent contenir des concentrations élevées de métaux lourds tels que plomb et cadmium lorsqu’elles poussent le long des routes.

Rendement

Le rendement en fourrage de cultivars spéciaux a atteint en Nouvelle-Zélande jusqu’à 20 t/ha.

Traitement après récolte

La température de séchage influe sur la teneur en composés actifs du matériel récolté. Les concentrations de composés actifs décroissent régulièrement aux stades initiaux du séchage tant dans les conditions climatiques naturelles qu’à 60°C.

Ressources génétiques

Plantago lanceolata est une espèce commune et extrêmement répandue, et n’est pas menacée d’érosion génétique. Il en existe plusieurs petites collections dans les banques de gènes, notamment en Amérique du Sud et en Europe.

Sélection

Des cultivars prairiaux améliorés ont été sélectionnés en Nouvelle-Zélande, parmi lesquels ‘Grassland Lancelot’ et ‘Ceres Tonic’.

Perspectives

Les emplois de Plantago lanceolata par voie orale pour traiter les troubles digestifs et bronchiques, et en médication topique contre les affections de la peau et les infections oculaires, sont très répandus. Des recherches récentes semblent justifier les emplois traditionnels, bien que l’information soit loin d’être complète. Des espèces voisines ayant des usages analogues sont cultivées plus facilement et plus largement ; par ex. Plantago afra L. et Plantago ovata Forssk. (ispaghul) sont cultivés en Inde à des fins médicinales.

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Sources de l'illustration

  • Holm, L.G., Plucknett, D.L., Pancho, J.V. & Herberger, J.P., 1977. The world’s worst weeds. Distribution and biology. University Press of Hawaii, Honolulu, United States. 609 pp.

Auteur(s)

  • A. Gurib-Fakim, Faculty of Science, University of Mauritius, Réduit, Mauritius

Citation correcte de cet article

Gurib-Fakim, A., 2006. Plantago lanceolata L. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 21 avril 2026.


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