Pleiocarpa pycnantha (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
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Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Médicinal
Bois d'œuvre
Ornemental


Pleiocarpa pycnantha (K.Schum.) Stapf


Protologue: Oliv., Fl. trop. Afr. 4(1) : 99 (1902).
Famille: Apocynaceae

Synonymes

  • Pleiocarpa flavescens Stapf (1902),
  • Pleiocarpa micrantha Stapf (1902).

Origine et répartition géographique

Pleiocarpa pycnantha est répandu depuis le Sénégal jusqu’au Kenya, et vers le sud jusqu’à l’Angola et au Mozambique.

Usages

Le bois est utilisé pour la construction locale, pour la confection de peignes, de corps de rabot, de manches d’outils et de pilons, et également d’objets sculptés, tels que les tuyaux de pipe en Ouganda. Les racines pilées mélangées avec des graines d’Aframomum melegueta K.Schum. et du vin de palme sont prises comme laxatif. Au Bénin, on administre des feuilles macérées dans du jus de citron aux patients souffrant de jaunisse, d’œdème, d’hyposécrétion d’urine ou d’ascaridiose.

Propriétés

Le bois est jaune à brun, dur et durable. On a isolé des racines et de l’écorce de Pleiocarpa pycnantha certains alcaloïdes indoles, tels que pycnanthine, pléiocarpamine, québrachamine et macusine B.

Description

  • Arbuste ou arbre de taille petite à moyenne atteignant 20(–30) m de hauteur ; fût jusqu’à 50 cm de diamètre ; écorce lisse à fissurée ou à craquelures réticulaires, grise à brun rougeâtre.
  • Feuilles opposées ou en verticilles de 3–5, simples et entières ; stipules absentes ; pétiole de 5–20 mm de long ; limbe étroitement elliptique à oblong, de 4–22 cm × 1–8 cm, base arrondie à cunéiforme, apex obtus à aigu ou acuminé, glabre, pennatinervé à 15–25 paires de nervures latérales.
  • Inflorescence : grappe axillaire, de 1–2 cm × 1–3 cm, comprenant 10–30(–40) fleurs ; bractées très petites.
  • Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères, très parfumées ou au contraire à mauvaise odeur ; pédicelle de 1–3 mm de long ; sépales ovales ou elliptiques, de 1–2,5(–3) mm de long, libres ou soudés à la base, apex aigu à arrondi ; tube de la corolle presque cylindrique, de 6–10 mm × 0,5–2 mm, avec une ceinture de poils de 1–3 mm de large à l’intérieur juste au-dessous de l’insertion des étamines, lobes ovales à presque orbiculaires, de 1,5–4,5(–5) mm de long, à apex arrondi à aigu, étalés, recourbés ensuite, blancs à jaune orangé ; étamines insérées juste au-dessous du sommet du tube de la corolle, incluses, de 1–2 mm de long, anthères ovales, jaunes ; ovaire supère, ovoïde à globuleux, formé de 2 carpelles distincts unis à la base par un épaississement discoïde, style de 4–8 mm de long, tête du pistil ellipsoïde à ovoïde, de 0,2–1 mm de long.
  • Fruit constitué de 2 follicules globuleux à ellipsoïdes de 13–23(–30) mm de long, apex pointu à arrondi, jaunes à orangés, lisses à légèrement rugueux, renfermant 2 graines.
  • Graines ellipsoïdes à oblongues, de 6,5–13,5 mm de long, brunes.

Autres données botaniques

Le genre Pleiocarpa comprend environ 5 espèces et est confiné à l’Afrique tropicale continentale. Il est apparenté aux genres Hunteria et Picralima.

On peut trouver Pleiocarpa pycnantha en fleurs et en fruits tout au long de l’année.

Ecologie

Pleiocarpa pycnantha se rencontre dans le sous-étage de la forêt dense, des forêts-galeries et des forêts montagnardes, jusqu’à 2300 m d’altitude. On peut aussi le trouver dans la forêt perturbée.

Ressources génétiques

Etant donné que Pleiocarpa pycnantha est répandu et se rencontre dans divers types de forêts, il n’y a pas de raison de penser qu’il soit menacé d’érosion génétique.

Perspectives

Il est peu probable que Pleiocarpa pycnantha devienne à l’avenir une essence à bois d’œuvre économiquement importante, parce qu’il est en général de trop petite taille. Cependant, son bois dur et durable conservera son utilité pour la construction de maisons locales et la fabrication d’instruments, tant que des peuplements naturels d’un volume suffisant resteront disponibles.

Références principales

  • Burkill, H.M., 1985. The useful plants of West Tropical Africa. 2nd Edition. Volume 1, Families A–D. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 960 pp.
  • Coates Palgrave, K., 1983. Trees of southern Africa. 2nd Edition. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 959 pp.
  • Omino, E.A., 1996. A contribution to the leaf anatomy and taxonomy of Apocynaceae in Africa. Wageningen Agricultural University Papers 96–1. Wageningen Agricultural University, Wageningen, Netherlands. 178 pp.

Autres références

  • Adjanohoun, E.J., Adjakidjè, V., Ahyi, M.R.A., Aké Assi, L., Akoègninou, A., d’Almeida, J., Apovo, F., Boukef, K., Chadare, M., Cusset, G., Dramane, K., Eyme, J., Gassita, J.N., Gbaguidi, N., Goudote, E., Guinko, S., Houngnon, P., Lo, I., Keita, A., Kiniffo, H.V., Kone-Bamba, D., Musampa Nseyya, A., Saadou, M., Sodogandji, T., De Souza, S., Tchabi, A., Zinsou Dossa, C. & Zohoun, T., 1989. Contribution aux études ethnobotaniques et floristiques en République Populaire du Bénin. Agence de Coopération Culturelle et Technique, Paris, France. 895 pp.
  • Gorman, A.A., Dastoor, N.J., Hesse, M., von Philipsborn, W., Renner, U. & Schmid, H., 2004. Ueber die Konstitution zweier neuartiger dimerer Indolalkaloide Pycnanthin und Pleiomutinin 132. Mitteilung über Alkaloide. Helvetica Chimica Acta 52(1): 33–55.
  • Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.

Auteur(s)

  • R.H.M.J. Lemmens, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Lemmens, R.H.M.J., 2006. Pleiocarpa pycnantha (K.Schum.) Stapf. In: Louppe, D., Oteng-Amoako, A.A. & Brink, M. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 17 septembre 2026.


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