Senna didymobotrya (PROTA)
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Introduction |
| Importance générale | |
| Répartition en Afrique | |
| Répartition mondiale | |
| Médicinal | |
| Bois d'œuvre | |
| Bois de feu | |
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| Fourrage | |
| Auxiliaire | |
Senna didymobotrya (Fresen.) Irwin & Barneby
- Protologue: Mem. New York Bot. Gard. 35: 467 (1982).
- Famille: Caesalpiniaceae (Leguminosae - Caesalpinioideae)
- Nombre de chromosomes: 2n = 28
Synonymes
- Cassia didymobotrya Fresen. (1839),
- Cassia nairobensis L.H.Bailey (1941).
Noms vernaculaires
- Séné africain (Fr).
- Candle bush, peanut-butter cassia, popcorn senna, wild senna, candelabra tree (En).
- Mwinu (Sw).
Origine et répartition géographique
Senna didymobotrya est originaire d’Afrique tropicale où il est présent depuis le Congo jusqu’en Ethiopie et vers le sud jusqu’en Namibie, au Zimbabwe et au Mozambique. Il a été introduit comme plante ornementale dans de nombreux pays tropicaux, dont les Comores, Madagascar, l’île Maurice et l’Afrique du Sud. A l’origine, il a été introduit en Amérique et en Asie tropicale comme fourrage, engrais vert et plante de couverture, mais il est maintenant cultivé surtout comme plante ornementale.
Usages
Senna didymobotrya est couramment utilisé comme plante médicinale, surtout en Afrique de l’Est, où la décoction ou l’infusion de feuilles, de tiges et de racines se boivent pour leurs vertus laxatives et purgatives dans le traitement des douleurs abdominales ; en quantités importantes, on le prend comme émétique. En Ouganda, au Rwanda et au Burundi, on en prend aussi pour expulser les vers intestinaux et pour traiter la teigne. Mais la concoction peut affaiblir le patient, qui dans ce cas doit boire du lait. Lorsque le traitement est administré à des enfants, on fait cuire les jeunes feuilles dans des feuilles de bananier et on les donne par voie orale. Au Kenya et en Ouganda, l’infusion de racine se boit pour traiter la diarrhée.
En R.D. du Congo, au Rwanda, au Burundi, au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, la décoction de racines se boit dans le traitement du paludisme, d’autres fièvres et de la jaunisse. La poudre de racine ou de feuille mélangée à de l’eau, ou la décoction des parties fraîches, se prennent pour traiter les abcès des muscles du squelette et les maladies vénériennes. La plante est également indiquée dans le traitement des infections fongiques et bactériennes, l’hypertension, les hémorroïdes, l’anémie falciforme et toutes sortes de maladies gynécologiques telles que l’inflammation des trompes de Fallope, les fibromes et les maux de dos, pour stimuler la lactation et déclencher les contractions utérines et l’avortement.
Senna didymobotrya, comme les autres espèces de Senna, est toxique. Les décoctions de toutes les parties de la plante peuvent provoquer de violents vomissements et de la diarrhée et peuvent être mortelles. Il est recommandé aux femmes enceintes et aux enfants de n’en prendre qu’à petite dose. Les feuilles et les racines sont également employées comme poison de pêche.
Senna didymobotrya est aussi couramment utilisé pour le traitement des maladies du bétail. On a recours à la décoction de feuilles, soit seule soit en mélange, pour traiter les parasites externes comme les tiques. Au Kenya, on réduit les feuilles et les jeunes tiges en une pâte que l’on applique sur la peau pour traiter les affections cutanées. Le jus de feuilles dans de l’eau se donne à boire pour traiter la diarrhée et la dysenterie, et se prend pour ses vertus diurétiques, laxatives et émétiques. La décoction de racines est utilisée comme antipoison, elle sert à expulser le placenta en cas de rétention, et à traiter la fièvre de la côte orientale (ECF) et le charbon.
La cendre de rameaux brûlés est utilisée pour revêtir l’intérieur de gourdes destinées à conserver du lait, car elle a la réputation d’en améliorer la digestibilité et la saveur. On peut alors y conserver du lait pendant un an.
Le bois est utilisé pour faire des objets d’artisanat, et on s’en sert aussi comme bois de feu. Les feuilles s’utilisent en paillage ou comme engrais vert. Senna didymobotrya est parfois planté pour l’ombre qu’il procure dans les plantations de thé. Les fleurs, l’écorce, les feuilles et les gousses produisent un colorant pour les fibres et fournissent une gamme étendue de coloris (jaune, orange, rouge). En peausserie, l’écorce sert à l’éjarrage et au tannage du cuir. On emballe les régimes de bananes avec les feuilles pour y faire mûrir les bananes. Les cendres chaudes sont utilisées pour nettoyer les récipients à bière. Senna didymobotrya est très cultivé comme plante ornementale.
Propriétés
Plusieurs dérivés d’anthraquinone ont été isolés des feuilles et des gousses, tels que l’émodine, le chrysophanol, le physcion et la knipholone. D’autres composés isolés des feuilles sont l’aloémodine, la rhéine et de petites quantités d’émodine dianthrone, d’aloémodine dianthrone, de sennoside B, C et D, de tanins catéchiniques, de flavonoïdes et d’aloémodine B-glucoside. La graine contient 4% d’huile, 24% de protéines et 6% de cendres.
Les dérivés d’anthraquinone sont peu résorbés dans l’intestin grêle, mais une fois dans le côlon, ils sont hydrolysés par la flore bactérienne et les anthraquinones formées sont réduites pour produire les anthrones actives, responsables de l’activité laxative, car elles stimulent les mouvements péristaltiques. Les anthraquinones telles que l’émodine inhibent également l’acheminement des ions dans les cellules du côlon, ce qui contribue à l’effet laxatif. Les anthraquinones présentent d’autres effets biologiques comme la diurèse, la vasorelaxation et le déclenchement de contractions musculaires, des propriétés antioxydantes ainsi que des activités antibactériennes et antifongiques. L’émodine a la réputation d’avoir un effet anorexigène contre toutes sortes d’organismes.
Des extraits végétaux méthanoliques ont diminué les contractions induites par l’acétylcholine dans des anneaux de trachée isolés chez des cobayes. Cette diminution était supérieure à la moitié du relâchement provoqué par la théophylline, médicament de référence utilisé dans la thérapie des maladies respiratoires. C’est une propriété qui peut avoir de l’importance dans la bronchodilatation nécessaire au traitement de l’asthme. Les extraits d’écorce de racine et de tige ont inhibé la croissance de Giardia lamblia lors d’essais in vitro, sans toutefois être létaux pour ce parasite protozoaire responsable d’infections de l’appareil gastro-intestinal.
La bioactivité de la plante contre le paludisme est faible, bien qu’elle ait une action fébrifuge.
Selon les descriptions, l’odeur de Senna didymobotrya, surtout lorsqu’il est en fleurs ou lorsqu’on l’écrase, évoquerait celle de “souris”, de “chien mouillé” de “beurre de cacahuète” ou de “popcorn brûlé” ; l’odeur a un effet répulsif sur les abeilles.
Falsifications et succédanés
Comme purgatif, Senna didymobotrya est souvent remplacé par d’autres espèces de Senna, de Cassia et d’Aloe.
Description
Arbuste ou petit arbre dioïque atteignant 4,5(–9) m de haut. Feuilles disposées en spirale, composées paripennées à 8–18 paires de folioles ; stipules largement ovales-cordées, de 1–2,5 cm × environ 1 cm, acuminées, persistantes ; pétiole de 1–8 cm de long ; folioles oblongues-elliptiques, de 2–6 cm × 0,5–2,5 cm, généralement arrondies à obtuses à l’apex, mucronées, brièvement poilues sur les deux faces. Inflorescence : grappe axillaire, érigée, de 10–50 cm de long, à 20–30 fleurs ; bractées de 1–2,5 cm de long. Fleurs bisexuées, zygomorphes, 5-mères ; sépales oblongs-obovales, atteignant 1,5 cm de long ; pétales inégaux, oblongs à obovales, de 1,5–3 cm de long, jaunes ; étamines 10, les 2 étamines inférieures plus grosses et fertiles, 8 stériles ; ovaire supère, laineux, recourbé, style mince, courbé. Fruit : gousse aplatie, oblongue, de 8–12 cm × 1,5–2,5 cm, cloisonnée transversalement, déhiscente par 2 valves, à 9–16 graines. Graines oblongues, comprimées, d’environ 8 mm × 4–5 mm, à aréole distincte sur chaque face.
Autres données botaniques
Jusqu’au début des années 1980, le genre Cassia était considéré comme un très vaste genre comptant environ 550 espèces ; par la suite il a été subdivisé en 3 genres : Cassia s.s. comportant une trentaine d’espèces, Chamaecrista comportant environ 250 espèces, et Senna avec environ 270 espèces. Senna ressemble beaucoup à Cassia, mais il s’en distingue par la possession de 3 étamines adaxiales, courtes et droites, et des pédicelles dépourvus de bractéoles.
La pilosité de Senna didymobotrya varie considérablement en longueur et en densité, et les bractées et stipules sont de taille variable. Mais il semble qu’il n’y ait aucune raison de distinguer des taxons subspécifiques.
Croissance et développement
Senna didymobotrya fleurit abondamment deux fois par an sous les tropiques. Il est allogame, mais aussi autocompatible. Les données sur la formation de nodosités est contradictoire. Cultivé en jachère, il semble qu’il enrichisse la couche supérieure du sol de quantités considérables d’azote, mais on ne sait pas bien d’où cela provient. Senna didymobotrya stimule la germination des graines de l’herbe aux sorcières (Striga), sans toutefois en être un hôte. Lorsqu’il est incorporé dans la rotation, il peut en diminuer l’infestation de façon efficace.
Ecologie
Senna didymobotrya est commun dans les brousses caducifoliées, au bord des lacs, des cours d’eau, des rivières et dans d’autres endroits humides, dans les savanes herbeuses et les savanes boisées, depuis le niveau de la mer jusqu’à 2500 m d’altitude. On le trouve parfois dans les anciennes plantations et dans les haies à proximité des constructions. En Afrique du Sud, il est devenu envahissant dans les savanes herbeuses, les maquis côtiers, les savanes boisées, au bord des routes, dans les terrains vagues et sur les berges de fleuve. Il tolère un léger gel.
Multiplication et plantation
Senna didymobotrya est multiplié par graines et par boutures. Les graines germent facilement, mais elles nécessitent un trempage dans l’eau pendant 24 heures car elles présentent une certaine dormance due à la dureté de leur tégument. La dormance peut également être levée par scarification mécanique et par immersion dans de l’acide sulfurique concentré ou de l’eau bouillante. Des essais avec des graines traitées ont débouché sur un taux de germination de 75–85% contre 15–20% pour les graines non traitées. Les graines peuvent germer aussi bien à la lumière qu’à l’obscurité et dans une large fourchette de températures ; cependant, la température optimale de germination est de 20–25°C, et le taux de germination est très bas à 10°C.
On peut faire sécher les graines sans les endommager à des taux d’humidité bien plus bas que dans la nature. Dans des milieux de stockage très divers, leur longévité augmente lorsque le taux d’humidité et la température diminuent. Le poids de 1000 graines séchées à l’air est de 36–75 g.
Gestion
Senna didymobotrya est un arbre qui convient bien pour donner de l’ombrage dans les plantations de thé où les Erythrina spp. ne sont pas indiquées. Il a alors besoin d’un espacement d’environ 5 m × 5 m. Les jeunes tiges sont tendres et doivent être tuteurées.
Maladies et ravageurs
Senna didymobotrya n’est pratiquement pas attaqué par les maladies et les ravageurs. Il est un hôte de la cochenille farineuse du caféier (Planococcus kenyae), qui s’attaque à toutes sortes de plantes cultivées.
Récolte
Senna didymobotrya peut être ébranché pour l’engrais vert plusieurs fois par an, de préférence lorsque il est en fleurs car c’est le moment où la teneur en nutriments des feuilles est la plus élevée.
Rendement
Les rameaux feuillés frais de Senna didymobotrya contiennent environ 0,7% de N. Une coupe normale, soit 5 t/ha, donne environ 35 kg de N.
Ressources génétiques
Il n’existe qu’un petit nombre d’entrées de Senna didymobotrya dans les collections de ressources génétiques. Comme elle est répandue, l’espèce n’est pas menacée d’érosion génétique.
Perspectives
Les avantages pharmacologiques de l’utilisation de Senna didymobotrya comme remède phytothérapeutique brut sont contrebalancés par sa toxicité potentielle. Mais les extraits phytothérapeutiques préparés selon des procédés de fabrication soigneusement contrôlés offrent des possibilités. Son utilisation comme engrais vert, comme plante de couverture et arbre d’ombrage n’a jamais eu beaucoup d’importance en Afrique, mais elle pourrait s’accroître. Son aptitude à déclencher la germination des graines de Striga en fait une culture piège qui pourrait éventuellement être incluse dans des rotations avec des céréales.
Références principales
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Sources de l'illustration
- Sunarno, B., 1997. Senna didymobotrya (Fresenius) Irwin & Barneby. In: Faridah Hanum, I. & van der Maesen, L.J.G. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 11. Auxiliary plants. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 229–231.
Auteur(s)
- J.R.S. Tabuti, Department of Botany, Makerere University, P.O. Box 7062, Kampala, Uganda
Citation correcte de cet article
Tabuti, J.R.S., 2007. Senna didymobotrya (Fresen.) H.S.Irwin & Barneby. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 24 avril 2026.
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