Spirostachys africana (PROTA)
![]() |
Introduction |
| Importance générale | |
| Répartition en Afrique | |
| Répartition mondiale | |
| Huile essentielle / exsudat | |
| Médicinal | |
| Bois d'œuvre | |
| Ornemental | |
| Fourrage | |











Spirostachys africana Sond.
- Protologue: Linnaea 23: 106 (1850).
- Famille: Euphorbiaceae
Noms vernaculaires
- African sandalwood, Cape sandalwood, headache tree, tamboti (En).
- Sandalo africano (Po).
- Msarakana (Sw).
Origine et répartition géographique
Spirostachys africana est présent du sud-est du Kenya jusqu’en Namibie, au Botswana, au Zimbabwe, au Mozambique, en Afrique du Sud et au Swaziland.
Usages
La demande en bois est forte pour la menuiserie décorative, le mobilier, l’ébénisterie, ainsi que pour la sculpture et le tournage. Il est également apprécié en construction de maisons pour des piliers, des poutres et des voliges de toit, ainsi que pour fabriquer des perles odorantes pour les colliers. Il convient pour les parquets à usage intensif, les étais de mine, la construction navale, les jouets, les bibelots, les ustensiles agricoles et les instruments de musique. Il est également utilisé comme bois de feu, mais ne doit pas être utilisé en cuisine car ses fumées sont toxiques ; les rameaux ont été utilisés pour faire des torches odorantes. Le bois n’est pas apprécié pour la production de charbon de bois.
Les racines, l’écorce et le latex sont couramment utilisés en médecine traditionnelle. La décoction de racines se prend pour traiter le paludisme, la constipation mais également la diarrhée, la toux, la gonorrhée et les maux de tête, et elles sont appliquées en gouttes pour les yeux pour traiter l’ophtalmie. La décoction et l’infusion d’écorce à faible dosage sont utilisées comme purgatif pour traiter la constipation mais également la diarrhée, et pour traiter les ulcères d’estomac, les douleurs rénales, la toux et les douleurs oculaires, et pour purifier le sang. On applique de l’écorce séchée sur les éruptions chez les enfants. La poudre d’écorce se prend comme vermifuge. Du latex dilué dans de l’eau se prend comme émétique et purgatif, et le latex lui-même est administré contre les maux de dents et comme antalgique. Il est également appliqué sur les plaies du bétail pour tuer les asticots, alors que le bois sert de répulsif contre les insectes. L’administration du latex ou de l’écorce à des fins médicinales nécessite une extrême prudence. On a répertorié plusieurs cas de complications provoquées par un surdosage et entraînant le décès de patients. On utilise des extraits dans le traitement d’infections orales opportunistes telles que des candidoses chez les patients infectés par le VIH, et bien qu’ils aient une puissante activité antifongique, ils doivent être utilisés avec prudence car il peut y avoir des interactions avec des agents antirétroviraux. L’écorce a été utilisée comme poison de pêche et le latex comme poison de chasse pour les têtes de flèches. La décoction de feuilles est appliquée sur les yeux pour traiter l’ophtalmie. En Namibie, la poudre du bois huileux, mélangée à de la graisse, sert à frictionner les cheveux, et a également été utilisée comme parfum.
Production et commerce international
En 2003, une étude à Maputo (Mozambique) a montré que le bois de Spirostachys africana est fréquemment utilisé par des artistes sculpteurs. Le volume annuel a été évalué à 360 m³. En général, on a signalé qu’environ 40 m³ de bois de Spirostachys africana par mois sont disponibles à partir de sources en gestion durable.
Propriétés
Le bois de cœur est brun à brun foncé à taches et stries plus foncées, et distinctement démarqué de l’aubier blanchâtre à jaune pâle, de 2,5–5 cm de large. Le fil est droit à légèrement ondulé, le grain modérément fin à fin, et régulier. Le bois a un beau dessin en bandes et un lustre satiné, avec une surface huileuse. Il a une odeur épicée agréable, ressemblant à celle du bois de santal des Indes orientales (Santalum album L.), qui peut persister pendant de nombreuses années.
C’est un bois très lourd, avec une densité de 910–1090 kg/m³ à 12% d’humidité, et très dur. Il sèche à l’air lentement. Des planches de 2,5 cm d’épaisseur prennent environ 7 mois pour sécher à l’air et des planches de 10 cm d’épaisseur environ un an. Les gerces aux extrémités sont fréquentes, mais le bois n’est généralement pas très sensible au gauchissement. Les taux de retrait du bois vert à anhydre sont faibles : de 2,1–3,5% radialement et de 4,0–6,7% tangentiellement. Une fois sec, le bois est moyennement stable en service.
A 12% d’humidité, le module de rupture est de 102–108 N/mm², le module d’élasticité de 8600–9210 N/mm², la compression axiale de 57–60 N/mm², le cisaillement de 16 N/mm² et la dureté Janka de flanc de 8940 N.
Le bois est difficile à scier, particulièrement le bois vert, mais il est plus facile à travailler. Il émousse rapidement les dents de scies. La sciure est gommeuse et colle aux dents. A proximité du centre des grumes, le bois peut être extrêmement dur à scier. Il se rabote de façon régulière et se moulure bien. Le forage et le mortaisage exigent un effort considérable, et le clouage est uniquement possible après un pré-perçage. Le tournage donne d’excellents résultats. Le ponçage est difficile à cause de la surface huileuse du bois. Le bois est durable et résistant aux champignons, aux termites et aux xylophages. Il est très rebelle aux produits de conservation. La sciure est très irritante pour les yeux et les voies respiratoires. Le bois n’est pas bien adapté comme bois de feu car la fumée est irritante, et provoque des maux de tête et des problèmes aux organes respiratoires.
Le latex est irritant et peut provoquer une inflammation et faire cloquer la peau. Il est particulièrement nocif lorsqu’il entre en contact avec les yeux. Il peut provoquer des purges et des vomissements importants. Il contient un mélange complexe de diterpènes. Des extraits d’écorce ont montré une activité antibactérienne et génotoxique dans des tests. Des essais ont montré que la poudre d’écorce empêche le développement des populations de bruches (Callosobruchus maculatus) dans les stocks de graines de niébé. L’écorce contient des diterpénoïdes, des triterpénoïdes, des tanins, des anthocyanines et des saponines. Plusieurs diterpénoïdes ont été isolés du bois de cœur.
Description
- Arbuste ou petit arbre caducifolié, dioïque ou monoïque, atteignant 15(–20) m de haut, à latex blanc ; fût dépourvu de branches sur 7 m, droit ou courbe, atteignant 50(–90) cm de diamètre, plus ou moins cannelé à proximité de la base ; surface de l’écorce rugueuse et se desquamant en écailles rectangulaires, gris foncé à brun foncé ou noires, écorce interne fibreuse, rouge foncé, secrétant du latex blanc ; cime arrondie, fortement ramifiée ; rameaux glabres, à lenticelles.
- Feuilles disposées en spirale, simples ; stipules triangulaires-ovales, d’environ 1 mm de long, caduques ; pétiole de 0,5–1(–1,5) cm de long, cannelé au-dessus, à 2 petites glandes à l’apex ; limbe ovale à elliptique, de (1,5–)2–7 cm × (0,5–)1–3,5 cm, généralement arrondi à la base, obtus à arrondi ou légèrement et courtement acuminé à l’apex, bords à dents obtuses, papyracé à finement coriace, glabre, pennatinervé à 6–14 paires de nervures latérales.
- Inflorescence : épi axillaire de 1–2,5 cm de long, à fleurs denses, avec seulement des fleurs mâles ou à nombreuses fleurs mâles et 1–3 fleurs femelles à la base ; bractées disposées en spirale, largement ovales, d’environ 1,5 mm de large.
- Fleurs unisexuées, régulières, sessiles ou presque ; pétales et disque absents ; fleurs mâles à (2–)3 sépales obovales à arrondis d’environ 1 mm de long, étamines 3, soudées à la base en un tube ; fleurs femelles à 5 sépales triangulaires-ovales d’environ 1 mm de long, ovaire supère, d’environ 1 mm de diamètre, 3-lobé et 3-loculaire, styles 3, d’environ 1,5 mm de long, soudés à la base, à stigmates rouges.
- Fruit : capsule 3-lobée d’environ 1 cm de diamètre, lisse, devenant brun jaunâtre, se brisant en 3 parties distinctes, chaque partie à 2 valves et à 1 graine.
- Graines ovoïdes à globuleuses, d’environ 4 mm de long, lisses, brun pâle à brun jaunâtre à stries plus foncées.
Autres données botaniques
Le genre Spirostachys comprend 2 espèces et s’apparente étroitement à Excoecaria. Spirostachys africana ressemble beaucoup à Excoecaria simii (Kuntze) Pax, qui se limite à l’Afrique du Sud et se différencie par ses feuilles à dents plus pointues sans glandes à l’apex du pétiole.
Spirostachys venenifera
Spirostachys venenifera (Pax) Pax est un arbuste ou petit arbre atteignant 15 m de haut, présent dans le sud de la Somalie, au Kenya et dans l’est de la Tanzanie. Son bois est utilisé pour la construction, les encadrements de portes, les poutres de plafond, les outils, les manches d’outil et la sculpture, mais également pour la production de charbon de bois. Le bois est brun jaunâtre à brun pâle, à taches brunes, de poids moyen avec une densité d’environ 750 kg/m³ à 12% d’humidité, et assez durable. Le latex et l’écorce servent de poison pour la pêche. Des tests sur des souris ont montré une activité d’immunosuppression des extraits d’écorce. Spirostachys venenifera est hautement toxique.
Anatomie
Description anatomique du bois (codes IAWA pour les bois feuillus) :
- Cernes de croissance : 2 : limites de cernes indistinctes ou absentes.
- Vaisseaux : 5 : bois à pores disséminés ; (10 : vaisseaux accolés radialement par 4 ou plus) ; 13 : perforations simples ; 22 : ponctuations intervasculaires en quinconce ; (23 : ponctuations alternes (en quinconce) de forme polygonale) ; 26 : ponctuations intervasculaires moyennes (7–10 μm) ; 30 : ponctuations radiovasculaires avec des aréoles distinctes ; semblables aux ponctuations intervasculaires en forme et en taille dans toute la cellule du rayon ; 41 : diamètre tangentiel moyen du lumen des vaisseaux 50–100 μm ; 48 : 20–40 vaisseaux par millimètre carré ; 49 : 40–100 vaisseaux par millimètre carré ; 58 : gomme ou autres dépôts dans les vaisseaux du bois de cœur.
- Trachéides et fibres : (60 : présence de trachéides vasculaires ou juxtavasculaires) ; 61 : fibres avec des ponctuations simples ou finement (étroitement) aréolées ; 66 : présence de fibres non cloisonnées ; 69 : fibres à parois fines à épaisses.
- Parenchyme axial : 76 : parenchyme axial en cellules isolées ; (77 : parenchyme axial en chaînettes) ; (86 : parenchyme axial en lignes minces, au maximum larges de trois cellules) ; 92 : quatre (3–4) cellules par file verticale ; 93 : huit (5–8) cellules par file verticale.
- Rayons : 96 : rayons exclusivement unisériés ; 104 : rayons composés uniquement de cellules couchées ; (106 : rayons composés de cellules couchées avec une rangée terminale de cellules dressées et/ou carrées) ; (109 : rayons composés de cellules couchées, carrées et dressées en mélange) ; 113 : présence de cellules des rayons avec parois disjointes ; 116 : ≥ 12 rayons par mm.
- Inclusions minérales : 136 : présence de cristaux prismatiques ; 137 : cristaux prismatiques dans les cellules dressées et/ou carrées des rayons ; 138 : cristaux prismatiques dans les cellules couchées des rayons.
Croissance et développement
Les jeunes arbres peuvent avoir des rameaux épineux. Les arbres poussent très lentement. Ils sont généralement caducifoliés, mais peuvent parfois être presque sempervirents, les vieilles feuilles tombant lorsque les jeunes feuilles se développent. En Afrique australe, les arbres commencent généralement à fleurir en septembre avant que de nouvelles feuilles se développent, et les fleurs peuvent être présentes jusqu’en janvier. Les fruits mûrissent 1–2 mois après la floraison.
Bien qu’il soit toxique, plusieurs animaux s’alimentent de l’arbre ; des oiseaux tels que la pintade de Numidie, des francolins et des pigeons consomment les fruits, et de grands herbivores tels que les antilopes, les éléphants et les rhinocéros mangent le jeune feuillage. Les écureuils, nichant souvent dans le tronc creux, s’alimentent des jeunes feuilles, de l’écorce et des graines.
Ecologie
Spirostachys africana est présent en forêt claire décidue et en savane arborée, souvent sur les termitières et les versants pierreux, parfois dans les fourrés, jusqu’à 1350 m d’altitude. On trouve les plus gros arbres à proximité de ruisseaux et de cours d’eau saisonniers. Spirostachys africana préfère les sols sableux ou les limons sableux bien drainés. En Afrique australe, il est souvent associé à Colophospermum mopane (Benth.) J.Léonard et Acacia, Brachystegia et Combretum spp.
Multiplication et plantation
Au Botswana, des graines fraîches ont montré un taux de germination de 55–80% 1–3 semaines après le semis, sans traitement préalable. Elles peuvent être semées dans des récipients remplis de sable de rivière, les graines étant poussées dans le sable juste sous la surface. Elles doivent rester humides. Les graines doivent être sélectionnées soigneusement car elles sont souvent infestées par des larves de papillons de nuit.
Gestion
Les arbres peuvent être recépés, mais le nombre moyen de pousses par souche est faible (0,4–1).
Maladies et ravageurs
Les graines peuvent être infestées de larves d’un papillon de nuit (Emporia melanobasis), ce qui peut faire sauter les graines en l’air de plusieurs centimètres.
Traitement après récolte
Les fûts sont souvent creux, et des bois de grandes dimensions sont pour cette raison difficiles à obtenir. Des cadranures se forment souvent pendant le séchage des grumes. Dans un inventaire au KwaZulu-Natal (Afrique du Sud), la longueur moyenne des piliers utilisés dans la construction de maisons était de 2–2,5 m et le diamètre moyen de 7,5–9,5 cm.
Ressources génétiques
Rien n’indique que Spirostachys africana soit actuellement menacé ; il est à la fois répandu et commun par endroits. Cependant, dans de nombreuses régions, son bois est fortement apprécié et très recherché, et la régulation de l’exploitation est alors nécessaire pour éviter une trop grande pression sur les peuplements. Une étude menée en 2007 dans le sud de la Tanzanie a montré que l’arbre était récolté à grande échelle en dessous du diamètre de fût minimal légalement autorisé. En Afrique du Sud, la demande en écorce est forte par endroits à des fins médicinales, mais il semble être encore bien disponible.
Perspectives
Spirostachys africana produit un des plus beaux bois africains. De plus, il a une odeur agréable et persistante. Il est très demandé pour l’ébénisterie haut de gamme, le tournage et les articles de fantaisie. La fréquence des fûts de petite taille et déformés, ou au cœur pourri ou creux, font que le bois d’œuvre n’est souvent disponible qu’en petites dimensions et en quantités limitées. Peu de recherches ont été effectuées quant à la multiplication et aux perspectives de domestication pour cette espèce de grande valeur, ce qui pourrait être intéressant en dépit de sa faible vitesse de croissance.
Références principales
- Bolza, E. & Keating, W.G., 1972. African timbers: the properties, uses and characteristics of 700 species. Division of Building Research, CSIRO, Melbourne, Australia. 710 pp.
- Chikamai, B.N., Githiomi, J.K., Gachathi, F.N. & Njenga, M.G., undated. Commercial timber resources of Kenya. Kenya Forestry Research Institute (KEFRI), Nairobi, Kenya. 164 pp.
- Coates Palgrave, K., 2002. Trees of southern Africa. 3rd Edition. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 1212 pp.
- Grace, O.M., Prendergast, H.D.V., Jäger, A.K. & van Staden, J., 2002. Bark medicines in traditional healthcare in KwaZulu-Natal, South Africa: an inventory. South African Journal of Botany 69(3): 301–363.
- Neuwinger, H.D., 1996. African ethnobotany: poisons and drugs. Chapman & Hall, London, United Kingdom. 941 pp.
- Neuwinger, H.D., 2000. African traditional medicine: a dictionary of plant use and applications. Medpharm Scientific, Stuttgart, Germany. 589 pp.
- Palmer, E. & Pitman, N., 1972–1974. Trees of southern Africa, covering all known indigenous species in the Republic of South Africa, South-West Africa, Botswana, Lesotho and Swaziland. 3 volumes. Balkema, Cape Town, South Africa. 2235 pp.
- Radcliffe-Smith, A., 1996. Euphorbiaceae, subfamilies Phyllantoideae, Oldfieldioideae, Acalyphoideae, Crotonoideae and Euphorbioideae, tribe Hippomaneae. In: Pope, G.V. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 4. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 1–337.
- Tietema, T., Merkesdal, E. & Schroten, J., 1992. Seed germination of indigenous trees in Botswana. African Centre for Technology Studies, Nairobi, Kenya. 106 pp.
- van Wyk, B.E., van Heerden, F. & van Oudtshoorn, B., 2002. Poisonous plants of South Africa. Briza Publications, Pretoria, South Africa. 288 pp.
Autres références
- Beentje, H.J., 1994. Kenya trees, shrubs and lianas. National Museums of Kenya, Nairobi, Kenya. 722 pp.
- Bryce, J.M., 1967. The commercial timbers of Tanzania. Tanzania Forest Division, Utilisation Section, Moshi, Tanzania. 139 pp.
- Dale, I.R. & Greenway, P.J., 1961. Kenya trees and shrubs. Buchanan’s Kenya Estates Limited, Nairobi, Kenya. 654 pp.
- Duri, Z.J., Hughes, N.A. & Munkombwe, N.M., 1992. Diterpenoids from Spirostachys africana. Phytochemistry 31(2): 699–702.
- Gaugris, J.Y., van Rooyen, M.W., Bothma, J. du P. & van der Linde, M.J., 2007. Hard wood utilization in buildings of rural households of the Manquakulane community, Maputaland, South Africa. Ethnobotany Research & Applications 5: 97–114.
- Gelfand, M., Mavi, S., Drummond, R.B. & Ndemera, B., 1985. The traditional medical practitioner in Zimbabwe: his principles of practice and pharmacopoeia. Mambo Press, Gweru, Zimbabwe. 411 pp.
- Gilbert, M.G., Holmes, S. & Thulin, M., 1993. Euphorbiaceae. In: Thulin, M. (Editor). Flora of Somalia. Volume 1. Pteridophyta; Gymnospermae; Angiospermae (Annonaceae-Fabaceae). Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 267–339.
- Govaerts, R., Frodin, D.G. & Radcliffe-Smith, A., 2000. World checklist and bibliography of Euphorbiaceae (with Pandaceae). Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. 1620 pp.
- Luoga, E.J., Witkowski, E.T.F. & Balkwill, K., 2004. Regeneration by coppicing (resprouting) of miombo (African savanna) trees in relation to land use. Forest Ecology and Management 189: 23–35.
- Mathabe, M.C., Nikolova, R.V., Lall, N. & Nyazema, N.Z., 2006. Antibacterial activities of medicinal plants used for the treatment of diarrhoea in Limpopo Province, South Africa. Journal of Ethnopharmacology 105(1–2): 286–293.
- Mathabe, M.C., Hussein, A., Nikolova, R.V., Basson, A., Meyer, J.J.M. & Lall, N., 2008. Antibacterial activities and cytotoxicity of terpenoids isolated from Spirostachys africana. Journal of Ethnopharmacology 116(1): 194–197.
- Maundu, P. & Tengnäs, B. (Editors), 2005. Useful trees and shrubs for Kenya. World Agroforestry Centre - East and Central Africa Regional Programme (ICRAF-ECA), Technical Handbook 35, Nairobi, Kenya. 484 pp.
- Ngobeni, H.D. & Mashela, P.W., 2005. Effect of Spirostachys africana on cowpea weevil during seed storage. In: Tenywa, J.A., Adipala, E., Nampala, P., Tusiime, G., Okori & Kyamuhangire, W. (Editors). African Crop Science Conference Proceedings, 5–9 December 2005, Kampala, Uganda, 7(1): 377–380.
- Njiro, S.M., Nyaga, P.N. & Kofi Tsekpo, 1994. Immunosuppressive effect of Spirostachys venenifera Pax in mice. Bulletin of Animal Health and Production in Africa 42(1): 47–50.
- Nube, T.G., 2003. Sistema de comercialização de Spirostachys africana (sandal) para os artesãos da Cidade de Maputo. Bachelor’s thesis, Department of Forestry Engineering, Faculty of Agronomy and Forestry Engineering, UEM, Maputo, Mozambique. 40 pp.
- Radcliffe-Smith, A., 1987. Euphorbiaceae (part 1). In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 407 pp.
- Radcliffe-Smith, A., 2001. Genera Euphorbiacearum. Royal Botanic Gardens, Kew, United Kingdom. 455 pp.
- Takahashi, A., 1978. Compilation of data on the mechanical properties of foreign woods (part 3) Africa. Shimane University, Matsue, Japan. 248 pp.
- van Wyk, B.E. & Gericke, N., 2000. People’s plants: a guide to useful plants of southern Africa. Briza Publications, Pretoria, South Africa. 351 pp.
- Wimbush, S.H., 1957. Catalogue of Kenya timbers. 2nd reprint. Government Printer, Nairobi, Kenya. 74 pp.
Sources de l'illustration
- Coates Palgrave, K., 2002. Trees of southern Africa. 3rd Edition. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 1212 pp.
- Palmer, E. & Pitman, N., 1972–1974. Trees of southern Africa, covering all known indigenous species in the Republic of South Africa, South-West Africa, Botswana, Lesotho and Swaziland. 3 volumes. Balkema, Cape Town, South Africa. 2235 pp.
- Radcliffe-Smith, A., 1996. Euphorbiaceae, subfamilies Phyllantoideae, Oldfieldioideae, Acalyphoideae, Crotonoideae and Euphorbioideae, tribe Hippomaneae. In: Pope, G.V. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 9, part 4. Royal Botanic Gardens, Kew, Richmond, United Kingdom. pp. 1–337.
Auteur(s)
- I. Kopong, Department of Crop Science and Production, Botswana College of Agriculture, Private Bag 0027, Gaborone, Botswana
- W. Mojeremane, Department of Crop Science and Production, Botswana College of Agriculture, Private Bag 0027, Gaborone, Botswana
Citation correcte de cet article
Kopong, I. & Mojeremane, W., 2012. Spirostachys africana Sond. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editeurs). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Pays Bas. Consulté le 16 septembre 2026.
- Voir cette page sur la base de données Prota4U.
