Statice (Rolland, Flore populaire)
[Tome IX, 82]
Statice limonium
- Nom accepté : Limonium vulgare
- limonion, beta sylvestris, lat. de Pline.
- tintinnabulum terrae, lat. de Dioscoride, publ. par Stadler.
- pyrola, anc. nomencl. Fuchsius, 1546.
- behen rubrum officinae, nom. du XVIe s., Ratzenb.
- ben rubrum, marus officinarum, tripolium, perperam, limonium Arabum, nomencl. du XVIe s., Mattirolo.
- hesperium, nom. du XVIe s., Max Schmidt.
- limoine, f., franç., Fuchsius, 1546 ; Planis-Campy, Traité des plaies, 1623, p. 141 ; Dict. de Trév., 1752.
- limougno, f., Laguiole (Aveyr.), r. p.
- statice, f. franç., Liger, 1718, p. 212.
- saktige, f., Saint-Georges-de-Gr. (Orne), r. p. (Nom donné par les herboristes de la localité).
- saladèlo, f., Camargue, Pader, La Camargue, 1886, p. 13.
- saladrèlo, saouaddèlo, f., Aveyr., Mistr.
- bette de pré, Dariot, Traduct. de la Chirurgie de Paracelse, 1593, p. 69.
- lamsooren, limoenkruid, dial. holl. ; laemsoore, lamshoore, moyen néerl. (A. de C.).
Langage des fleurs. - « Cette plante est l'emblème de la sympathie.» Marie***.
Statice armeria
- Nom accepté : Armeria maritima
- caryophyllus montanus, gramen polyanthemum, statice, armerius montanus, anc. nomencl. Bauh. 1671.
- gazon d'Olympe, herbe à sept tiges, franç., Buisson, 1779.
- gazon d'Espagne, œillet de Paris, franç., Saint-Germain, 1784.
- œillet de montagne, œillet marin, herbe à sept têtes, franç., Fillassier, 1791.
[83]
- gazon de Hollande, gazon fleuri, franç., Mail.
Cette plante est un succédané du véritable turbith qui est un produit pharmaceutique fourni par les racines de l'Ipomoea turpethum (R. Brown), plante des Indes orientales.
[Cette note n'a rien à voir ici, et duplique celle qui apparaît p. 80 à la notice Globularia]
- gazuon de Paris, m., Var, Amic.
- gazon, m., Char.-Inf., r. p. — S.-Inf. Jor.
- gazon de montagne, mousse grecque, franç., E.-A. Duchesne, 1836.
- pied de cat, pas de cat, Manche, Calv., Jor.
- pas d'alouette, grin de cat, mouagnô, m., pétrô, m., santanilè, Manche, Jor.
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[Les compléments qui suivent viennent de Additions et corrections du tome 9 (Rolland, Flore populaire)]
[262]
Nous avons, très prés d' Avranches, au Gué-de-l'Epine, une plante que le peuple appelle très bien, pour l'apparence, la lavande de mer : c'est un végétal des sables maritimes, le très rare Statice Dodartii, que l'on a confondu avec l’occidentalis. A cette occasion : constatons la richesse florale de l'Avranchin, qui aux plantes qu'on pourrait appeler terrestres ajoute celles du littoral. Ce statice forme des bouquets charmants et d'un aspect original, se conservant longtemps. — Soc. d'archéol. d'Avranches, 1883, p. 345.