Triadica sebifera (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Oléagineux
Colorant / tanin
Médicinal
Bois de feu
Ornemental
Fourrage
Auxiliaire



Triadica sebifera (L.) Small




Protologue: Florida trees : 59 (1913).
Famille: Euphorbiaceae
Nombre de chromosomes: 2n = 36

Synonymes

Stillingia sebifera (L.) Michx. (1803), Sapium sebiferum (L.) Roxb. (1832).

Noms vernaculaires

Boiré, arbre à suif (Fr). Chinese tallow tree, candleberry tree, popcorn tree (En). Árvore do sebo, pau do sebo (Po).

Origine et répartition géographique

Triadica sebifera est indigène de Chine et du Japon où il est cultivé depuis longtemps, mais moins maintenant. Il a été largement introduit en tant qu’arbre ornemental dans les pays tropicaux et subtropicaux, comme dans le nord de l’Inde, au Pakistan, dans le sud des Etats-Unis et sur le pourtour de la mer Noire. Dans nombre de ces régions il s’est naturalisé, se transformant parfois en adventice. Il est quelquefois planté en Afrique tropicale, où il est présent du Soudan à l’Afrique du Sud.

Usages

Le fruit de Triadica sebifera contient deux types de matière grasse : le tégument externe blanc, charnu (sarcotesta) donne une matière grasse connue dans le commerce sous le nom de “suif végétal chinois” ou encore de “pi-yu”, alors que l’amande produit une huile siccative appelée dans le commerce “huile de stillingia” ou “ting-yu”. Le suif végétal est largement utilisé en Chine dans l’alimentation, pour remplacer le suif animal ainsi que pour l’éclairage. Les bougies faites à partir d’un mélange de 10 doses de suif végétal pour 3 doses de cire d’abeille blanche ont la réputation de conserver à jamais leur blancheur immaculée et de se consumer avec une flamme claire et lumineuse, sans odeur ni fumée. Ailleurs, le suif végétal chinois est utilisé en savonnerie, pour remplacer le beurre de cacao et pour renforcer la consistance de graisses alimentaires molles. L’huile de stillingia sert en peinture et pour les vernis, pour l’éclairage et pour imperméabiliser les parapluies. Tant le suif végétal que l’huile de stillingia servent à allonger les carburants sur une petite échelle. Le tourteau issu de l’extraction du suif et de l’huile est impropre à l’alimentation animale car il contient des saponines, mais peut très bien être utilisé comme carburant ou comme engrais. Toutefois, le tourteau peut être détoxifié. Les feuilles contiennent un colorant, utilisé en Indochine et en Chine à teindre la soie en noir. Triadica sebifera est également une espèce agroforestière et un arbre ornemental. C’est un bon stabilisateur des sols qui contribue au recyclage des nutriments. Dans les plantations de thé, il sert d’essence d’ombrage. Son bois permet de fabriquer divers outils, jouets, meubles ainsi que des moules destinés aux caractères d’imprimerie en Chine. Devant l’aptitude de Triadica sebifera à s’acclimater non seulement à une multitude de conditions pédologiques défavorables mais aussi au gel, un regain d’intérêt a vu le jour depuis les années 1980 pour cette plante qui pourrait se transformer en carburant et en producteur de biomasse sur les sols marginaux, en particulier dans le sud-est des Etats-Unis, mais il y est considéré actuellement comme une espèce envahissante nuisible. En médecine traditionnelle chinoise, l’écorce des racines est utilisée pour ses propriétés diurétiques et passe pour être efficace dans le traitement de la schistosomose. Les feuilles sont appliquées en traitement du zona.

Production et commerce international

Au lendemain de la seconde Guerre mondiale, il y eut une pénurie d’huile siccative pour les peintures, et ce fut la vogue de l’huile de stillingia dont les prix atteignirent UK 200 par t sur le marché mondial. Des plantations expérimentales furent créées dans plusieurs pays, mais à l’exception de la Chine les essais ne furent pas à la hauteur des espérances. Le travail considérable que représentait la récolte manuelle des fruits mûrs constitua un obstacle de taille à l’exploitation commerciale de l’arbre. A cette époque-là, la Chine exportait 4000–5000 t par an. A l’heure actuelle, la quasi totalité de l’huile de stillingia et du suif végétal chinois est produite et utilisée localement en Chine. La production annuelle de suif végétal serait, selon les estimations, d’environ 50 000 t, les exportations étant à peu près nulles à présent.

Propriétés

La graine de Triadica sebifera séchée à l’air se compose de : eau 5%, tégument charnu (sarcotesta) 30%, tégument sec (coque) 40% et amande 30%. La sarcotesta donne 50–80% de suif végétal (blanchâtre, dur, comestible mais insipide), alors que l’amande donne pour sa part 50–60% d’huile de stillingia (nauséabonde, non comestible, émétique et purgative). Les acides gras qui constituent le suif végétal sont : traces d’acide laurique, acide myristique 0–4%, acide palmitique 58–72%, acide stéarique 1–8%, acide oléique 20–35%, acide linoléique 0–2%. Les acides gras qui composent l’huile de stillingia sont : acide palmitique 6–9%, acide stéarique 3–5%, acide oléique 7–10%, acide linoléique 24–30%, acide linolénique 41–54%. L’huile de stillingia contient également de l’acide 2,4-décadiénoïque (4–5%) et de l’acide 8-hydroxy-5, 6-octadiénoïque. L’huile de stillingia n’est pas stable et subit des modifications même dans la graine. Lorsque les graines sont récoltées dans les 60 jours qui suivent la floraison, l’huile est relativement riche en acide palmitique et pauvre en acide linolénique. Un stockage prolongé d’huile de stillingia à forte teneur en acide linolénique entraîne la formation d’estolide (composés de type ester constitués d’un acide gras estérifié avec un acide gras hydroxy). La présence d’estolide instable et facilement oxydé pourrait expliquer la siccativité de l’huile de stillingia. C’est en partie à cause de ces changements que de grandes différences ont été signalées dans la composition de l’huile de stillingia. Elle est toxique et si, par mégarde, elle est mélangée au suif végétal, elle le rend impropre à la consommation. Elle provoque inflammations et tumeurs.

Le bétail ne broute pas les feuilles de Triadica sebifera ; elles contiennent de l’acide gallique, de l’astragaline (qui agit contre les cellules leucémiques lymphatiques), de la (–)-loliolide, du kaempférol, de la quercétine, de l’hétéroside de β-sitostérol, et un hétéroside phénolique ayant une activité antihypertensive.

Triadica sebifera contient des tanins hydrolysables, notamment la géraniine et l’acide ellagique. L’écorce de la tige renferme divers triterpénoïdes de même que l’acide ellagique 3,4-di- O-méthyle. L’écorce contient une sève visqueuse, d’aspect laiteux, susceptible d’irriter la peau et de servir de purgatif. Le bois de Triadica sebifera est dur, à grain fin et presque blanc ; à 15% d’humidité, sa densité est d’environ 500 kg/m3.

Description

Petit arbre monoïque, caducifolié, atteignant 13 m de haut ; tronc souvent noueux ; écorce gris blanchâtre à crevasses verticales, contenant un latex blanc. Feuilles alternes, simples et entières ; stipules ovales à triangulaires, jusqu’à 2 mm de long ; pétiole de 2–7 cm de long, avec une paire de glandes bien visibles à l’apex ; limbe largement elliptique à obovale ou presque orbiculaire, jusqu’à 9,5 cm × 10 cm, base obtuse, apex acuminé, pennatinervé à 7–10 paires de nervures latérales. Inflorescence : thyrse terminal ou axillaire, de 4–16 cm de long, vert jaunâtre, partie inférieure à fleurs femelles, partie supérieure à bouquets de fleurs mâles ; bractées et bractéoles de 1–2 mm de long, souvent avec une paire de glandes à la base. Fleurs unisexuées ; pédicelle de 2–3 mm de long ; calice 3-lobé ; pétales absents ; fleurs mâles à 2–3 étamines ; fleurs femelles à ovaire supère, 3-loculaire, style terminé par 3 stigmates de 3–5 mm de long. Fruit : capsule sèche, 3-lobée ou sillonnée, presque globuleuse, de 1–1,5 cm de diamètre, s’ouvrant régulièrement et presque simultanément de façon locudicide et septicide, contenant 3 graines. Graines attachées à la columelle centrale longtemps après la maturité, globuleuses à ovoïdes aplaties, de 6–9 mm × 4–6 mm × 5–8 mm, recouvertes d’un sarcotesta blanchâtre, cireux, persistant ; tégument (coque) dur, fragile, marron.

Autres données botaniques

Le genre Triadica comprend 3 espèces, toutes indigènes d’Asie de l’Est.

Croissance et développement

En conditions favorables, Triadica sebifera se développe rapidement : en effet, jusqu’à l’âge de 8–10 ans, il peut pousser d’environ 1 m par an ; après 20 ans, il peut atteindre 13 m de haut et son tronc 40 cm de diamètre. La floraison commence 3–4 ans après la plantation. Les fleurs sont très odorantes et sont souvent visitées par les abeilles et autres insectes. Les fruits mettent 3–4 mois à mûrir. Sous les climats où les saisons sont bien marquées, c’est un arbre très ornemental avec ses inflorescences rougeâtres, ses fleurs vert-jaune au printemps, ses graines blanches bien visibles qui restent longtemps sur l’arbre quelques mois plus tard, et ses feuilles qui virent au rouge brillant en automne. En Chine, les arbres vivent longtemps et deviendraient, dit-on, centenaires. Pour pousser à l’état sauvage dans les endroits où il a été introduit, Triadica sebifera a besoin d’importantes précipitations annuelles ou d’une humidité permanente du sol. En Floride et en Louisiane (Etats-Unis), où c’est le cas, il est considéré comme une adventice nuisible.

Ecologie

Triadica sebifera est présent sous les climats subtropicaux à tempérés chauds. Il peut supporter quelques degrés de gel et tolère une grande variété de sols avec un pH de 5–8. Il pousse bien dans les endroits engorgés et humides et survit aux inondations d’eau salée. Les conditions optimales sont une pluviométrie annuelle de 1500–3000 mm, des températures de 15–30°C, une altitude allant du niveau de la mer à 800 m, et des sols argilo-tourbeux bien drainés. Aux Etats-Unis, il survit en prairie non brûlée, en milieu perturbé et non perturbé, sec et humide. Il tolère l’ombre et poussse sous des canopées fermées. En Inde, on le trouve sur des sols graveleux dans des ravines.

Multiplication et plantation

Triadica sebifera est multiplié la plupart du temps par graines, mais la multiplication végétative par boutures, par marcottage aérien, par greffage et par drageons (qui sont abondants) est également possible. Le poids de 1000 graines est d’environ 150 g. Les graines sont semées directement au champ, à raison de 3–4 graines par trou, la distance entre les trous étant de 5 m, ce qui permet d’obtenir 400 arbres/ha. Les graines sont habituellement semées au début du printemps ou à la fin de l’automne. Ce sont les graines les plus grosses qui ont le meilleur taux de germination (90%). En Inde, le trempage des graines dans l’acide sulfurique concentré pendant 10 minutes a stimulé de façon frappante la germination, tandis que des plants issus de drageons ont mieux poussé que des semis. Une technique de multiplication in vitro par prolifération de bourgeons axillaires a été mise au point.

Gestion

Dans les plantations de Triadica sebifera, les arbres doivent être élagués et taillés de manière à permettre la récolte manuelle.

Maladies et ravageurs

Triadica sebifera ne souffre pas de maladies ou ravageurs graves. Néanmoins, des champignons comme Pseudocercospora stillingiae responsable de taches foliaires et Armillaria tabescens (synonyme : Clitocybe tabescens) qui provoque la pourriture des racines sont connus pour l’attaquer. En Inde, les chenilles de la noctuelle Achaea janata (synonyme : Ophiusa melicerta) entraînent parfois la défoliation de l’arbre. Le nématode à galles Meloidogyne javanica a également été signalé comme causant des dégâts. Enfin, les oiseaux sont à l’origine de dégâts car ils mangent les graines.

Récolte

Triadica sebifera commence à donner des fruits entre 3–8 ans après la plantation, même si à Hawaï la fructification de certains individus s’est faite 18 mois après le semis. En Chine, la récolte a lieu en septembre–novembre, lorsque les grappes de fruits ont viré au brunâtre. Dans les régions où les arbres sont naturellement abondants, les fruits sont récoltés sur des peuplements naturels. Les fruits sont ramassés à l’aide d’une faucille bien aiguisée attachée au bout d’une longue perche ou bien à la main en coupant les extrémités des branches, ce qui revient à pratiquer une taille sévère. Triadica sebifera rejetant très bien, c’est un arbre qui convient à la production de biomasse.

Rendement

Les rendements annuels en graines par arbre sont estimés à 8–12 kg lorsque il a 7–8 ans et à 30–35 kg lorsqu’il est adulte. Avec 400 arbres/ha, ces rendements en graines peuvent atteindre 12–14 t, soit 2–2,5 t de suif végétal, 2–2,5 t d’huile de stillingia et 1,5 t de tourteau riche en protéines. Aux Etats-Unis, Triadica sebifera est apparu comme un fournisseur intéressant de biomasse ligneuse pour la production d’énergie sur les sols salins et mal drainés de la région côtière sèche du sud, en produisant 6–10 t/ha de biomasse sèche (feuilles, bois et graines) par an.

Traitement après récolte

Une fois récoltés, les fruits de Triadica sebifera sont mis à sécher au soleil sur des nattes ; ils noircissent puis s’ouvrent ; ainsi les graines peuvent-elles être facilement éliminées à la main, par battage ou par foulage. Une autre méthode d’extraction des graines consiste à broyer doucement les fruits. Les résidus secs des fruits sont généralement utilisés en Chine comme carburant pour allumer les feux nécessaires à l’extraction du suif. En chauffant les graines dans de l’eau bouillante ou à la vapeur, la graisse du sarcotesta fond et donne le suif végétal ; après quoi, les graines sont écrasées et pressées pour recueillir l’huile siccative de l’amande. Il arrive parfois que l’on écrase et que l’on presse les graines avec le sarcotesta, ce qui donne un mélange de suif végétal et d’huile de stillingia dont la valeur commerciale est assez limitée. Le sarcotesta peut également être éliminé en faisant passer les graines entre des cylindres cannelés qui détachent les premiers sans toutefois écraser les graines. En Inde, l’extraction des graines par solvant à la fois pour le suif végétal et pour l’huile de stillingia donne 50% de produit supplémentaire.

Ressources génétiques

Triadica sebifera est répandu et pousse facilement à l’état sauvage ; il n’est donc pas menacé d’érosion génétique. Toutefois, les collections de ressources génétiques sont presque inexistantes.

Sélection

A Taïwan, il existe plus de 100 cultivars de Triadica sebifera, dont deux importants, ‘Eagle-claw’ et ‘Grape’ qui diffèrent par la forme du fruit et la période de maturation.

Perspectives

Triadica sebifera est un arbre utile puisqu’il donne de la graisse, de l’huile et du carburant et qu’il est capable de pousser dans des milieux très variés qui ne conviennent pas à de nombreuses autres ressources végétales. Dans les zones fraîches d’Afrique aux sols marginaux et mal drainés, il serait judicieux d’étudier les possibilités de culture qu’il offre. Il ne nécessite pas beaucoup de soin ou d’investissement. Mais, pour être économiquement rentable, la production de ses divers produits, l’huile en particulier, doit être optimisée. La recherche est nécessaire pour mettre au point des techniques de récolte et d’extraction d’huile efficaces et peu onéreuses.

Références principales

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Autres références

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Sources de l'illustration

  • Umali, B.E. & Jansen, P.C.M., 2001. Triadica sebiferum (L.) Small. In: van der Vossen, H.A.M. & Umali, B.E. (Editors). Plant Resources of South-East Asia No 14. Vegetable oils and fats. Backhuys Publishers, Leiden, Netherlands. pp. 138–142.

Auteur(s)

  • P.C.M. Jansen

PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Consulté le 23 avril 2026.


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