Trichocladus ellipticus (PROTA)
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Introduction |
Trichocladus ellipticus Eckl. & Zeyh.
- Protologue: Enum. pl. afric. austral. : 356 (1837).
- Famille: Hamamelidaceae
- Nombre de chromosomes: 2n = 24
Noms vernaculaires
Wych hazel, witch-hazel, white witch-hazel, Natal hazel (En).
Origine et répartition géographique
Trichocladus ellipticus se rencontre depuis le Soudan et l’Ethiopie, et descend par l’est de la R.D. du Congo et l’Afrique de l’Est jusqu’en Afrique australe.
Usages
Le bois de Trichocladus ellipticus est employé en construction, pour les clôtures, les menuiseries et les objets sculptés, et comme bois de feu. Les billes les plus grosses servent de poteaux de construction, et les plus petites de poteaux de traverse. Trichocladus ellipticus est l’espèce préférée des Massaïs pour fabriquer les cadres de leurs boucliers. Délayée dans de la soupe ou ajoutée à de la viande, la décoction d’écorce améliore la digestion et rétablit un estomac dérangé.
Propriétés
Le bois est blanc, résistant et dur, mais s’arque facilement. Il durcit sous l’effet de la chaleur. Selon les Wandorobos d’Afrique de l’Est, il résisterait aux termites.
Description
Arbuste ou petit arbre atteignant 10(–18) m de haut ; écorce lisse ou légèrement rugueuse, blanc grisâtre ou brun crème ; jeunes branches couvertes de poils étoilés jaunes ou rouille-brun. Feuilles alternes, simples et entières ; stipules linéaires, presque caduques ; pétiole de 0,5–2 cm de long ; limbe elliptique à obovale-elliptique ou oblancéolé, de (1,5–)5–28 cm × 1–12 cm, cunéiforme à arrondi à la base, aigu à acuminé à l’apex, à poils denses et doux au-dessous, pennatinervé. Inflorescence axillaire, en tête ; pédoncule de 5–15 mm de long. Fleurs bisexuées, régulières, sessiles ; calice muni d’un tube d’environ 1 mm de long et de 4–5 lobes d’environ 1 mm de long, à poils doux ; pétales libres, de 1–1,5 mm de long, blancs, jaune verdâtre ou jaunes, à poils doux à l’extérieur ; étamines 5, filets d’environ 1 mm de long, anthères d’environ 1 mm de long ; ovaire ellipsoïde, poilu, 2-loculaire, styles 2. Fruit : capsule globuleuse de 6–8 mm de long, pubescente, contenant 1–2 graines. Graines ovoïdes à ellipsoïdes, d’environ 5 mm × 3–4 mm, jaunâtres ou grisâtres, mouchetées de noir.
Autres données botaniques
Le genre Trichocladus comprend près de 4 espèces, dont 2 sont endémiques d’Afrique du Sud. C’est le seul genre d’Hamamelidaceae présent sur le continent africain, et on ne le trouve nulle part ailleurs. On distingue deux sous-espèces chez Trichocladus ellipticus : subsp. malosanus (Baker) Verdc., répandue en Afrique tropicale, et subsp. ellipticus, limitée à l’Afrique du Sud. Celle-ci se caractérise par des feuilles petites, étroites et acuminées.
Ecologie
Trichocladus ellipticus se rencontre dans le sous-étage de la forêt de montagne à 1250–2100(–3000) m d’altitude, souvent en bordure de cours d’eau.
Ressources génétiques
En Afrique du Sud, Trichocladus ellipticus est considéré comme “quasi menacé”. Ailleurs, il est répandu, souvent dominant et même présent dans des peuplements presque purs. Ne subissant apparemment pas d’exploitation intense, il ne semble pas menacé d’érosion génétique.
Perspectives
Trichocladus ellipticus conservera une importance locale uniquement.
Références principales
- Dovie, D.B.K., Witkowski, E.T.F. & Shackleton, C.M., 2008. Knowledge of plant resource use based on location, gender and generation. Applied Geography 28(4): 311–322.
- Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
- Mendes, E.J. & Vidigal, M.P., 1978. Hamamelidaceae. In: Launert, E. (Editor). Flora Zambesiaca. Volume 4. Flora Zambesiaca Managing Committee, London, United Kingdom. pp. 71–73.
Autres références
- Coates Palgrave, K., 1983. Trees of southern Africa. 2nd Edition. Struik Publishers, Cape Town, South Africa. 959 pp.
- Dale, I.R. & Greenway, P.J., 1961. Kenya trees and shrubs. Buchanan’s Kenya Estates Limited, Nairobi, Kenya. 654 pp.
- Ichikawa, M., 1987. A preliminary report on the ethnobotany of the Suiei Dorobo in northern Kenya. African Study Monographs, Supplement 7: 1–52.
- Legilisho-Kiyiap, J., 1998. Forest cover type, habitat diversity, and anthropogenic influences on forest ecosystems adjoining the Maasai Mara National Reserve, Kenya. In: Proceedings of a Conference held in August 1998 in Boise, Idaho, USA: 296–304.
- Medley, K.E. & Kalibo, H.W., 2007. Ethnobotanical survey of 'wild' woody plant resources at Mount Kasigau, Kenya. Journal of East African Natural History 96(2): 149–186.
- Verdcourt, B., 1989. Hamamelidaceae. In: Hedberg, I. & Edwards, S. (Editors). Flora of Ethiopia. Volume 3. Pittosporaceae to Araliaceae. The National Herbarium, Addis Ababa University, Addis Ababa, Ethiopia and Department of Systematic Botany, Uppsala University, Uppsala, Sweden. pp. 252–253.
- von Breitenbach, F., 1994. The indigenous trees of Ethiopia. 3rd edition. Ethiopian Forestry Association, Addis Ababa, Ethiopia. 272 pp.
Auteur(s)
- C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands
Citation correcte de cet article
Bosch, C.H., 2010. Trichocladus ellipticus Eckl. & Zeyh. In: Lemmens, R.H.M.J., Louppe, D. & Oteng-Amoako, A.A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 24 avril 2026.
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