Trichodesma ambacense (PROTA)

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Ressources végétales de l'Afrique tropicale
Introduction
Liste des espèces


Importance générale
Répartition en Afrique
Répartition mondiale
Colorant / tanin
Médicinal
Fourrage


Trichodesma ambacense Welw.


Protologue: Apont. : 589 (1859).
Famille: Boraginaceae

Synonymes

  • Trichodesma hockii De Wild. (1913).

Origine et répartition géographique

Trichodesma ambacense est répandu en Afrique orientale et australe. En Afrique de l’Ouest, on ne le signale qu’au Nigeria, et en Afrique centrale qu’au Cameroun et dans le sud-est de la R.D. du Congo.

Usages

Au Zimbabwe, le rhizome ligneux de Trichodesma ambacense a de multiples usages médicinaux. On l’applique sur des incisions faites dans la peau pour traiter le mal de dos, les maux de tête, les enflures douloureuses et les enflures syphilitiques des glandes. Pour l’enflure due à un œdème, on applique une décoction en compresse chaude. Pour remédier aux fontanelles déprimées, on applique le rhizome broyé, et on le donne à boire en infusion. Les femmes qui accouchent en boivent une infusion pour dilater le col de l’utérus. Le rhizome réduit en poudre, absorbé par voie orale, sert à soigner la bilharziose. En R.D. du Congo, on applique de la cendre des feuilles sur les durillons, et on utilise les feuilles macérées pour teinter en noir les cheveux blancs.

Propriétés

On ne dispose d’aucune information sur les propriétés phytochimiques ou pharmacologiques de Trichodesma ambacense. Chez d’autres Trichodesma spp. ayant des emplois médicinaux similaires, les alcaloïdes du groupe des pyrrolizidines s’avèrent être les ingrédients pharmacologiquement ou toxicologiquement actifs.

Description

Plante herbacée vivace érigée, jusqu’à 50(–70) cm de hauteur, généralement non ramifiée. Feuilles simples et entières, sessiles, les feuilles inférieures opposées, les supérieures subopposées ou alternes ; stipules absentes ; limbe ovale à elliptique, oblancéolé ou linéaire-oblong, de 4–7 cm × 0,5–3 cm, atteignant exceptionnellement sur des pousses stériles 16 cm × 5 cm, base cunéiforme à arrondie, apex aigu ou obtus. Inflorescence terminale, atteignant 30 cm de long, avec jusqu’à 9(–12) ramifications portant chacune jusqu’à 8(–12) fleurs. Fleurs bisexuées, régulières, 5-mères ; lobes du calice ovales, jusqu’à 18 mm × 9 mm, s’agrandissant dans le fruit ; corolle de 17–25 mm de long, tube blanc ou crème, lobes étalés ou réfléchis, triangulaires, bleus, rarement blancs. Fruit : nucule simple discoïde, d’environ 13 mm × 8 mm.

Autres données botaniques

On reconnaît dans Trichodesma ambacense 2 sous-espèces : subsp. ambacense n’a été trouvé qu’en Angola, tandis que subsp. hockii (De Wild.) Brummitt se rencontre dans le reste de l’aire de l’espèce.

Trichodesma physaloides

Trichodesma physaloides (Fenzl) A.DC. occupe pour une large part la même aire que Trichodesma ambacense, mais elle est absente du Nigeria et s’étend jusqu’à l’Afrique du Sud. La première a des tiges et des pédicelles glabres, tandis que chez la seconde ils sont poilus. Il existe des intermédiaires que l’on pense être des hybrides. Le rhizome ligneux de Trichodesma physaloides sert à faire une pâte utilisée au Zimbabwe pour traiter les blessures, et le rhizome réduit en poudre est employé au Malawi, mêlé à de la bière ou à de la bouillie, comme aphrodisiaque. En Tanzanie, on donne aux veaux qui souffrent de diarrhée une infusion préparée avec les pédoncules. En R.D. du Congo, on frotte les feuilles sur la peau pour traiter le lumbago. En dehors d’une mention sur le fait que Trichodesma physaloides contient un alcaloïde toxique, il semble que rien n’ait été publié sur ses propriétés.

Ecologie

Trichodesma ambacense se rencontre dans les savanes herbeuses et les savanes boisées qui sont soumises à des brûlis annuels, à des altitudes de 600–1500 m.

Ressources génétiques

Trichodesma ambacense est répandu et n’est pas menacé d’érosion génétique.

Perspectives

En raison de leurs usages médicinaux et du manque manifeste de connaissance de leurs propriétés pharmacologiques, Trichodesma ambacense et les espèces voisines méritent davantage d’attention de la part de la recherche.

Références principales

  • Brummitt, R.K., 1982. A revision of Trichodesma sect. Friedrichsthalia (Fenzl) A.DC. non Brand (Boraginaceae). Kew Bulletin 37(3): 429–450.
  • Gelfand, M., Mavi, S., Drummond, R.B. & Ndemera, B., 1985. The traditional medical practitioner in Zimbabwe: his principles of practice and pharmacopoeia. Mambo Press, Gweru, Zimbabwe. 411 pp.
  • Taton, A., 1971. Boraginaceae. In: Flore du Congo, du Ruanda et du Burundi. Spermatophytes. Jardin botanique national de Belgique, Brussels, Belgium. 82 pp.

Autres références

  • Kokwaro, J.O., 1993. Medicinal plants of East Africa. 2nd Edition. Kenya Literature Bureau, Nairobi, Kenya. 401 pp.
  • Verdcourt, B., 1991. Boraginaceae. In: Polhill, R.M. (Editor). Flora of Tropical East Africa. A.A. Balkema, Rotterdam, Netherlands. 125 pp.

Auteur(s)

  • C.H. Bosch, PROTA Network Office Europe, Wageningen University, P.O. Box 341, 6700 AH Wageningen, Netherlands

Citation correcte de cet article

Bosch, C.H., 2006. Trichodesma ambacense Welw. In: Schmelzer, G.H. & Gurib-Fakim, A. (Editors). PROTA (Plant Resources of Tropical Africa / Ressources végétales de l’Afrique tropicale), Wageningen, Netherlands. Consulté le 17 septembre 2026.


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