Myrobolan

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L'usage français a consacré la forme myrobolan, alors que l'anglais dit myrobalan. L'origine du nom est claire : il vient du grec ancien μυροβάλανος - myrobalanos, littéralement « gland parfumé », de μύρον « parfum » et βάλανος « gland ». Mais les glissements de sens de ce nom restent obscures.

Espèces concernées


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Esquisse et questions

Myrobalanos semble bien avoir d'abord désigné le ben ailé, dont on extrait de l'huile des graines. Cette huile pouvait servir à fabriquer des cosmétiques et des parfums. On comprend donc l'élément myros, mais guère l'élément balanos. Il est vrai que les Grecs devaient connaître le produit mais pas les fruits. De plus, Dioscoride en parle dans l'article sur le palmier-dattier, dont certaines dattes sont appelées phoinikobalanos.

En arabe, le nom ben (ou plutôt bān) est très polysémique.

Du sens de ben ailé, le nom a pu passer à des espèces de Prunus dont on extrayait l'huile des graines. Mais il s'agit surtout de Prunus mahaleb.

Pour une raison à éclaircir, les apothicaires du Moyen-Age ont donné le nom de myrobolan à une série de fruits venant de l'Inde, riches en tanins et considérés comme une panacée médicinale. Il s'agit d'abord des "trois fruits" (triphalā - त्रिफला) de la médecine ayurvédique, plus quelques autres Terminalia. Ces produits sont arrivés via les Arabes, mais il faudrait aussi regarder du côté de la Perse (Avicenne ?).