Dacryodes igaganga (GAAC)
Dacryodes igaganga Aubrév. & Pellegr.

Caractères distinctifs
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Fruits
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Folioles
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Fruits
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Feuilles
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Tranche
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Tronc
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Base du tronc
L’igaganga atteint 25 m de hauteur et 90 cm de diamètre. Le tronc gris à brun, à base empattée, est écailleux et couvert de lenticelles. La tranche de l’écorce fibreuse, brun clair à l’extérieur et blanche à l’intérieur, laisse échapper un exsudat résineux odorant translucide devenant brun. Les feuilles sont alternes, composées imparipennées, avec un pétiole légèrement ailé à la base et 5-8 paires de folioles opposées à courts pétiolules (3-6 mm), plus une terminale. Les folioles sont oblongues à elliptiques (7-17 x 2,5-4,5 cm), asymétriques à la base et longuement acuminées au sommet, coriaces et luisantes au-dessus, vertes aux deux faces. Le rachis et la face inférieure des folioles montrent de minuscules poils écailleux, souvent accompagnés de longs poils simples hirsutes. Les nervures secondaires (8-13 paires) forment des arceaux nets et sont saillantes aux deux faces, comme la médiane. Les inflorescences sont des panicules ferrugineuses, avec de petites fleurs à 3 pétales (± 4 mm). Les fruits sont des drupes ellipsoïdes vertes puis rouges (2,5-3,5 x 2-2,5 cm), glabres, à pulpe jaune. Ils contiennent un noyau dur à surface rugueuse (2,8 x 1,8 cm) avec un écusson net sur une des faces, et deux pores apicaux séparés par une petite pointe. Ce noyau renferme une seule graine. L’igaganga diffère des autres Dacryodes par la base du pétiole ailée. Les exemplaires à folioles hirsutes sont souvent confondus avec le mouvendo (D. letestui) qui, outre son pétiole non ailé, a des fruits plus petits (2 x 1 cm) et des folioles moins luisantes et généralement moins nombreuses (2 à 6 paires).>
Plantule
La germination de l’igaganga n’a jamais été décrite. Elle doit être comme celle des autres Dacryodes : épigée, phanérocotyle, avec des cotylédons charnus divisés.
Habitat et tempérament
L’igaganga est probablement tolérant à l’ombrage. Il est présent dans les forêts denses humides sempervirentes atlantiques du Cameroun au Gabon.
Utilisation et statut de conservation
L’igaganga a été classé Vulnérable (VU) sur la Liste Rouge de l’UICN en 1998. Toutefois, ce statut a été révisé lors d’un atelier « Liste Rouge » tenu en décembre 2022 à Libreville et l’espèce a été classée Préoccupation mineure (LC), statut que nous validons ici. Le bois est exploité de façon occasionnelle par l’industrie du bois et ses fruits sont consommés par les communautés locales (HVC 5).
Dispersion et interaction avec la faune
Les graines de l’igaganga sont dispersées par les animaux. Les drupes sont consommées par les primates, les éléphants, certains céphalophes et les oiseaux. Les graines sont consommées aussi par les rongeurs, lesquels pourraient en être des disperseurs lorsqu’ils les oublient dans leurs cachettes.
Phénologie
L’igaganga est sempervirent et dioïque. Son diamètre de fructification régulière est estimé à 35 cm.
Informations complémentaires
| Espèce | UICN | HVC | Fructification | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Cam | Gab | RC | RCA | RDC | |||
| D. igaganga Aubrév. & Pellegr. | LC Atelier de Libreville, 2022 | 5 | 9-10 | ||||
| DME | 50 | 60 | 60 | 60 | |||
| (cm) | |||||||
Crédits
Texte de Q. Meunier, C. Moumbogou, JL. Doucet, O. Lachenaud, JF. Gillet, R. Blervacq, B. Sonké, M. Simo-Droissart, N. Texier. Photos de E. Bidault, JY. De Vleeschouwer.